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<title>L'écrivain Misanthrope et la littérature désinvolte. - parfum-gothique</title>
<description>L'esprit est l'essence du vivant. La littérature est son expression.</description>
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<lastBuildDate>Wed, 28 Oct 2009 13:20:20 +0100</lastBuildDate>
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<title>Parfum Gothique (Suite)</title>
<link>http://lecrivainmisanthrope.hautetfort.com/archive/2008/09/28/parfum-gothique-suite.html</link>
<author>noreply@hautetfort.com ()</author>
<category>Parfum Gothique</category>
<pubDate>Sun, 28 Sep 2008 07:13:10 +0200</pubDate>
<description>
&lt;p&gt;- Putain, t’es obligé de faire ces trucs dégueulasses quand je suis en train de manger ? rugit l’inspecteur Melvin, assistant à l’ouverture superbe de la cage thoracique de Jack par le biais d’un scalpel argenté fort bien aiguisé.&lt;br /&gt; - Personne ne vous a demandé de venir assister à l’autopsie, s’énerva le médecin légiste.&lt;br /&gt; - Ca va, je disais ça pour plaisanter…&lt;br /&gt; Il devait avouer qu’il eut un haut-le-cœur lorsque le scalpel pénétra dans le corps froid et moite, laissant couler le sang noirâtre sur les tissus organiques morts ; et encore plus quand Josh – le médecin légiste en question - plongea avec délicatesse ses mains à l’intérieur pour y chercher la plaie.&lt;br /&gt; Pendant ce temps, Melvin se concentrait avec un fort intérêt sur son sandwich et sur ce qu’il contenait, ignorant du mieux possible l’odeur pestilentielle du cadavre et les visions d’horreur qui lui parvenaient. Pourquoi était-il présent lors de l’autopsie ? Pour la simple raison qu’il voulait être sur que ce qui devait être fait était fait correctement, donc sous sa juridiction.&lt;br /&gt; Il engouffra un chignon de pain dans sa bouche, marquant la fin de son repas.&lt;br /&gt; - Alors doc... Quelque chose d’intéressant ?&lt;br /&gt; - Hum… Quels étaient les noms des victimes précédentes ?&lt;br /&gt; - Il s’agit d’un certain Sasha Martin, vingt ans, et d’une jeune femme, Ericka Nice…&lt;br /&gt; - Eh bien il semblerait que définir le mode opératoire de notre tueur est maintenant possible. Venez, approchez-vous…&lt;br /&gt; Réticent au possible, Melvin ne bougea pas d’un poil, lançant un regard indécis au médecin.&lt;br /&gt; - Bon, vous allez faire votre travail ou pas ? Alors venez voir ça maintenant ! ordonna t-il.&lt;br /&gt; Il émit un grognement et daigna se lever. D’un pas lent, il redoutait de recracher son sandwich à l’intérieur même du cadavre de Jack.&lt;br /&gt; Levant la tête, il en voyait rien d’autre que les viscères rouge de sang d’un corps ouvert. Ce n’est qu’en regardant mieux qu’il vit un organe qu’il connaissait bien.&lt;br /&gt; Le cœur était là, présent.&lt;br /&gt; Une fente le scindait en deux. Ce coup avait sans doute stoppé net l’activité cardiaque de Jack, qui s’était écroulé à terre, de souffrance.&lt;br /&gt; Quelle fin misérable.&lt;br /&gt; En pleine contemplation de cet océan trash et immonde, l’inspecteur ne se rendit compte que tardivement du regard pesant et insistant du médecin.&lt;br /&gt; - Mouis… Vous avez quelque chose à me demander ? articula le nauséeux.&lt;br /&gt; - Hum, c’est vous l’inspecteur, je me trompe ?