24.08.2009
Une histoire mécanique
"Délaissez-moi vos peines et écoutez l’histoire
D’une passoire bouclée et son coq cravaté.
Tout commençait un soir par une nuit bien noire ;
Où ses magnifiques yeux semblaient, loin, asséchés.
Il vint alors, cœur tendre et aux auspices d’aurores ;
L’inviter à son cœur le temps d’une nuit ;
Pour oublier l’envie et lui jeter un sort ;
Et il en fut ainsi, au plaisir de la vie.
Depuis lors il est dit qu’il ne jure son nom,
Que sur les grandes choses, oui, les plus grandioses :
Tels ses cheveux bouclés, toute sa passion.
Lui, coq victorieux de l’amour et l’envie
Croit en sa dulcinée aimée à la folie,
Jusqu’à faire chavirer, son pauvre cœur d’acier."
05:26 Publié dans Lyrisme des saisons | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : mysterons
06.06.2009
Quatrain pour un Escarre
"Les ténèbres s’enfuient et périssent dans nos rêves
Comme les escarres morbides et de sang noir.
A cela s’ajoute, de nos espoirs la trêve
Qu’en nos cœurs la souffrance, en sa misère dû choir."
00:07 Publié dans Lyrisme des saisons | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note
07.06.2008
Frustration & Désir
Qu’est-ce que ça peut être chiant la vie. Mais c’est qu’elle t’en fait voir de toutes les couleurs des fois ! Tantôt elle te rend heureux, tantôt elle te rabaisse, m’enfin, c’est ainsi depuis le début de toutes existences…
Hier, donc, je réussis avec mes talents cachés de ninja à me connecter à nouveau sur msn. J’ajoute que j’avais au préalable discuté avec Miranda et qu’à précisément 8h34 pm elle m’a énoncé « Je reviens ».
4h30 plus tard elle n’était point présente.
Ce matin je reçois en différé un message envoyé à 01h03. Soit trois minutes après mon départ. Planète, je vais t’annihiler.
Et tout cela se reproduit encore, voila que je parviens encore à venir, et qu’elles (car oui, mes chères contacts étaient au nombre de deux) partent neuf minutes après.
Injustice et solitude.
J’ai l’impression d’écrire de la merde aussi. Si je pouvais écrire aussi bien que je tape vite, j’aurais déjà publié plusieurs best-sellers ! Au lieu de ça, je termine la relecture de mon premier roman, pour recommencer à le relire et m’apercevoir d’erreurs pour le moins stupides.
Comme disait Guérilla Poubelle : Je me hais quand j’écris de la merde.
Je ne suis pas du genre à me plaindre pour des futilités de manière générale. Mais mon Dieu, vivement que je me casse de cet île ! Je ne désires plus qu’une seule chose, partir et rejoindre Paris, rejoindre la Bretagne le jour même (ou le jour suivant, ça dépend de plusieurs facteurs en réalité) et me la couler douce auprès de gens que j’aime. Rah. Et dans ces cas là, je dis vive l’édition potentielle de ce que j’écris, vive la continuité territoriale, et vive les gens qui m’entourent pour m’aider à réaliser mon rêve.
Car pour ça, j’économiserais jusqu’au dernier franc CFP.
Je viens de penser au fait que depuis longtemps Lui ne s’est pas manifesté. Et tant mieux. Qu’il ferme sa gueule, je ne me porterais que mieux ensuite. Eh puis bon, je n’ai pas vu un seul film depuis un bon moment aussi. Ca me manque. Je voudrais pouvoir rester planter devant un bon Alien ou un The Thing… Mais au lieu de ça, étudier, écrire, et toutes ces conneries existentielles sensées me « diriger » vers la vie « professionnelle ». Assez de ces foutaises. Ma vie professionnelle est maintenant, c’est ce que j’écris. Je sais, je vois dans le futur, je me suis vu dans sa chambre, avec mon portable sur les genoux, à taper « Parfum Gothique ».
Peut-être que j’exagère en réalité. Mouais. Faut que j’arrête le café aussi. A demi-litre par jour, je vais finir par clamser.
