27.07.2009

Back in black.

Mon retour. Enfin. Après le décès de mon ordinateur... Oui, vous avez bien lu, ma machine précédente est morte. Soit, loué soit mon paternel que je remercie pour ce cadeau, un magnifique Toshiba aux capacités non négligeables bien que loin d'être extraordinaires. Hélas, ma carte graphique ne me permet sans doute pas de pouvoir jouer à Prototyp (oui, c'est dur la vie), m'enfin, je devrais faire avec. J'écris donc cette note qui célèbre alors mon retour prononcé sur la toile et dans mes projets laissés en attente pendant ce temps. Maintenant que la cosmétique des éléments est de nouveau correcte, je vais pouvoir étudier normalement. Aussi je me promet de m'atteler dès mon réveil à mon devoir d'analyse du discours, chose importante que je ne peux, comme tout le reste, bien évidemment, non négliger.

Aussi, faisons un petit point sur certaines choses. Je sors avec une bouclée formidable qui me surprend de jour en jour et dont la mécanique de mon coeur ne cesse de brûler pour ses boucles onctueuses ; j'ai des amis formidables et je ne pourrais m'empêcher de mentionner cette personne que je viens de rencontrer et avec qui je peux partager tant de choses, d'Alien à Prototype et à qui je souhaite le plus grand des bonheurs mérité ; mes études suivent leur cours et malgré une ou deux heures séchés deci-delà je m'en sors toujours aussi bien ; mes projets s'accentuent et je touche à la fin de mon roman, pour peu que je puisse en reprendre le fil malgré le décès de ma machine précédente, mais c'est à cette nouvelle-ci de prendre la relève désormais.

Oh, un mot au sujet de cet ami qui vient de partir en France ayant pour objectifs des études et une guérison totale et complète. Mes pensées l'accompagnent et mes amitiées le suivent.

Je vais aussi pouvoir poursuivre dans ma lignée des Black Heart, ces articles sombres et goths aux influences steampunks lorsque l'envie m'en prend. Mais la nuit se fait froide et avec elle mes pensées s'engourdissent. Mais c'est une chose que j'aime à déclarer lorsque je suis avec elle.

La nuit nous appartient.

15.07.2009

Black Heart III

AAAADEvU1NAAAAAAAFQ44g.jpgRien n'est jamais facile. La vie n'est pas un fleuve tranquille. L'existence est un ornement de tuyaux, une tuyauterie infâme et un concentré d'effluves de vapeurs continues ; plus encore c'est un mécanisme métamorphe qui change d'apparence continuellement passant du pendule à l'horloge mais bien plus inquiétant : votre vie ne tient qu'à ce fil entre le cadran et le pendule qui marque chaque seconde de Temps qui vous dépérit lentement à petit feu.

Voici la description d'un sombre héros, un personnage dont je ne révelerais pas le nom et qui n'existera qu'au travers son arme... et ses mécanismes.

-

-

-

-

Steam Heart.

 

Horloge.jpg

*** est grand, fier et imposant. On lui reconnaît sa gigantesque cape rouge sang dans laquelle il peut s'enrouler pour ajouter à son inaliénable charisme. Ses grandes bottes noirs ornés d'éperons étoilés, de lanières de cuir sombre et d'un brassage de tiges de métal rendaient ses pas sourds et résonnant. Il portait des gants de cuir du même type que ses bottes, des lanières de métal sur chaque doigt et au creux de sa paume, le motif d'un cadran d'horloge dont l'aiguille est tourné sur le « 13 ». Ses cheveux sont mi-longs, le plus souvent en bataille, noir d'encre, raides et ajoutent à son allure ténébreuse. Il porte un grand costume sombre bordé de traits rouges et blancs de parts et d'autres qui évoquent vaguement des flammes, comme des filaments qui passent à travers son corps tout entier. A gauche de sa poitrine, un cercle blanc : un cadran horaire de une heure à treize heures et dont les aiguilles rouges bien visibles malgré le noir de son costume indique trois heures quarante-sept.