&lt;br /&gt; - Ah, euh, oui… Donc il semblerait que le cœur ait été transpercé par une lame extrêmement bien aiguisé, voyez comment le tissu du coeur est coupé net...&lt;/p&gt; &lt;p&gt;&amp;nbsp;&lt;/p&gt; &lt;p&gt;&amp;nbsp;&lt;/p&gt; &lt;p&gt;(Je n'ai&amp;nbsp;pas encore&amp;nbsp;trouvé&amp;nbsp;la motivation&amp;nbsp;d'écrire la&amp;nbsp;suite,&amp;nbsp;je travaille&amp;nbsp;sur&amp;nbsp;un nouveau projet&amp;nbsp;qui m'intéresse plus. Peut-être&amp;nbsp;découvrirez la suite&amp;nbsp;plus tard ? ,) )&lt;/p&gt; &lt;p&gt;&amp;nbsp;&lt;/p&gt; &lt;p&gt;&amp;nbsp;&lt;/p&gt; &lt;p&gt;&amp;nbsp;&lt;/p&gt; 
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<title>Parfum Gothique (Partie première)</title>
<link>http://lecrivainmisanthrope.hautetfort.com/archive/2008/05/13/parfum-gothique-partie-premiere.html</link>
<author>noreply@hautetfort.com ()</author>
<category>Parfum Gothique</category>
<pubDate>Tue, 13 May 2008 13:47:40 +0200</pubDate>
<description>
&lt;p&gt;Note de l'auteur :&lt;br /&gt; Voici la suite de l'histoire. J'ai décidé que cela sera un ROMAN, donc quelque chose&amp;nbsp;de&amp;nbsp;plus&amp;nbsp;de 25 pages au moins. ,D Maintenant,&amp;nbsp;si&amp;nbsp;je&amp;nbsp;posterais&amp;nbsp;tout&amp;nbsp;sur ce&amp;nbsp;blog&amp;nbsp;ou&amp;nbsp;pas est&amp;nbsp;une&amp;nbsp;autre question... Si&amp;nbsp;je&amp;nbsp;trouve&amp;nbsp;un&amp;nbsp;éditeur&amp;nbsp;qui accepte l'oeuvre,&amp;nbsp;ce sera&amp;nbsp;bon. ,) (Enfin ! Je parle&amp;nbsp;comme&amp;nbsp;si&amp;nbsp;j'avais&amp;nbsp;finit alors que je n'ai&amp;nbsp;fait&amp;nbsp;que quatre&amp;nbsp;pages pour l'instant... Persévérance est mot d'ordre !)&lt;/p&gt; &lt;p&gt;&amp;nbsp;&lt;/p&gt; &lt;p&gt;&amp;nbsp;&lt;/p&gt; &lt;p&gt;- 1 -&lt;/p&gt; &lt;p align=&quot;left&quot;&gt;&amp;nbsp;Le lendemain matin, alors que le soleil venait de se lever, que les volets s’ouvraient, que les persiennes faisaient de même et que la ville, petit à petit, s’éveillait de sa léthargie nocturne, un petit attroupement de costumes bleus et de gens pressés et excités montraient la capacité d’un être humain à savoir mieux s’intéresser à un cadavre qu’à un vivant. Car ce que tout le monde contemplait là, le corps de jack noir de sang, provoquait, chez eux, non pas de la pitié, mais de la peur et pour d’autres, l’ignorance absolue.&lt;br /&gt; - Mais Grand Dieu, que se passe t-il ici ? pesta Monsieur Holson, professeur d’art dramatique dans un théâtre tout proche du lieu du crime.&lt;br /&gt; Un agent de police fit reculer la foule en criant de grands « Circulez, il n’y a plus rien à voir » et en installant – bien en retard, précisons-le – les cordons de sécurité.&lt;br /&gt; Et l’inévitable se produisit.&lt;br /&gt; Le cops avait été découvert il y a de cela un quart d’heure par un homme du voisinage partit pratiquer son jogging matinal, aux alentours de six heures. Et à l’heure qu’il était, on pouvait entendre les monologues de journalistes assoiffés de reportages, en quête d’informations, plus, encore et encore. Et le meurtre de Jack était un autre moyen pour eux de gagner de l’argent, car en ce monde, même les cadavres coûtaient et rapportaient.&lt;br /&gt; La flicaille repoussait tout le monde, les experts prenaient quelques clichés par-ci par là, d’autres inspectaient la rue à la recherche d’indices, et d’autres s’occupaient à faire foutre le camp aux journalistes trop curieux, et à leurs préjugés stupides.