22.06.2008
Erosion
Elle glisse et tombe, l’érosion des sens. La tectonique de mes sentiments, les souffrances, la démence, les folies et l’indécence me hantent ; vieux fantômes familiers, vieux espoirs perdus, colombes acides aux couleurs ternes… Que dire, que penser ? Il n’y a plus rien à prendre, plus rien à gagner, la défaite est notre dû, l’espoir : disparu. Elle se n’aime plus, ne pleure plus, envie les autres, perds ses pensées parsemées des pires. Ainsi demeure la triste vie, la dépression fulgurante et massive, les minéraux de son âme fusionnent en éclats originels, restent les instincts idéels et la volonté bestiale. Elle ne se sent plus de notre monde. Elle change, et ses visions de craintes et d’horreur font place à l’absurdité, désordre des lois et à l’inlassable, intarissable Secret…
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20.06.2008
Apologie des ombres
11:57 Publié dans Prose Poétique | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note
09.06.2008
Vampirique.
Entailles-moi les veines, mes artères pulpeuses de sang, muqueuses acides au fond de ma gorge et souffle fétide, rauque, glauque, désinvolte. Endors mes pensées, bois ma santé comme le vampire psychique, maudit, dévorant le pire et agonisant de rire. Il est là, sommeillant, somnambule, marchant dans les airs comme la Mort près de chez toi, ses lèvres acides se posant sur les tiennes, sa voix métallique se prononçant, et le silence, soumis, se brise en éclats de larmes. Il existe, il a toujours existé, dans nos légendes, buveur assoiffé, chasseur martyr en quête de licornes immaculées, il attend, rouge regard, le sang, noir de haine et de délice. L’obtenant, mettant fin à toute vie, c’est la fin du supplice.
Il.
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08.06.2008
A devenir fou... Crédulité Luminescente
Qu'ils tombent tous, fils de chacals, ombres désinvoltes et révolutionnaires de salon. Que la trombe mortelle de la damnation les emporte dans les limbes !
Je les brûlerais tous, jusqu'à la dernière plume. Je leur arracherais les ailes de mes dents souillées par le sang des riches et de mes mains noirs de ma haine qui me consume, jour après jour, seconde après seconde. Qu'ils viennent à moi, le Pouvoir, la Liberté et le Droit de clamer la prétention que j'ai.
Car oui, je vis ! Je suis en vie, dans un monde où les peuples prient le Divin comme s'ils ne croyaient en rien, où la guere fait rage dans nos tête, et les révolutions planent au dessus de nos âmes comme l'épée de Damoclès.
Qu'ils brûlent tous, sur l'autodafé de la gloire. Le majestueux et magnifique Amour ne les délivrera pas de notre sanglant espoir de vivre l'Utopie dont nous rêvons, tous, pauvres déchets sans conscience.
Que tout s'arrête. Demain ne sera pas autre. Les jours ne sont plus que des copies, d'une copie, d'une copie, d'une copie, d'une copie, d'une copie, d'un exemple bien trop vénéré, bien trop modelé, bien trop modifié. Le passé appartient au passé, que le futur soit notre et que le mal nous hante. Bientôt viendra la fin.
La fin des temps.
La fin de tout.
Et par la grâce de l'humilité dont je fais preuve, j'en ordonne aux Ténèbres de prendre la fausse lumière qui nous abrite, et remplace dans mon coeur la haine par l'apaisement."
09:02 Publié dans Prose Poétique | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : crédulité luminescente
04.05.2008
Le Monstre
Prends-ce cadeau, sens-le amer, sucres-le à ton goût, et bénie ton père. Bois cette tasse comme du bon vin, pour un festin, ou pour noyer tes chagrins. Quant aux autres, qu’ils tombent tous, comme des pleutres, qu’ils brûlent tous, d’Alexandrie, sans que toi sentes ce parfum avide de ta vie. C’est un monstre aux mains glacées, et aux crocs acérés. Et de toutes ces âmes, tu n’en est qu’une. Mais même dans la noirceur, tu demeures un acteur. Dans cette spirale infernale nous tournons tous, comme tournent les roues du bus, conduisant vers la fin.