 

 

 

Mais le plus impressionnant chez *** demeure son œil gauche : c'est un orbite qui abrite un pendule de la taille d'un globe oculaire. Un pendule qui vacille régulièrement de gauche à droite. Et dans le fond, derrière, on peut apercevoir son mécanisme intérieur, qui ne fait qu'un avec le crâne. Son autre œil est d'un bleu très prononcé.

Son arme est unique, c'est Anima, un alliage de plusieurs métaux différents et investis d'un démon qui peut changer de forme à volonté et même parler avec son propriétaire. Il ne peut incarner que des formes matérielles tels que les couteaux, poignards, chaînes, katanas, fléaux, masses, lances, armures, boucliers ; Anima peut se découper en plusieurs morceaux qui incarneront des formes différentes dont les tailles seront forcément plus petites. *** le porte parfois en tant que masque.

Ses lèvres forment souvent un rictus diabolique, satisfait de son orgueil et témoin de la puissance de ce mercenaire fou et obsédé par le cœur. En tuant ses cibles, il prend attention à ne jamais leur abimer le cœur puis, la cible vaincue, il utilise Anima de façon chirurgicale pour extraire le cœur du corps meurtri et pendant qu'il bat encore, connecter les artères et les ventricules au mécanisme d'un pendule afin que le tic-tac puisse continuer à faire battre le cœur dans une totale harmonie.

 

03 - Littérature d'émergence

La colonisation a-t-elle vraiment mise en contact ? Césaire fait le bilan de la colonisation et voilà ce qu'il trouve : cette colonisation a laissé derrière elle « des sociétés vidées d'elles-mêmes, des cultures piétinées, religions assassinées ». En 1959, Césaire prononce cette réflexion, à l'occasion de la conférence de Rome : Il parle des nouvelles formes de colonialismes. Lors de cette conférence il insiste surtout sur la légitimité de l'art dans la construction des nouvelles sociétés noires. L'art est loin d'être une pratique marginale mais justement, assure cette renaissance des nouvelles sociétés noires. <!-- @page { margin: 2cm } P { margin-bottom: 0.21cm } -->

Voilà ce qu'il déclare alors : « c'est aux poètes, aux artistes, aux hommes de culture, aux écrivains, qu'il appartient de constituer ces grandes réserves de foi où les peuples puisent le courage de s'assumer eux-mêmes et de forcer l'avenir. » Ce qui définit encore une fois le projet de la négritude. L'art est là pour représenter ce passé, pour parler de la traite, de l'esclavage, de la mort, pour retranscrire ces moments critiques et constituer ces réserves de foi pour que les noirs acceptent de devenir les acteurs de leur histoire. La négritude est la renaissance de l'homme noir qui renaît de ses cendres plutôt de la subir depuis des siècles et des siècles.

Finalement, la littérature participe à la renaissance historique des noirs et elle est le manifeste de la dignité et de la liberté des noirs, ainsi que le signe de leur ouverture envers tous les autres. Pour Césaire, l'antillais, le pays natal est une interrogation. Il appartient à un espace géographique et culturel qui rend la référence plutôt lointaine. Il y a donc un paradoxe. Breton dans sa préface le rappelle aussi. Un paradoxe à écrire un Cahier d'un retour au pays natal alors quel'Afrique est fantomatique et mytique. La négritude ne peut pas être la nostalgie de l'Afrique d'avant la déportation. Il y a donc une illusion de retourner à une Afrique qui n'est plus comme avant. On ne peut pas se contenter d'un retour à un pays perdu. Du point de vue de Césaire, il n'est pas possible d'annuler l'Histoire, en revanche, pour l'antillais, il y a un impératif que Césaire va exprimer, celui de la nécessité de vivre le métissage créé par la violence même de l'histoire. Donc la négritude de Césaire n'est pas un retour nostalgique à ce qu'on pourrait appeler une négritude des sources. Le pays natal dont il est question dans ce titre (titre problématique, qui, de toute les façons, reste ouvert, titre qui peut être l'objet de multiples interprétations) serait plutôt une conquête à construire et à faire. Ce pays natal n'est donc pas un pays à retrouver mais à conquérir. La négritude célébrée par Césaire est d'abord la prise de parole de ceux qui n'ont pas le droit de parler. Le poète se propose d'être le message, le traducteur de leur déception.