&lt;br /&gt; Melvin, qui avait un genou à terre, s’empressa de se relever. Son regard inquisiteur scruta la foule à la recherche de – lui-même n’en savait rien.&lt;br /&gt; Un tueur revient toujours sur les lieux de son crime.&lt;br /&gt; Ou pas.&lt;br /&gt; Et l’inspecteur Melvin brûlait d’arrêter le coupable.&lt;br /&gt; - C’est la troisième victime je crois, n’est-ce pas ?&lt;br /&gt; - Exact, lui affirma un des experts.&lt;br /&gt; - Je sais bien, je disais ça pour la forme, répondit-il, amusé et blasé à la fois. Bon, il est clair que notre homme ne tue pas n’importe qui. On dirait qu’on a affaire à un fanatique…&lt;br /&gt; - Un fanatique, bien trouvé inspecteur, dit le même expert. Et visiblement, ce sont les gothiques qu’il chasse…&lt;br /&gt; - Qu’il chasse ? Vous appelez ça une chasse ? Il a assassiné un homme soul qui ne savait même plus marcher correctement, je ne vois pas où est l’honneur là dedans. Et la prochaine fois que je vous entends prononcer le terme « gothique » en parlant de ces victimes, je m’arrangerais pour que vous obteniez une suspension, le temps de vous documentez sur ce qu’est le gothisme !&lt;br /&gt; L’agent déglutit péniblement, ramassa quelques affaires, et entreprit de couvrir le cadavre de Jack d’un drap blanc.&lt;br /&gt; En dépit de ses allures d’inspecteur, Melvin avait une barbe de trois jours, puait l’alcool, et souffrait de tabagisme maladif. Mais il aurait été stupide de le juger sur cela, alors qu’il était des plus compétents.&lt;br /&gt; Et principalement pour cette affaire.&lt;br /&gt; L’appellation que les agents sous son service devaient utiliser était « Individu vêtu de noir », et surtout pas « gothique ». A maintes reprises il s’était efforcé d’expliquer avec calme que les gothiques étaient ceux qui adhéraient à la philosophie du gothisme, et que ces personnes ne s’habillaient pas forcément de noir. Au vu qu’interroger un cadavre relevait de l’impossible, on ne savait rien des croyances et de la philosophie de ces défunts. Le terme « gothique » était donc fort inapproprié.&lt;br /&gt; Le cadavre de Jack fut placé sur brancard, et transporter dans le fourgon de police. En route pour l’autopsie…&lt;br /&gt; Les deux premières victimes avaient subis exactement le même sort que ce pauvre Jack. Par une nuit bien noire, Todd était allé quérir une autre victime. Il était tombé sur un jeune homme d’une vingtaine d’années, qui correspondait à la dénomination « gothique ». Le pauvre n’avait pas eu le temps de comprendre ce qui se passait : en deux temps trois mouvement, le voila saigné à blanc, de l’eau bénite sur le visage.&lt;br /&gt; Il avait fait de même quelques jours après pour quelqu’un d’autre, une prostituée de vingt-neuf ans.&lt;br /&gt; Et hier soir, c’était Jack qui avait souffert – qui était mort de sa main.&lt;br /&gt; Et Todd était très fier de l’« œuvre divine » qu’il commençait à réaliser.&lt;br /&gt; Tobias Holson marchait tranquillement le long de la rue, sans trop s’inquiéter des récents évènements. Il n’était pas stupide, il savait que le tueur en série qui courait ne prenait pour victimes que ces personnes là. Et lui n’en faisait pas partie.&lt;br /&gt; Il ouvrit la porte de la salle de théâtre pour découvrir ses quelques élèves. Quatre, pour être précis.