12.08.2009

Fascination

Fascination. Non, le premier qui me dit que j'évoque Twilight se prend son écran cathodique dans la gueule. Je parle de ma fascination de toujours pour la mort. Cette faucheuse, cette âme sombre et noire qui s'empare de nos vies quand bon lui semble. Qu'arriverait-il si je disparaîssait ? Veux-je disparaître ? Cette question n'a aucun sens et pourtant, me fascine, m'attire. M'obsède. La mort est si séduisante dans son abjection, que je refuse de laisser paraître la moindre attirance car je ne ressens rien pour elle. Mais que se passerait-il après état ? Que se passerait-il pour mon esprit ? Mes souvenirs ? Mon futur ? Mon âme ? Si j'en crois le docteur Raymond Moody, mon âme devrait s'extirper de mon corps et s'élever. Mais, cet être de lumière, qui est-il vraiment ? Oui, oui je sais ce qui se passe après la mort. Ce qui se passe après l'état de mort n'est plus une surprise pour personne mais les gens sont bien trop cons pour s'en rendre compte, pauvre animaux stupides et aveugles qui continuent de s'illusionner dans leur délire religieux et tout ce ramassis de conneries pour enfants gâtés et animaux de proies. Non, moi je sais ce qui se produit l'instant suivant le décès. J'avoue avoir toujours voulu le connaître et je reconnais que j'ai cette part en moi de curiosité pour cette pâle beauté qu'est la mort. Mais je ne suis pas encore prêt. Il y a tant à faire et si peu de temps. Je n'aurais certainement aucune crainte à cet égard lorsque celui-ci viendra mais, de fait, je ne sais plus vraiment quoi penser. Je sais juste que, là, tout de suite, quand je me pose la question... Non, je n'ai pas envie de partir. Je veux encore profiter de ce que m'offre cette existence. Je veux encore faire plaisir à ceux qui ont mon affection. Je veux encore haïr ces gens qui font de ce monde ce qu'il est. Je veux encore être celui que je suis. Je veux encore aimer ma formidable compagne. Je veux encore réaliser toutes ces choses et avec ça, cultiver cette fascination de disparaître. Car c'est ce que je ferais bien un jour, comme tout le monde. Car ne l'oubliez pas : nous allons tous disparaître.

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