Pour le poète, ces stéréotypes ne peuvent en aucun cas aveugler ce poète et l'empêcher de voir la phrase d'ombre. Il veut célébrer une négr? debout et libre. (page 61). Pour marquer cette rupture entre la vieille négritude, le bon nègre, le valet, l'esclave et l'avènement de la nouvelle, Césaire exprime cette métamorphose debout dans le sang. Cette poésie elle procède selon une manière précise, prend des images convenues, elle va détourner tout cet imaginaire-là et va recréer et célébrer un nouvel imaginaire. Césaire procède à la recréation d'un univers poétique original et imaginaire. Césaire veut produire une œuvre de lyrisme. Il veut produire un texte lyrique révolutionnaire. On peut retrouver dans son écriture le tamtam verbal, le rythme de l'Afrique recréée dans le Cahier. Au début du cahier, le poète parle de ce noir qui a du mal à se reconnaître qu'il est un noir comme les autres. Ce noir n'a pas de sympathie avec les autres nègres, ce qui veut dire que c'est un être aliéné, qui se renie soi-même. L'enjeu est de s'accepter et d'accepter toute son histoire, ainsi que les pages les plus sombres et d'humiliation. C'est une histoire qui a profondément atteint l'être noir et qui continue de l'atteindre à travers les générations et donc bien entendu, dans le cahier, on est conscient de cette dimension de honte par rapport à sa propre histoire. Le cahier signifie qu'il faut accepter son histoire mais avec l'esclavage aussi.

Le poète trouve un mot pour signifier cette violence : le mot « cadavérise » : la vieille négritude progressivement se cadavérise. Il est donc fasciné par la figure mythique dans la littérature du poète rebelle, du poète presque magicien, du poète qui a du pouvoir sur le monde ; lorsqu'il parle, il fait. Il est hanté par Rimbaud en particulier, par notamment, « saison en enfer » et le Cahier est ce retour à la Martinique qui correspond un peu à un enfer. Il est fasciné par le poète qui écrit « mauvais sang » et il est fasciné par ce poète qui rêve de partir. (page 22)

Dans ce cahier on retrouve des vers qui sont un pur hommage à Rimbaud, ce sont aussi des vers qui parlent de la violence. Breton appelle son recueil modestement « Cahier ». C'est un terme tout à fait modeste pour un recueil qui va révolutionner le XXe siècle. Il est conscient de la valeur exceptionnel de son Cahier, on peut y voir un certain humour, une ironie.

Césaire semble exprimer la volonté de se mettre vis-à-vis du lecteur dans la position du jeune poète qui émerge qui écrit un cahier et non pas une grande oeuvre, cahier où un « je » s'exprime pour raconter son exil et son retour et se mettre dans la position de témoin de cette ville. On note rapidement que ce jeu individuel devient un jeu collectif où il joue avec les pronoms « je » et « nous ». Tous les rêves du cahier racontent les rêves de l'étudiant noir qui rêve de retourner aux antilles qui est loin, en Europe, une fois qu'il est rentré, il prend conscience du paradoxe de son retour et découvre que le pays natal n'existe pas. Les Antilles, ce pays vers lequel on retourne se révèle être invivable, décevant, Césaire déconstruit alors l'exotisme à propos des îles. Le retour coïncide avec une vision horrible de l'espace insulaire. Le retour, c'est la prise de conscience de la souffrance des Antilles. Le poète comprend qu'il s'agit d'un retour fondamentalement implicite, peut-être que le retour au pays natal est toujours impossible et voilà ce qui donne cette prise de conscience, pour résumer ça, le retour c'est toujours la prise de conscience du caractère incomblable de l'exil. Pour celui qui est parti, même au retour, c'est toujours un exilé. Plus rien ne saurait combler l'exilé. Césaire va instaurer son exil personnel dans l'exil du monde, de tous ceux qui souffrent.