&lt;br /&gt; Le professeur déposa ses effets sur une chaise, se dévêtit de son manteau gris, et jeta un regard las sur ses quatre compagnons.&lt;br /&gt; - Eh bien, vous voila bien matinal aujourd’hui… Voyons... (Il se mit à désigner du doigt, un par un, chaque élève) John est là, Lucie aussi, Estelle et François. Parfait. Mesdemoiselles et Messieurs, bien le bonjour.&lt;br /&gt; Ils saluèrent Tobias à l’unisson.&lt;br /&gt; - Qu’est-ce qu’on va faire aujourd’hui ? demanda François en étouffant un bâillement témoignant de son enthousiasme débordant.&lt;br /&gt; - J’ai une petite surprise pour vous : une nouvelle pièce de théâtre, ça vous dit ? répondit-il d’un sourire enjoliveur de présentateur télé.&lt;br /&gt; - Bah, ça dépend… De quoi ça parle ? fit Lucie, soudainement intéressée.&lt;br /&gt; - D’une histoire d’amour entre…&lt;br /&gt; - Ah non ! coupa John. Le coup de l’histoire d’amour à l’eau de rose avec des ados attardés, vous nous l’avez déjà fait ! Et ce ne fut PAS concluant du tout !&lt;br /&gt; - Voyons mon petit John, j’avoue que je vous ait déçu sur ça, mais là, je tiens quelque chose qui peut vous plaire… Un mélange de comique et de tragédie, une histoire d’amour entre une jeune fille catholique qui a juré de ne jamais succomber dans les méfaits du péché, de deux courtisans qui se battent pour elle, et d’une autre jeune fille, jalouse de la première…&lt;br /&gt; - Dis donc, on dirait que vous avez dégoté ça rien que pour nous ? Vous l’avez fait exprès ? continua le jeune homme.&lt;br /&gt; - Bien sûr, qu’est-ce que je ne ferais pas pour mes élèves favoris !&lt;br /&gt; - Et qui est l’auteur ? demanda Estelle, perplexe.&lt;br /&gt; - Moi-même.&lt;br /&gt; - Vous ? s’étonnèrent les quatre adolescents.&lt;br /&gt; - Moi. Et si nous réussissons à monter cette pièce, nous gagnerons de quoi rénover la salle. Il est même possible que ce projet devienne lucratif pour vous…&lt;br /&gt; Les yeux de ses quatre interlocuteurs avaient changés. Evidemment, dès que l’on parlait d’argent, tout le monde était d’accord.&lt;br /&gt; - Eh bien moi, je marche à fond dedans M’sieur, fit François, un sourire en coin.&lt;br /&gt; - Moi aussi ! éructa Lucie.&lt;br /&gt; - Moi seulement si je peut jouer la jalouse chiante, reprit Estelle.&lt;br /&gt; - Bon eh bien, un pour tous et tous pour un, marmonna John.&lt;br /&gt; - Bien, je savais que vous direz ça ! Voici vos textes (il saisit quelques pages posées sur un siège et les tendit aux élèves), mais avant de commencer, je voudrais que l’on parle de quelque chose de plus important… Cette pièce est écrite sur un fond de religion. Cela ne devrait pas vous poser de problèmes, et sachez qu’il y a absence de critiques ou de remarques négatives à propos du Catholicisme. Je ne voudrais pas m’attirer des ennuis avec la paroisse toute proche ! A vrai dire, cela constituera un petit éloge des vertus, et un blâme des péchés… Et, pour sortir du sujet, avez-vous eut vent de ce qui se passe en ville récemment ?&lt;br /&gt; - Vous voulez parler de ce connard qui tue ceux vêtus de noirs ? répondit François, le plus au courant de l’information et le plus intellect de tous.&lt;br /&gt; - Oui, voila… A votre avis, pourquoi fait-il cela ?