02.11.2008
A l'épreuve de la culpabilité.
« J’ai éprouvé quelque chose aujourd’hui. Mais qu’était-ce ? De la culpabilité ? Impossible. Je ne peux pas croire m’être laissé prendre par un tel sentiment que je n’ai point ressenti depuis fort longtemps. Alors pourquoi ? Pourquoi suis-je de moi-même allé voir la personne qui fut touché par mes mots afin de lui demander le pardon ? Que s’est-il passé, entre l’instant où les mots effleurent son esprit et cet acte de pardon ? Il y a dû se passer quelque chose entre. Mon esprit vole, survole, valdingue dans sa posture intérieure. Il se retourne, tel un mort dans sa tombe lors des trompettes de la résurrection.
« Mais que s’est-il passé ? »
Là, je découvris la solution. Simplement, simplement que je lui avais manqué de respect. Simplement que j’avais jugé ma conduite incorrecte envers cet homme respectable. Simplement que je suis encore humain et que je ressens encore ce sentiment de devoir de garder des liens sociaux stables avec les gens. Simplement car je ne suis pas un monstre, non.
Pas encore.
Je crois que je n’ai point ressenti de culpabilité. Je crois que la culpabilité n’existe pas en mon fort intérieur et que la raison qui m’a poussé à demander le pardon est celle du devoir de respecter l’autre.
C’était un choix de sagesse.
Ce n’était pas un choix égoïste.
Mon esprit est sage.
Très.
Désormais, je sais ce qu’il en coûte.
Les devoirs sociaux sont plus importants que les futilités de la vie commune entre deux êtres doués de conscience. A présent, je ne commettrai plus la faute.
Je suis quelqu’un de très calme. La compréhension passe avant tout.
Ou presque… »
Cornélius Caïn. Moi, l’insensible.
07:47 Publié dans Cornélius Caïn. Moi, l'insensible. | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : cornélius caïn, moi l'insensible