Lors de ce voyage il fait plusieurs détours, premier détour : il part dans le monde, à une identification à beaucoup d'autres communautés ; deuxième détour : voyage de la mémoire pour découvrir l'histoire noire et pour dépasser ainsi la solitude et l'enfermement des Antilles. Le poète se construit ainsi. Il est en quête d'une identité ; d'une langue poétique qui se fait dans la violence ; on constate dans le cahier le vocabulaire de la maladie, de l'horreur et de la mort. C'est un champ lexical très présent, on a affaire à un vocabulaire sanglant et on a aussi le récit de la naissance d'un poète, un poète qui dépasse son exil. Dans le cahier, on note le rythme frénétique, une explosion verbale, une accumulation, on note les reprises anaphoriques de « partir » par exemple, ou encore « Au bout du petit matin ». Cette reprise crée dans l'écriture Césairienne un effet de martèlement jusqu'à ce que l'autre entende enfin, de répétition sous forme de litanie.

02 - Analyse du discours

Analyse du discours – séance deux

 

Chapitre 1 : Communication et lois du discours.

Communiquer : C'est faire une démarche vers l'interlocuteur et vers l'auditoire. Produire un discours, parler, n'est pas si naturel et évident que ça, il y a des conditions à la réalisation de cet acte. La notion centrale en pragmatique est celle d'acte du langage. L'acte même de communiquer impose un contrat de parole, un ensemble de lois qui régissent la communication, le discours. Dans ces lois il y aurait un grand principe, par ailleurs, des sous-principes. Le grand principe est celui du contrat de parole. C'est quelque chose de très générique qu'on peut rapporter à n'importe quel objet de communication. Une fois qu'on a établit ce métaprincipe on peut en dégager des suivants :

  1. le droit à la parole : pour qui s'apprête à parler, la question se pose qu'il est fondé à le faire. Être enseignant donne le droit de porter un discours scientifique, par exemple.

  2. Principe d'altérité (polycopié).

  3. Principe de pertinence (polycopié).

 

Les lois du discours sont au nombre de 5

  1. Loi de sincérité : on part du principe que ce qu'on dit est vrai. Si on était sans arrêt en train de douter de ce qu'on dit l'échange serait compliqué ; ou bien avertir que l'on est incertain. Ce qui fait que l'on fait confiance à l'interlocuteur.

  2. N'affirmez pas ce que vous croyez faux.

  3. Loi d'intérêt

  4. Loi d'exhaustivité

  5. Loi de litote

 

Etude du texte de Poigoune

Il parle en tant que président de la ligue des Droits de l'Homme de Nouvelle-Calédonie. Il parle pour exposer le point de vue de la ligue.

« Il reste donc à la population... » (l. 35)

Sa thèse : c'est aux citoyens calédoniens d'avancer, de faire des propositions concrètes et de réfléchir à la notion de destin commun.

Etude de l'énonciation : en analyse du discours, la notion d'auteur n'est pas intéressante, mais plutôt celle d'énonciateur à travers les traces des indices de personnes, les déictiques ou les embrayeurs. Le « nous » inclusif est une énonciation impersonnelle. Un discours sans trace de « je » va viser une certaine objectivité. Mais certains discours de « je » le peuvent aussi.

 

Analyse argumentative :

constat : déséquilibre des échanges.

 

09.07.2009

Black Heart II

Black Heart. This coma.

You're mine, my fuckin' suffer's heart.

Et les diagonales se pendront aux angles des sphères.

This was never my world

You took an angel away

I killed myself to make

Everybody pay.

Marylin Manson.

 

Un éclat de cristal

Similaire au soleil

Trop sentimental,

Simple appareil,

Tombait des nues

En un sourire.

Et ton visage

Au loin se perd,

D'entre mes regards

Flous par le vent,

Lassés par l'ardent,

Juste rayonne

Ton ombre de silence,

Et tes pas se noient

Dans la grâce de tes gestes,

Portés par la lumière,

Et bercés par des mots.

