18.04.2008

La représentation de l'autobiographie dans l'art

Tout travail artistique présente au-to-ma-ti-que-ment une part d’autobiographie. C’est un fait. On noteras tout particulièrement le travail de l’écrivain. Comme je le dis si bien, « car l’écriture sans recherche, qui provient uniquement de l’inspiration, à l’instant où celle-ci se déclare, constitue le plus franc des discours. »


En effet, si on prend un exemple, le plus flagrant est dans doute feu G.H. Wells, auteur de la Guerre des Mondes, ou encore Memoirs of an invisible man. Le thème de l’Impérialisme symbolisé par La Guerre des Mondes est devenu récurrent, présent dans beaucoup de ses œuvres.


En outre, la récurrence de sujets, de morales, ou de simples idées d’écrivain tendent à revenir dans leurs œuvres, aussi bien littéraires, que musicales, picturales, ou bien même théâtrales. Tirons de ce fait que chaque œuvre est une partie de l’auteur. Une partie de lui-même, de son esprit qui cherche l’expression, le refuge dans ces bastions solitaires artistiques tendant à vouloir exprimer à la face du monde tout l’amour, la haine, la peur, la colère qu’ils possèdent, sans qu’ils ne puissent l’exprimer directement.


Autant le clamer : sans l’art, la société ne serait point. Mais après tout, quelle est sa place au sein de ladite société ? Est-elle respectable ? La place qu’elle possède actuellement est-elle digne de sa magnificence ? Ou bien la technologie moderne et les biens de consommations inutiles transformant peu à peu les gens en moutons dénués de consciences et n’agissant ensuite uniquement par pur réflexe mécanique et superficiels ont-ils bel et bien pris le relais ? C’est bien triste.


L’art sert depuis des siècles à dénoncer de manière que je nommerais « parasitaire », car parfois officielle, parfois officieuse, quant au contenu de la déclaration. Je tiens à prendre pour exemple le film allemand qui fut nommé aux Oscars en 2007 : La vie des autres. Un pur chef d’œuvre que je ne conterais point.


Pour conclure, je citerais Jean Anouilh, l’auteur d’Antigone : « Le but de l’art est de donner du relief à la vie. » Et il avait là, parfaitement raison. Sans l’art, nos moyens d’expressions seraient quasiment annihilés.