03:40 Publié dans Prose Poétique | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note
L'étincelle
03:35 Publié dans Prose Poétique | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note
13.04.2008
Une confusion. Un doute.
D'une confusion subsiste un doute. De la folie, une amère Envie. Oublier le Bonheur et l'Humanité, transgressant les lois morales et le souci de savoir châtier, pour savoir prendre le temps de s'arrêter. S'arrêter, oui, percer les ténèbres, baigner dans le sang, fusionner avec le temps, exploiter ce rituel caractéristique CarpeDiemique pour dominer l'ensemble de notre vision de l'Univers. Prendre le temps de regarder. Prendre le temps d'écouter. L'eau qui coule. Le coeur qui bat. L'amour qui fuit. L'amitié qui vit. Savoir l'Immortalité présente à ses côtés ; le temps, perdant sa valeur, acquiert l'éternité pour limite et l'infini à parcourir, se réalise à chaque instant où la Conscience commune s'endort et où la Sagesse s'éveille.
08:42 Publié dans Prose Poétique | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : confusion, doute
08.04.2008
Regarde vers les Cieux
Youpi. J’ai terminé mon livre. Et maintenant ? Ben maintenant je dois relire, encore et encore, jusqu’à ce que je sois satisfait du résultat. Hourra.
Un peu de poésie…
Le regard vers les cieux, inquisitrice à tout temps, elle scrutait la fenêtre voir descendre son Dieu. Elle avait l'espoir, lui s'enfuyait à sa mention ; il fallait faire attention, il fallait changer d'air. Elle observait les Cieux, à la recherche de sa bulle. Le regard tourné vers son destin, son regard de brune perçait les brumes, elle était fière, droite et heureuse. Elle avait le temps comme ami, l'amour comme espoir, l'humour comme chancelier. De tout ça, il ne restait qu'un murmure, mais dans un temps, un murmure fait écho, et revient, qu'importe le songe, qu'importe le rêve, qu'importe la destinée. Elle était un ange, le regard vers les Cieux. Elle admirait les étoiles, et finalement, fermait les yeux. Dans sa tête, une voix criait "Regarde vers l'avenir, oublie le passé", et elle se détourna des astres pour contempler l'amour dont elle rêvait.
01:58 Publié dans Prose Poétique | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note
21.02.2008
Life is Life, lala lalala...
La vie. C'est quoi la vie ? Eh bien, la vie, c'est un truc court, mais si on prend chacune de nos vie prédécédente, nous constaterons que notre existence n'est pas si courte qu'on ne le pense...
Musique !
Effectuons une petite analogie voulez-vous ? La vie, et la musique. Tout enfant, on commence par écouter un genre musical que l'on appele "Musique classique", par appartenance à la Renaissance. La musique classique, c'est doux, ça apaise. C'est un peu ce que j'écoute en ce moment. Ensuite, quinze ans plus tard, un jeune homme écoute généralement ce qu'on appele du "métal".
C'est quoi le métal ?
C'esr la musique qui se fait lorsqu'on donne des batons à un gosse capricieux et qu'il doit taper sur des boîtes de conserve. Oh, précisons que des chants gutturaux lancé par un homme - ou une femme, ça dépend des boîtes de conserves - en pleine extase sortit tout droit des bas fonds de terrains de football américains. Pourquoi je dis ça ? Parce qu'à force de se faire sauter dessus, on commence à gueuler beaucoup, et on devient chanteur de black-métal.
Mais j'aime le black et le classique, donc c'est chez moi que quelque chose ne va pas.
Bref, la vie, c'est pareil. Au début, c'est calme, et par la suite, ça se complique. Jusqu'à redevenir un simple morçeaux de Jean-Sebastien Bach qui prendra fin.