Lentement ces caresses

Glissent sur tes jambes,

Et cette passion,

Fusionnelle,

Rime à l'ensemble

De notre étreinte,

Qui s'éteint alors

Dans un silence

Et hivernal soupir,

Chaud comme la braise

Aimant de mon âme,

Pour tes lèvres,

Encore une fois...

06.07.2009

Black Heart

"Les mouvements d'un coeur qui va bientôt cesser de battre répondraient mal aux mouvements du vôtre" - Atala, Chateaubriand.

Tout ceci est terminé. Toute cette funeste histoire a pris fin. Et j'en bien satisfait. Oh, j'ai toujours considéré l'amour comme une faiblesse, j'ai toujours été d'un profond cynisme envers l'amour et toute cette humanité si dérisoire qui nous rend si faibles ; mais il advint que je succombât à son sort dans un état si transcendant que j'en viens à mettre de côté ce que j'ai toujours pensé. Soit, qu'il en soit ainsi, j'ai trouvé le bonheur et je ne compte pas m'en séparer.

Mais je parle, je parle, sans doute devrais-je trouver plus intéressant à dire. Alors quoi ? Je trouve que ma fac est remplie de feignasses, tous, tous, tous, dans toutes les sphères et à tous les niveaux mais ne croyez pas que je pense y faire exception ; je n'y pense pas et pour cause, nous sommes dans une Zombie Apocalypse où le virus mortel zombificateur de la zombitude léthargique flemmardisiaque se répand à vitesse grand W (oui, encore plus grand que V) et dans un monde post-apocaly-hips (!), je succombe aussi à ce mal. M'enfin, guérir le mal par le mal dira-t-on, quoi qu'on en dise, on ne peut pas combattre une grande flemme par une flemme encore plus grande. Alors le con qui a dit "combattre le mal par le mal" ferait mieux d'aller se frapper la tête contre un mur jusqu'au coma. Oui, je suis un homme, cruel avec les personnages imaginaires, ET ALORS ? Et puis, je suis de bonne humeur ce soir, j'ai envie d'écrire une connerie histoire de pourrir encore un peu mon blog, entre deux articles intéressants. Parce que ce que je fais est TOUJOURS intéressant, eh oui : condamné au succès, je crois qu'on peut pas faire mieux.

"Hey, terroriste ! Terrorise-ça !" (TEAM AMERICA)

En attendant, pour revenir au proverbe stupide que j'énonçais plus haut, j'ai toujours détesté et trouver les proverbes aussi stupides qu'inintéressants. Les gens les emploient mal, ne comprennent pas souvent leur sens et souvent s'en servent à de sarcastiques desseins. Paye ton sarcasme ma jolie, ton sourire crispé vaut pas un clou, remballe tes neurones morts et get out of this place.

"Dans le monde, y a trois catégories de personnes. Les têtes de noeud, les cons et les trous du cul. Les cons se font baiser par les têtes de noeud mais les têtes de noeud baisent aussi les trous du cul." (TEAM AMERICA)

Dans tous les cas, je peux me vanter, en ce moment, d'être heureux. Et mieux encore, je suis très productif en ce moment. Point positif, en effet. Un jour, j'atteindrais mon ultime dessein.

L'immortalité.

-

-

-

-

-

-

-

-

"- Promets-moi que tu ne mourras jamais.

- Je ne peux pas te promettre ça...

- Promets-moi que tu ne mourras jamais et je te fais l'amour-sur-le-champ.

- Je te le promets !" (TEAM AMERICA)

(Ce que j'ai à en dire, c'est que le champ en question, j'espère que c'est pas du maïs, m'enfin... OKAY, JE SORS.)

Résume du voyage d'Entrecasteaux sur la côte ouest de la Nouvelle-Calédonie

Résumé du séjour à Balade de l'expédition sous l'Amiral Antoine de Bruny, Chevalier d'Entrecasteaux.