Voici ce que je vis ces derniers temps…
Perd de sa fluidité
Le temps s’écoule, rigide et stoïque
Aucune élasticité
Tout ne devient plus que mécanique
Se change en parabole
Hymne vers l’infini, sans limite
Elle en devient folle
Mettons nous à l’attente de la suite
Miséricorde des sens
Adieu à cette mascarade illusoire
Dérision de la danse
Enfuyons-nous dans les méandres du Noir…
14:48 Publié dans Lyrisme des saisons | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note
03.06.2008
La devinette du Roi
Grande est la folie qui l’envahit quand d’un
Week-end éphémère se traduit la gargantuesque
Explosion éternelle d’un pauvre souverain
Natif de l’amour sincère et dantesque,
Non inconscient, pour elle, de son absence de dédain.
Gloire à la vie ! Festoyons, sortons
Whisky et compagnie afin de célébrer une
Eloge pour notre sœur féline et admirable,
Ne serait-ce point improbable que de dire
Non à tant de rêves sans modestie, noyés de rires ?
Géante envie qui me tient à présent, tel le
Western de ma vie, froid de sens et d’effroi,
Ecarte les soucis et déploie sans prétention tes ailes de
Noces funèbres noyant la Mort et favorisant le Soi
Nommé de ces lettres, cinq sens à remarquer, jusqu’à la fin du Roi.
Comme un refrain théâtral.
Ce ne sera pas plus mal...
13:52 Publié dans Lyrisme des saisons | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note
28.05.2008
Blaise
Maudit sois-tu, Temps.
Je vais survivre avec tout le travail que j’ai, et mes albums de Noir Désir.
Maudit sois-tu, Temps. Tu as fait s’écouler trop rapidement une journée comme celle-ci. Car ou, aujourd’hui, petite fondue au chocolat avec des gens que je ne hais point. (Vous noterez l’euphémisme référence). Eh puis bon, Dieu, la prochaine fois, je t’en prie, ne noie pas mes morceau de pommes et de bananes dans la fondue… Hum hum…
Enfin bref, un bon après-midi. Où l’imagination était omniprésente et où le JdR était sujet de discussion.
Tiens, en parlant de JdR, je projette d’organiser une murder-party après les examens. Histoire de s’amuser un peu. Enfin, ça dépend aussi si je trouve le moyen de partir en Bretagne. S’agit pas d’rater l’avion la première fois que je pourrais aussi.
Un truc qui va sûrement me frapper, c’est le regard du peuple de la zoreillie une fois que j’y serais, et lorsque je parlerais de mon bon caldôche de naissance. Parce que bon, soit c’est distingué, soit c’est local. Pas de médiumnité.
Bon, j’ai écrit ça à la va-vite, un air de Noir Désir dans la tête. Je ne sais pas trop ce que ça donne, d’autant plus que je ne l’ai absolument pas retravaillé. Je le dédie à Bracken, rien que pour me faire haïr. ,D (Moi aussi je t’aime ma grande.)
Elles sont comme les lettres
D’un cahier à la volée
Eh moi je n’en suis qu’un autre
Une page pas mieux que les autres
Elles se ressemblent et elles s’achèvent
Sont comme la coulée de la sève
Je n’en peux plus je suis à bout
Maintenant c’est fini je suis absous.
Elles volent légère les hirondelles
Loin de la pagaille de nos cervelles
Effleure-moi encore une fois
Lancinant et purs, tes doigts
Sont comme la braise
Sur du coton à ma joue
Je m’appelle Blaise et je suis fou
Je ne veux plus de cette absence
De ce manque de ces violences ;
Alors prends-moi encore une fois
Par les hanches ou par la main
Dansons encore une dernière fois
Avant que ton souvenir
S’efface
S’efface de nos pensées
Coquilles vides
Coquillages de mer
Goût amer dans ma bouche
Ou sur mes lèvres le manque
De te croiser de te voir
Mon voile noire
Masquant les Cieux
De tout ça ne règne
Que les Adieux
On en est bien malheureux
Par-dessus la ville
Et la folie de ces îles
Je t’emmènerai au dessus des vents
Parler à Dieu comme d’antan
Alors viens accorde-moi ta main
Sous une arche nous marierons
Nos croyances à notre sang
Morbide et blanche sera l’alliance
Notre symbole de l’espérance
Et puis enfin on sourira
A la mort comme à une amie
Elle viendra sonner trois gonds
Et en silence… nous dormirons…
14:28 Publié dans Lyrisme des saisons | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : blaise
27.05.2008
Extrait Divine Comédie (Dante)
La fatigue est mon dû pour m’être couché à trois heures du matin. Cinq heures de sommeil, ce n’est pas cher payé pour de longues heures de discussions en inepties de toutes sortes avec Miranda.