&lt;br /&gt; - Hum… Parce qu’il est con et qu’il ne se donne pas la peine d’éprouver de la compréhension pour ces gens ? proposa Lucie, jeune, vive, sainte d’esprit, pleine de joie de vivre et innocente comme la rosée qui s’écoule le long d’un pétale de rose.&lt;br /&gt; - Avant de dire de telles choses Lucie, t’es tu donnée la peine de comprendre ce que pensait le tueur, lui ?&lt;br /&gt; - Euh…&lt;br /&gt; - Voila. Ce que je veux vous faire comprendre, c’est qu’avant de juger les gens pour ce qu’ils font, essayer de comprendre pourquoi ils les font. Et vous verrez que vos jugements s’en trouveront bien vite changés. Maintenant, clôturons cette parenthèse… John, à toi l’honneur, nous allons faire une ronde, commence à lire ton texte et tes partenaires suivront, j’interviendrais lorsqu’il le faudra.&lt;br /&gt; - D’accord. (Il prit de l’inspiration et commença la lecture, lentement, d’un air sain et dégagé : ) « Mélancolie divine », par Tobias Holson…&lt;br /&gt; &lt;br /&gt;&lt;/p&gt; 
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<title>Parfum Gothique (Prologue)</title>
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<author>noreply@hautetfort.com ()</author>
<category>Parfum Gothique</category>
<pubDate>Sat, 10 May 2008 15:37:00 +0200</pubDate>
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&lt;div align=&quot;center&quot;&gt;Note :&lt;/div&gt; &lt;div align=&quot;center&quot;&gt;Il est fort possible que je décide d'arrêter, en cours de route, de poster les parties de l'histoire. Si je juge l'oeuvre bonne, j'arrêterai, il ne vous restera plus qu'à attendre une potentielle édition si j'arrive à la finir (et si trouver un éditeur. ,D).&lt;/div&gt; &lt;div align=&quot;center&quot;&gt;Bonne lecture.&amp;nbsp;&lt;/div&gt; &lt;div align=&quot;center&quot;&gt;&amp;nbsp;&lt;/div&gt; &lt;div align=&quot;center&quot;&gt;&amp;nbsp;&lt;/div&gt; &lt;div align=&quot;center&quot;&gt;&amp;nbsp;&lt;/div&gt; &lt;div align=&quot;center&quot;&gt;&amp;nbsp;&lt;/div&gt; &lt;div align=&quot;center&quot;&gt;&amp;nbsp;&lt;/div&gt; &lt;div align=&quot;center&quot;&gt;&amp;nbsp;&lt;/div&gt; &lt;div align=&quot;center&quot;&gt;&amp;nbsp;&lt;/div&gt; &lt;div align=&quot;center&quot;&gt;&amp;nbsp;&lt;/div&gt; &lt;div align=&quot;center&quot;&gt;&amp;nbsp;&lt;/div&gt; &lt;div align=&quot;center&quot;&gt;&amp;nbsp;&lt;/div&gt; &lt;div align=&quot;center&quot;&gt;&amp;nbsp;&lt;/div&gt; &lt;div align=&quot;center&quot;&gt;&amp;nbsp;&lt;/div&gt; &lt;div align=&quot;center&quot;&gt;&amp;nbsp;&lt;/div&gt; &lt;div align=&quot;center&quot;&gt;&amp;nbsp;&lt;/div&gt; &lt;div align=&quot;center&quot;&gt;&lt;i&gt;&amp;nbsp;A Bracken Windglitter&lt;/i&gt;&lt;/div&gt; &lt;div align=&quot;center&quot;&gt;&amp;nbsp;&lt;/div&gt; &lt;div align=&quot;center&quot;&gt;&amp;nbsp;&lt;/div&gt; &lt;div align=&quot;center&quot;&gt;&amp;nbsp;&lt;/div&gt; &lt;div align=&quot;center&quot;&gt;&amp;nbsp;&lt;/div&gt; &lt;div align=&quot;center&quot;&gt;&amp;nbsp;&lt;/div&gt; &lt;div align=&quot;center&quot;&gt;&amp;nbsp;&lt;/div&gt; &lt;div align=&quot;center&quot;&gt;&amp;nbsp;&lt;/div&gt; &lt;div align=&quot;center&quot;&gt;&amp;nbsp;&lt;/div&gt; &lt;div align=&quot;center&quot;&gt;&amp;nbsp;&lt;/div&gt; &lt;div align=&quot;center&quot;&gt;&amp;nbsp;&lt;/div&gt; &lt;div align=&quot;center&quot;&gt;&amp;nbsp;&lt;/div&gt; &lt;div