 

Je tenterais au mieux de donner l'essentiel et de constituer un résumé du séjour d'Entrecasteaux sur la nouvelle terre découverte auparavant par Cook en Nouvelle-Calédonie. Mais avant ceci, quelques mots sur le personnage.

 

Joseph Antoine Bruny d'Entrecasteaux est né au château qui porte son nom en 1737 et était de noblesse assez récente. Jeune, celui-ci se préféra à la vocation de marin et donc entre dans la marine en 1754 – il a alors dix-sept ans. Grâce à ses études chez les jésuites, il est très rapidement fait officier. Très vite et par divers aléas familiaux, dont le fait que son neveu ait assassiné sa conjointe, il fut nommé commandant de la station de la mer des Indes ; au terme de son poste, il devint gouverneur de ce qui est devenu l'île Maurice et la Réunion. Il est finalement nommé contre-amiral le lendemain du départ de l'expédition le 30 septembre 1791. Il meurt pendant l'exploration de la côte ouest de la Nouvelle-Calédonie le 20 juillet 1793 de la scorbut. Son nom n'a pas dans l'histoire de la France la place qui lui revient et la lignée des d'Entrecasteaux est, hélas, aujourd'hui éteinte.

 

« Le mouillage à Balade » est une chronologie de l'expédition tenue par d'Entrecasteaux en tant que contre-amiral du 17 avril au 08 mai 1793. Il est alors vieilli et fatigué mais garde encore la force de diriger les équipages des deux navires explorateurs qu'il maîtrise et portent alors les noms de la « Recherche » et de « L'espérance ». Je relaterais en bref les événements importants vécu chaque jour par l'expédition. On notera alors une évolution du caractère social entre les explorateurs et les indigènes, de l'arrivée pacifique jusqu'aux premières atteintes physiques. Je m'attarderais également quelque peu sur les notations utilisés dans cette chronologie dont certaines certaines occurrences méritent que l'on s'attarde sur elles.

 

17 avril.

D'Entrecasteaux vogue jusqu'en Nouvelle-Calédonie malgré un très mauvais temps. Ils l'atteignent mais n'y mettent pas pied.

 

18 avril.

D'Entrecasteaux recherche la passe de Balade trouvée par L' « Espérance », ils cherchent l'îlot de l'Observatoire qui correspond à l'îlot Poudioué. Après un bref incident venu à L' « Espérance », ils virent qu'une « double pirogue se mit aussitôt à la voile » en début d'après-midi. « Elle était montée par onze naturels […] et nous montrèrent quelques morceaux d'étoffe banche qu'ils agitèrent, en se tenant toujours à plus de deux cents mètres de distance de notre vaisseau. » On note l'usage du terme « naturel » pour désigner les autochtones de la région. Ces hommes étant probablement aux yeux de l'équipage des archétypes du « bon sauvage », ils emploient alors « naturel » pour les désigner, ces êtres humains qui vivent, pensent-ils, en parfaite harmonie de la nature. On pense que d'Entrecasteaux n'est pas étranger à la littérature de Montaigne étant donné qu'il s'avère être un homme cultivé et c'est tout justement ce qu'il attend de voir : si ces hommes sont vraiment de « bons sauvages ».

 

19 avril.

Un nouvelle pirogue s'approche de la « Recherche » et l'équipage au bord du vaisseau engage les indigènes à monter à bord. Très vite, c'est une cinquantaine d'individus qu'ils accueillent avec qui ils entament un premier frugal commerce : l'échange d'un poisson contre une noix de coco. Il est décrit qu'ils ne furent « ni fatigants, ni désagréables, aucun penchant pour le vol... ». Ils sont maigres, ont l'air misérable et semblent souffrir. Ils échangent de leurs armes contre de leur nourriture. Les premiers contacts laissent l'expédition optimiste ; il en fut de même sur L' « Espérance ».

 

20 avril.

Des naturels reviennent à bord de la « Recherche », affamés. Ils offrent des femmes, ce qui ne correspond pas vraiment à leur comportement envers Cook lorsqu'était venu celui-ci. A bord de L' « Espérance », plusieurs naturels ont été surpris en flagrant délit de vol.