Les révisions continuent et à chaque jour qui passe, la terminaison de mon livre, le bac, et les rencontres tant attendues se rapprochent.
Je vais annihiler la planète. Je n’ai plus de piles, ni de chocolat.
Avouons que cela n’est pas nécessaire à ma survie…
« Quand j'étais au milieu du cours de notre vie
je me vis entouré d'une sombre forêt
après avoir perdu le chemin le plus droit.
Ah ! qu'elle est difficile à peindre avec des mots,
cette forêt sauvage, impénétrable et drue
dont le seul souvenir renouvelle ma peur !
À peine si la mort me semble plus amère.
Mais, pour traiter du bien qui m'y fut découvert,
il me faut raconter les choses que j'ai vues.
Je ne sais plus comment je m'y suis engagé,
car j'étais engourdi par un pesant sommeil,
lorsque je m'écartai du sentier véritable. »
Dante. Divine Comédie, L’enfer : extrait du Chant 1.
Vivre est mensonge. Survivre est notre réalité.
05:18 Publié dans Lyrisme des saisons | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : divine comédie, dante
26.05.2008
En attendant la suite...
Note brouillon. Alors pourquoi l’écrire ? J’en sais rien.
J’ai du mal à écrire en ce moment d’ailleurs. Frustrant. Surtout que j’ai enfin le temps de prendre quelques heures tous les jours pour terminer mon livre. Il le faut, si je veux atteindre la Bretagne et voir Miranda. Bon Dieu vivement Décembre…
Les révisions fusent et le concert approche. En attendant, j’ai retrouvé un petit quelque chose parmi feuilles et classeurs.
« Il y avait ces pluies diluviennes
Par delà mes persiennes,
Un souffle glacé venait
De tes lèvres ensorcelées ;
Ma nuque criait au vent :
« Nous sommes seuls, à présent ».
Il fut un temps où notre amour
Brisait le silence qui nous hantait chaque jour ;
D’un regard perçant
Sombrait l’instant,
Noyant le présent,
Jusqu’à ce qu’on redoute
Le silence amer,
L’habitude nécessaire,
De ce que l’on craint,
De tout ce qui se crie,
De tout ce qui a une fin. »
08:58 Publié dans Lyrisme des saisons | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note
10.05.2008
Valse de l'adieu
Une dernière fois
Valse de l’adieu
Dansons ici
Sous un clair de lune
Magie nocturne
Amour impie
Valse des aïeux
Pour dire au revoir
Yeux dans les yeux
Bonheur d’un soir
Se love dans tes bras
Musique lancinante
Un baiser, une dernière fois
La danse devint lente
Quittons les lieux
Qu’il ne reste que
La valse de l’adieu…
10:14 Publié dans Lyrisme des saisons | Lien permanent | Commentaires (2) | Envoyer cette note | Tags : valse de l'adieu
Nocturne
En cette nuit étoilée
Restent les chandeliers
Demeurent les battements de bonheur
Et l’amour, sincère, en nos cœurs.
En cette nuit d’anniversaire
Pleurent les flammes des bougies
Criardes de jalousie
Les larmes du festin
Effacent celles des chagrins,
Tout comme la beauté d’un sourire
Et la stupeur d’un rire.
A la puissance de nos voix
Chantent nos bonnes foi
Prions déesse nocturne
De nous saluer, à la Lune.
Quand finira cette nuit
Douce comme la soie d’un bon lit
Nous serons dans les mémoires
Les nôtres, celles de ce soir…
10:08 Publié dans Lyrisme des saisons | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : nocturne
09.05.2008
Inspiration : Le retour. (Muahahahahah)
Personne je crois, ne m’a vraiment compris.
Hormis trois personnes que je ne citerais guère.
Personne je crois, n’est parfait.
Mais la perfection peut se créer.
« Il y a les fleurs des champs
Les vallées, les printemps,
Il y a l’automne et l’hiver
Les mensonges et le sincère.
Il y a l’odeur de ton parfum
Nos ébats, nos croisements de mains
Il y a la pureté de tes formes
Et la beauté chloroforme.
Dansons ma douce, dansons.
Quand les nuages se dispersent
Et le soleil lentement s’affaisse
Ton regard est là, flamboyant
A travers moi, ce feu crie présent.
Quand la lune embrassera le jour
Et la musique parviendra aux sourds
Sourire jovial et rires festifs
Nous ne serons plus oisifs.
Vivons ma chère, vivons. »
08:44 Publié dans Lyrisme des saisons | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note