align=&quot;center&quot;&gt;&amp;nbsp;&lt;/div&gt; &lt;div align=&quot;center&quot;&gt;&amp;nbsp;&lt;/div&gt; &lt;div align=&quot;center&quot;&gt;&amp;nbsp;&lt;/div&gt; &lt;div align=&quot;center&quot;&gt;&amp;nbsp;&lt;/div&gt; &lt;div align=&quot;center&quot;&gt;&amp;nbsp;&lt;/div&gt; &lt;div align=&quot;center&quot;&gt;&amp;nbsp;&lt;/div&gt; &lt;div align=&quot;center&quot;&gt;&amp;nbsp;&lt;/div&gt; &lt;div align=&quot;center&quot;&gt;&amp;nbsp;&lt;/div&gt; &lt;div align=&quot;center&quot;&gt;&amp;nbsp;&lt;/div&gt; &lt;div align=&quot;center&quot;&gt;&lt;u&gt;Parfum Gothique&lt;/u&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt; &lt;br /&gt; &lt;br /&gt; &lt;br /&gt; &lt;br /&gt; &lt;br /&gt; &lt;br /&gt; &lt;br /&gt; &lt;br /&gt; &lt;br /&gt; &lt;br /&gt; &lt;br /&gt; &lt;br /&gt; &lt;br /&gt; Il était bien connu que trois heures du matin n’était point une heure pour rentrer chez soi. Aussi, Jack – qui venait d’ingurgiter près de quatre virgule trente-sept litres de bière – prenait peine à mettre un pied devant l’autre. Les ombres qui se présentaient à ses yeux – lorsque ceux-ci étaient ouverts - lui apparaissaient comme des monstres difformes qui n’avaient de but que la transformation de Jack en un frugal dîner à croque-mitaine.&lt;br /&gt; Celui-ci ignorait à quel point ces ombres avaient raison.&lt;br /&gt; Quelques – lamentables – pas plus tard, la silhouette d’une personne de très grande taille se dressait devant lui. Par la lumière diffuse du lampadaire, on ne distinguait, dans la rue, qu’une poubelle, deux chats, Jack… Et lui.&lt;br /&gt; Lui.&lt;br /&gt; Lui, c’était Todd.&lt;br /&gt; Todd était insomniaque depuis près de deux semaines. Il ne dormait que par intervalles de temps irréguliers la journée durant.&lt;br /&gt; Todd était vêtu assez légèrement pour une aussi fraîche nuit. Jack, lui, portait un épais manteau.&lt;br /&gt; L’homme ivre continua à marcher, un pas par-ci, un pas par-là, ne jetant point un regard à l’autre homme qui le fixait intensément de yeux rougis par la haine et le désir morbide.&lt;br /&gt; Todd s’approcha de lui.&lt;br /&gt; A peine eut-il touché l’épaule de Jack que celui-ci se retourna violemment, manqua tomber à la renverse, et tenta de faire face à l’autre. Il avait toutes les peines du monde à tenir debout.&lt;br /&gt; - Tu es lamentable… chuchota Todd, d’une voix métallique.&lt;br /&gt; Jack marmonna quelques mots incompréhensibles. Ses paupières se refermaient contre sa volonté.&lt;br /&gt; Dans son état, il lui aurait été impossible de faire quoi que ce soit. Et ce n’est pas la technique de l’homme saoul du kung-fu qui l’aurait sauvé.&lt;br /&gt; Il ne vit pas la lame blanche contrastant avec la nuit noire comme de l’encre saisit par Todd.&lt;br /&gt; Il ne vit pas ladite lame s’approcher de lui.&lt;br /&gt; Il ne vit pas le rictus mauvais et pourtant délicat de Todd.&lt;br /&gt; Il ne vit pas non plus où la lame allait frapper, et il ne prit pas conscience de la situation dans laquelle il se trouvait.&lt;br /&gt; Par contre, il sentit la lame lui traverser le corps et atteindre le cœur. Comme si une main glacée venait de pénétrer en lui, il crût, l’espace d’une seconde, être redevenu sobre.&lt;br /&gt; La seconde suivante, il s’écroula à terre, sans vie, le visage déformé par l’horreur.