 

21 avril.

Ils visitent l'îlot Poudioué a, depuis Cook, perdu de son boisement. Le commandant d'Auribeau débarque à l'endroit même où Cook posa pied. Il trouva, avec l'aide de quelques naturels, une source d'eau pure, celle de Cook. A son retour il apprend que les naturels ne sont pas que des voleurs, mais de confirmés anthropophages.

 

22 avril.

D'Auribeau écrit qu'un indigène, le matin « vint offrir à des officiers un morceau de chair humaine qui était enveloppé dans une feuille, et un autre avait un morceau de peau grillée qu'il donna : mais ils firent entendre qu'ils ne mangeaient que leurs ennemis... » La Billardière, un des capitaines accompagnés de naturalistes rencontrèrent des autochtones qui leur offrit à déjeuner : de la viande humaine. « Quelques uns se rapprochèrent des plus robustes d'entre nous, écrit-il, et leur tâtèrent à différentes reprises les parties les plus musculeuses des bras et des jambes en prononçant Kaparek d'un air d'admiration et même de désir, ce qui n'était pas trop rassurant pour nous. […] Les naturels ne se montraient agressifs que s'ils se sentaient très supérieurs en nombre. » Certains volent le sabre et le chapeau d'un des membres de l'équipage, ceux qui étaient de corvée d'eux virent un naturel s'avancer parmi eux, se saisirent d'une hache et fuir. D'Entrecasteaux avait ordonné de n'en venir à l'effusion de sang qu'en ultime recours. En fin de journée, deux lieutenants et quelques hommes se promenaient quand soudain plus de trois cents naturels surgirent, armés et s'apprêtèrent à frapper quand trois chefs vinrent et empêchèrent le massacre. Un rapide tropc fut établi et d'Entrecasteaux conclut « ce peuple dont on avait fait un si grand éloge, et que l'on avait dépeint comme doué d'un caractère doux, rentre donc dans la classe des peuples les plus féroces. » D'Auribeau s'inquiète et estime « que nous serions inquiétés à chaque instant si l'on ne vient pas à un exemple nécessaire. »

 

23 avril.

C'est le jour de l'épreuve de force. D'Entrecasteaux ordonne d'aller chercher de l'eau et du bois et c'est au cours de l'ouvrage que, malgré les gardes rapprochées instaurées sous les directions des capitaines que de nombreux groupes de naturels armés les suivirent et les surveillèrent. Ils assaillèrent le porteur de haches qui fut alors défendu ; aucune arme à feu ne fut utilisée mais tous fuirent sous le nombre impressionnant de trois cents têtes insulaires. Finalement, quelques coups de feu sont tirés afin de les dissuader, deux naturels seront blessés à la cuisse. D'Entrecasteaux, afin de les intimider, fait tirer deux coups de canons et la tranquillité revint sur les rives. D'Auribeau explique l'événement ainsi : « La connaissance que M. Cook a laissé des objets en fer, leur en a fait connaître le prix ; une hache est pour un naturel un objet d'un prix inestimable. La quantité qu'ils en ont aperçue aux travailleurs leur a fait concevoir le téméraire dessein de les enlever de force. Les vols commis la veille et leur impunité, toutes ces raisons les déterminèrent sans doute à attaquer ».

 

24 avril.

 

D'Entrecasteaux, resté à bord de la « Recherche » depuis leur arrivé descend à terre. Son escorte est renforcé afin de donner une idée de sa puissance ; les naturels, en face, derrière leur ligne de démarcation sont une cinquantaine et ne s'approchent pas. L'amiral leur donne des biscuits et eux montrent leur faim en passant leur main sur leur ventre plat. La Haie, un jardinier botaniste, plante quelques graines européennes expliquant que « si elles réussissent, [elles] pourront fournir à ces misérables Indiens, de quoi ajouter à leurs moyens d'existence ».

 

25 avril.