"Et l'âme s'extripera de son corps charnel et ira rejoindre le Seigneur, à l'attente d'une nouvelle destinée..."
"Alors qu’une brise légère vient me chatouiller, je m’envol, au gré du vent, parcourant les forêts. Esprit naturel et âme réduite à vie au silence, je parcours, sans bruit, les ténèbres profondes de ce bois. Chaleureux. Somptueux. Hivernal. Ainsi je m’envole. Loin. Comme un matin de printemps et un soir d’hiver, comme une hirondelle survole la surface de l’eau, comme un lion bondit sur sa proie pour sa vie, moi, j’apprécie. Le silence. Ephémère. Tranquillité. Magique. Et si parmi la beauté de ce silence, le vent l’emporte comme un bourreau vol un cœur, et bien j’attendrais ce retour. Car l’attente du silence est la meilleure voie vers la sagesse, et l’opposée de la démence."
22:35 Publié dans Prose Poétique | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : Musique, Silence
Il était pour une fois...
Ah, le commencement d'un nouveau blog. Toujours une grande histoire, n'est-ce pas ? N'ayant pas l'impression de parler tout seul - parce que ce n'est pas la réaction désiré lors de l'écriture d'une note - je commence par une courte explication. Pourquoi suis-je misanthrope.
Peut-être parce que j'ai passé trop de temps en compagnie de mes semblables sur deux jambes, et qu'au cours de fréquentation en fréquentation, je me suis embrumé l'esprit de tous ses mauvais points ainsi que des maux qui le perturbe. Mais c'est un fait : l'être humain est souvent perturbé par sa propre conscience. A ce moment là, j'ai trouvé le remède ultime : prendre le dessus sur sa propre conscience. Je l'admet, la culpabilité n'est pas mon fort, mais c'en est ainsi. Comme on dit, il faut de tout pour faire un monde.
D'ailleurs, je voudrais commencer ce weblog par un court poème en prose, intitulé "L'oiseau onirique". Il faut dire, il est 01h02 du matin, et j'écris encore au lieu d'aller me coucher. Précisons que je dois aussi me lever tôt demain, mais cela n'est qu'un détail parmi une foule de détails...
"La nuit enrobe de sa noirceur mon esprit perdu dans les limbes obscures. Perdu, abandonné, seul la pâle lumière lunaire m'offre un horizon. Une vue. Un espoir. Une fin. Lune qui me guide, peuple qui cris, mon esprit au fond de moi s'envole dans l'obscurité, et pour une nuit, un instant, je m'accorde un répit... Car au delà de mes songes, de mes rêves les plus fous, seul l'apaisement de mon âme m'offre un repos. Un instant de solitude, dans la nuit éphémère et les ténèbres de mon ciel, je m'envole, tel l'oiseau onirique qui endort ceux qui par mégarde, se trouvent sur son chemin, et ainsi qui trouveront le repos d'une nuit... "
Récemment, j'ai regardé la télévision. Incroyable, n'est-il pas ? Vous savez, cette machine diabolique qui transmet des centaines de messages subliminaux découlant de société privée. Première chose que j'ai vu : NRJ music award. Remise des prix à une émission commerciale pour des artistes commerciaux. Je n'ai rien contre eux, mais le fait de voir que Michael Jackson reste toujours au top 1 des ventes avec 27 millions de CD vendu cet année - faisant allusion à Thriller -... M'emplis de joie.
Personne n'est mieux que Michael Jackson. Enfin, je parle seulement niveau musical, et de la pop, si je puis dire. Pour le reste, c'est à voir.
Ce concept du weblop et de la note me permettra de garder une trace écrite à durée indéterminé pendant un bon moment.
Heureux soit les apaisés.
Aussi, bonne nuit.
15:10 Publié dans Prose Poétique | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : oiseau onirique, Michael Jackson, Misanthropie