&lt;br /&gt; Le tueur rangea sa lame dans la poche intérieure de sa veste puis se saisit d’un flacon d’eau bénite. Il en aspergea quelques gouttes sur le front de l’homme mort, avant de remettre en place son bien.&lt;br /&gt; Todd, satisfait, longea la rue par laquelle il était venu, et rentra chez lui.&lt;br /&gt; Il fallait préciser que Jack portait des vêtements noirs ornés d’un rouge sang très vif.&lt;br /&gt; Il fallait aussi préciser que Jack portait un pentacle autour du cou, et avait les cheveux longs qui cascadaient sur ses épaules.&lt;br /&gt; Et, une dernière fois, il fallait préciser que Jack était ce que l’opinion commune désignait par le terme inapproprié de « Gothique ». Et quand bien même Jack était loin d’être gothique – n’adhérant point à la philosophie du gothisme – il subissait ce que Todd s’était promis de faire.&lt;br /&gt; Précisons que Todd était un fanatique religieux. De sa propre religion. Seule sa conception de Dieu comptait.&lt;br /&gt; Aussi, il haïssait tout ce qui touchait au Diable, et, par là-même, à Satan.&lt;br /&gt; Et son inculture et l’influence que la société avait portée sur lui firent naître sa haine pour les « gothiques ». « Gothiques » qui n’étaient rien d’autre que de pauvres personnes s’habillant d’un genre différent de la « normale ». Mais puisque l’opinion commune les désignaient de ce terme, les préjugés y allait bon fort.&lt;br /&gt; Jack n’était pas un adorateur de Satan.&lt;br /&gt; Le pentacle que Jack portait autour du cou était le symbole de la féminité et de la fertilité. Qui plus est, ce pendentif lui avait été offert par sa mère pour ses quinze ans.&lt;br /&gt; Jack s’habillait en noir bordé d’un peu de rouge car il se trouvait fort élégant ainsi vêtu.&lt;br /&gt; Et pourtant, ces petites choses qui devraient être insignifiantes avaient fait naître les préjugés qui ont conduis à sa mort. 
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<title>Parfum Gothique : présentation</title>
<link>http://lecrivainmisanthrope.hautetfort.com/archive/2008/05/10/parfum-gothique-presentation.html</link>
<author>noreply@hautetfort.com ()</author>
<category>Parfum Gothique</category>
<pubDate>Sat, 10 May 2008 15:02:00 +0200</pubDate>
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« Parfum Gothique » est le titre de la nouvelle série que je suis actuellement en train de créer. Je posterais chaque nouveau chapitre après écriture, l’un après l’autre.&lt;br /&gt; &lt;br /&gt; « Parfum Gothique » parle de la non-acceptation des différences et de l’omniprésence des préjugés dans la société actuelle en prenant un sujet bien précis : les gothiques.&lt;br /&gt; Qu’est-ce qu’un gothique ? Un gothique est avant tout une personne adhérant à la philosophie dite du gothisme. Ce n’est en aucun cas quelqu’un qui s’habille de vêtements sombres, qui a les cheveux longs et qui vénère Satan. Je suis moi-même gothique, et je m’habille chemise-jean-cravatte. Voyez la différence…&lt;br /&gt; &lt;br /&gt; En outre, il demeure courant – et ridicule – le fait de montrer du doigt les personnes désignées par le terme de gothique. J’ai alors décidé d’utiliser cet thème pour cette histoire satirique intitulée « Parfum Gothique ».&lt;br /&gt; &lt;br /&gt; Bonne lecture.&lt;br /&gt; &lt;br /&gt; 
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