03.06.2009
L'Opposant.
Que sommes-nous censés penser, faire, dire afin de trouver le bonheur ? Il va de soi que la réponse dépend de chacun de nous et que personne n’est capable de nous l’indiquer en nous désignant du doigt la route à arpenter. Nous courons tous après les particules de bonheur et, j’ai envie de dire, chacun trouve son bonheur comme il peut. Que l’amoral soit de la partie ou pas, les limites ne sont pas toujours présentes et on est tous capables du pire comme du meilleur. La joie, tout autant que le bonheur, est un caractère relatif à l’individu non pas à l’espèce et après tout, la joie, on ne peut pas vraiment la définir comme parcourir un champ de blé sous un soleil éclatant aux côtés d’un chien, la bave aux lèvres, comme dans une idylle, un rêve ; la joie, tout aussi importante est l’état absolu directeur du bonheur, son vecteur, son moyen, son complément circonstanciel. Et c’est précisément le cas de le dire, la joie dépend non seulement des circonstances, mais de l’état d’esprit, de l’attitude et de nombreux autres facteurs qui encore aujourd’hui m’échappent. Je ne me proclame pas non-joyeux, en réalité, je pense l’être suffisamment car à la joie est associée l’humour et j’ose croire que c’est une vertu – mes fréquentations l’affirmeront – que je possède. Rien n’est vraiment facile et la recherche même de la facilité est plus difficile qu’on ne pourrait le croire. Je suis en ce moment même à la rédaction de l’article que j’intitulerais « C’est dans les Ténèbres que rayonne la plus vive des Lumières », article qui parlera de l’ASC, de la Chaos Magicke, du Satanisme, etc. Je compte en réaliser un à chaque conférence que je suivrais – quelle entreprise égocentrique ! Mais tout comme je le disais à un ami tout récemment, toute mise en œuvre artistique nécessite une bonne dose d’ego et notre egotisme comme l’appellerait Stendhal nous rend plus créatif, plus mystérieux, plus excellent, plus joyeux, plus connaisseurs, plus… Oh, je viens justement d’énoncer les cinq idéaux de l’ASC. Il faut croire qu’ils ne sont pas seulement présents en cette association, mais en chacun de nous. Ne croyez pas que Satan n’appartient qu’à ceux qui le veulent, il est comme Dieu. Dieu est l’espèce, Satan est l’individu. Encore une fois, tout est une affaire de conception, de philosophie, d’appellations et je ne manque plus d’exemples pour prouver la singularité linguistique des religions : les noms ont beau être mystiques, ils ne resteront jamais que des symboles.
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28.03.2009
Soit.
Que écrire ? En l'honneur de qui ? Pour quelles raisons ? Avec quels mots ? Quelles structures ? Quelles langues ? Quelles phrases ? Quelle énonciation ? Quel temps ? Quel sujet ? Quels attraits ? Quels discours ? Quoi, qui, que, pourquoi ? Soit.
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05.07.2008
Stase
Stase. Quel terme magnifique, ce "Stase". En médecine, on définit la stase comme l'état de stagnation du sang. La stase, c'est l'état du non-mouvement. L'état de repos d'une force brute immobile. L'état selon laquelle rien ne bouge.
Le principe de la stase est contraire au principe général selon lequel "Ce qui n'avance pas recule". Car en état de stase, rien n'avance, et pourtant, rien ne recule. La stase, c'est le contraire des principes universels. La stase est le principe de la perfection : rien ne peut se déplacer en stase. Et pourtant, dans l'univers tout entier, l'état de repos et particulièrement rare et aussi rarement recherché. On ne trouve l'état de stase pas même ne physique - physique quantique - et les sciences de la vie n'y s'y prêtent en rien. En outre, les mathématiques n'y aident pas : on recherche le mouvement, et pas la stase. La stase, c'est l'immobilité, l'inertie. Le fait que rien ne puisse se déplacer, ni émettre le moindre mouvement.
On peut imaginer la stase comme un objet emprisonné dans une bulle temporelle où le temps s'est arrêté, et lui avec. Il ne peut plus bouger ; de la sorte, c'est comme s'il n'existait pas dans la dimension temporelle : il ne serait que de l'espace dans les dimensions de l'espace sans qu'il puisse être influencé. L'état de stase n'a jamais existé dans l'histoire de l'humanité. Les êtres humains ont toujours évolués et l'évolution continue encore de nos jours. Une unité consciente ne peux être en stase : elle ne cesse de changer continuellement en cours de son existence.
La vie elle-même n'est pas une stase, elle est modifiée en cours de l'existence de celui qui prétend à la vie, et se termine. Hors, dans la stase, le mouvement n'existe pas, donc la mort ne peut exister. Une entité vivante ne peut donc pas être en stase, étant donné que l'on définit le vivant comme pouvant accéder à l'état de mort. Ainsi, la stase ne s'applique pas au royaume du vivant. Pouvons-nous en conclure que la stase est l'état suprême de la mort ? La mort serait donc la stase.
Les religions contredisent cet état de fait, et les sciences occultes aussi. Après tout, que faisons-nous des fantômes dans cette histoire ? Eux ne sont pas en stase. La mort, ce n'est pas entré en état de stase.
La stase est inexistante. Même les pierres ne sont pas en état de stase : et l'érosion ? La stase, c'est le sublime dans l'inexistence : le pouvoir absolu d'être hors temps et d'influencer le monde extérieur sans pouvoir être influencé nous-même. La stase est le pouvoir divin. Dieu est en stase ; depuis la nuit des temps, Dieu veillerait sur notre univers. Il ne serait pas en mouvement et ne ferait absolument rien. Il serait donc dans un état de contemplation réfléchit et continue, sans pouvoir être lui-même influencé par sa propre entité. Il contemple, c'est tout. Et observe et réfléchit. Mais Dieu reste Dieu, et ne peut point changer.
La Stase, c'est Dieu dans l'inexistence.
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