15.07.2009
02 - Analyse du discours
Analyse du discours – séance deux
Chapitre 1 : Communication et lois du discours.
Communiquer : C'est faire une démarche vers l'interlocuteur et vers l'auditoire. Produire un discours, parler, n'est pas si naturel et évident que ça, il y a des conditions à la réalisation de cet acte. La notion centrale en pragmatique est celle d'acte du langage. L'acte même de communiquer impose un contrat de parole, un ensemble de lois qui régissent la communication, le discours. Dans ces lois il y aurait un grand principe, par ailleurs, des sous-principes. Le grand principe est celui du contrat de parole. C'est quelque chose de très générique qu'on peut rapporter à n'importe quel objet de communication. Une fois qu'on a établit ce métaprincipe on peut en dégager des suivants :
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le droit à la parole : pour qui s'apprête à parler, la question se pose qu'il est fondé à le faire. Être enseignant donne le droit de porter un discours scientifique, par exemple.
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Principe d'altérité (polycopié).
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Principe de pertinence (polycopié).
Les lois du discours sont au nombre de 5
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Loi de sincérité : on part du principe que ce qu'on dit est vrai. Si on était sans arrêt en train de douter de ce qu'on dit l'échange serait compliqué ; ou bien avertir que l'on est incertain. Ce qui fait que l'on fait confiance à l'interlocuteur.
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N'affirmez pas ce que vous croyez faux.
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Loi d'intérêt
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Loi d'exhaustivité
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Loi de litote
Etude du texte de Poigoune
Il parle en tant que président de la ligue des Droits de l'Homme de Nouvelle-Calédonie. Il parle pour exposer le point de vue de la ligue.
« Il reste donc à la population... » (l. 35)
Sa thèse : c'est aux citoyens calédoniens d'avancer, de faire des propositions concrètes et de réfléchir à la notion de destin commun.
Etude de l'énonciation : en analyse du discours, la notion d'auteur n'est pas intéressante, mais plutôt celle d'énonciateur à travers les traces des indices de personnes, les déictiques ou les embrayeurs. Le « nous » inclusif est une énonciation impersonnelle. Un discours sans trace de « je » va viser une certaine objectivité. Mais certains discours de « je » le peuvent aussi.
Analyse argumentative :
constat : déséquilibre des échanges.
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06.07.2009
01 - Analyse du discours
Analyse du discours – séance première
En analyse du discours on analyse aussi le contexte de production et de réception du discours.
→ TD à rendre vendredi 31 juillet.
Introduction.
Chapitre premier : qu'est-ce que l'analyse du discours (l'AD) ?
Elle reçoit des définitions très variées : l'analyse de l'usage de la langue. Saussure oppose la langue à la parole et dit que l'objet de la linguistique va être la langue, analysée en elle-même et pour elle même. C'est un point de vu structural (c'est pourquoi on parle de structuralisme). Dans les années soixante-dix les sociologues vont commencer à remettre la linguistique en cause car est omis la situation d'énonciation. De là nait le concept d'énonciation : la mise en activité de la langue. C'est pourquoi on parle de l'analyse de l'usage de la langue.
Autre définition : l'étude de l'usage réel du langage par des locuteurs réels dans des situations réelles.
En pragmatique, on s'intéresse à l'analyse concrète de la parole, de la conversation.
L'analyse du discours qui va nous intéresser est celle qui va être articulée au concept d'énonciation et de réception.
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Le discours est une organisation au-delà de la phrase.
Les discours en tant qu'unité transphrastique sont soumis à des règles d'organisations en vigueur dans un groupe social déterminé.
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Le discours est orienté.
Il est orienté dans le temps de manière linéaire et il est conçut en fonction d'une visée du locuteur. On reverra la notion de visée pragmatique (qui dit, quoi, à qui ?) - c'est une notion essentielle ; on s'intéresse à évaluer l'efficacité du discours lui-même. On va juger si en fonction du discours, celui-ci est efficace ou non. Un discours a toujours une visée.
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Le discours est une forme d'action.
On voit bien ici l'aspect pragmatique. Parler est une forme d'action sur autrui et pas seulement une représentation du monde. Le discours est une forme d'action : on ne parle pas uniquement pour décrire. Austin énonce : « Quand dire, c'est faire ». Il s'est intéressé à des énoncés constentifs par rapport à des énoncés performatifs. Il dit que toute énonciation constitue un acte qui vise à modifier une situation. Promettre, suggérer, interroger... Ce sont des actes de langage (toujours d'après Austin).
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Le discours est interactif.
Le discours ici va s'entendre comme activité verbale, c'est une inter-activité. La manifestation la plus évidente de l'inter-activité est l'activité orale, la conversation où les locuteurs coordonnent leur discours, leur énonciation. Ils engagent donc deux partenaires, la trace la plus évidente est le couple « Jetu », mais il existe de nombreuses autres formes d'inter-activité. D'autres formes d'énonciation, produites même sans la présence de destinataires est prise dans une inter-activité constitutive. On parle de dialogisme. Elle est un échange explicite ou implicite avec d'autres énonciateurs virtuels ou réels, elle suppose toujours la présence d'une autre instance d'énonciation à laquelle s'adresse l'énonciateur et par rapport à laquelle il construit son propre discours.
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Le discours est contextualisé.
Il n'y a de discours que contextualisé. On ne peut pas assigner un sens à un discours en dehors du contexte.
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Le discours est pris en charge par un sujet.
Le discours n'est discours que s'il est rapporté à un sujet, à un jeu, qui à la fois se pose comme source des repérages personnels, temporels et spatiaux (je, ici et maintenant ; ego, hic et nunc) et indique quelle attitude il adopte à l'égard de ce qu'il dit et de son énonciataire. Subjectivité, modalisation et autres stratégies énonciatives...
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Le discours est régi par des normes.
Chaque acte de langage implique des normes particulières.
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Le discours est pris dans un inter-discours.
Le discours ne prend sens qu'à l'intérieur d'un univers d'autres discours à travers lequel il doit se frayer un chemin. Le seul fait de ranger un discours dans un genre implique qu'on le met en relation avec d'autres discours du même genre et chaque société va avoir certaines façons de classer ces discours.
A qui s'adresse ce texte ?
Quel type ou genre de discours s'agit-il ?
Quelle est sa finalité ou visée pragmatique ?
Analyse textuelle et énonciative du texte. (Analyse textuelle : argumentation, structure du texte ; énonciative : analyse de la subjectivité, modalisation, dialogisme)
Etude du texte d'Elie Poigoune.
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Il dénonce la situation actuelle par rapport à la politique du destin commun. C'est un texte destiné à l'ensemble des calédoniens.
L'objectif est de faire prendre conscience aux calédoniens de la nécessité d'éduquer et de réfléchir à la notion de « destin commun ». Le destinataire direct est l'ensemble des calédoniens ainsi que les politiques.
Qui dit Quoi à Qui ? Comment ? Dans quel contexte ? Avec quelle visée pragmatique ?
Thèse : c'est aux citoyens calédoniens d'eux-même d'avancer de faire des propositions concrètes et de réfléchir à la notion de destin commun.
→ Vendredi : suite de l'analyse.
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