Vingt-huit personnes, dont les naturalistes et les hydrographes réalisent la même excursion que Cook avant eux en 1774 : l'ascension de la montagne qui domine la Balade. Les naturels leurs expliquent que les gens de l'autre côté sont leurs ennemis. « La Billardière fit une précieuse récolte de plantes parmi lesquelles il s'en trouve plusieurs qui constituaient un genre absolument nouveau, en particulier le dacrophyllum verticillatum, qu'il décrit longuement. Riche [un des naturalistes] trouva pour sa part de nombreux échantillons minéralogiques ». Ils établissement des repères spatiaux et complètent des cartes géographiques.

 

26 avril.

Beaucoup de naturels vinrent à bord et précisèrent qu'ils ne faisaient pas parti de l'assaut dernier et même qu'ils avaient mangés deux d'entre eux. Ils leur montrèrent un petit couteau oublié par Cook et Forster et eux s'en servaient afin de découper leurs adversaires. Il leur montre alors l'ensemble de leurs procédés de cannibale et expliquent que les parties les plus musculeuses leurs étaient des mets très agréables.

 

« D'Entrecasteaux souligne au contraire au contraire leur extrême misère physiologique, leur cannibalisme, leur agressivité et leur tendance au vol. Ce fut une grande déception pour tous – y compris l es matelots – qui s'attendaient à une escale pacifique et sans histoire. »

Par ailleurs, tous furent d'une grande déception de constater que les indigènes qu'ils rencontrèrent alors en Nouvelle-Calédonie étaient bien loin de ressembler aux portraits qu'en avaient dressés les explorateurs Cook et Forster.

Ils subissent la famine au quotidien, demandant toujours à manger aux nouveaux explorateurs. Ils sont décrit par « leur face bestiale, leur front déprimé, leur regard de cannibales ».

Il semblerait également que leur anthropophagie ne soit pas un résultat de la famine qui frappe le pays au point que ses habitants en deviennent géophages, mais bien une marque de victoire sur leurs adversaires qui, après un conflit mortel, devenaient la nourriture du vainqueur. D'après d'Entrecasteaux, sur chacune des îles des états insulaies où ils mirent pied, ce fut toujours les naturels qui développaient une certaine agressivité envers les nouveaux venus ; mais il est à noté qu'ils n'étaient agressifs qu'uniquement lorsque leur nombre imposant le leur permettait : lorsqu'ils n'étaient qu'un petit nombre, ils devenaient dociles voir coopératifs.

Les membres de l'équipage de l'amiral d'Entrecasteaux pensaient alors au fait qu'une révolution s'opéra alors à Balade entre 1774 et 1793. Ce qui soutient cette thèse est alors l'absence de vestiges laissés par Cook avant eux, si ce n'est leur connaissance du fer et de certains animaux, mais il n'en reste visiblement plus rien. Ils conclurent qu'ils étaient en guerre sur tous les fronts de leur habitat et que des années de sécheresse mais principalement une guerre ravageuse seraient à l'origine de cette incroyable différence du peuple rencontrée par Cook et celui-ci vu par d'Entrecasteaux.

01 - Analyse du discours

Analyse du discours – séance première

 

En analyse du discours on analyse aussi le contexte de production et de réception du discours.

→ TD à rendre vendredi 31 juillet.

 

Introduction.

Chapitre premier : qu'est-ce que l'analyse du discours (l'AD) ?

Elle reçoit des définitions très variées : l'analyse de l'usage de la langue. Saussure oppose la langue à la parole et dit que l'objet de la linguistique va être la langue, analysée en elle-même et pour elle même. C'est un point de vu structural (c'est pourquoi on parle de structuralisme). Dans les années soixante-dix les sociologues vont commencer à remettre la linguistique en cause car est omis la situation d'énonciation. De là nait le concept d'énonciation : la mise en activité de la langue. C'est pourquoi on parle de l'analyse de l'usage de la langue.

Autre définition : l'étude de l'usage réel du langage par des locuteurs réels dans des situations réelles.

En pragmatique, on s'intéresse à l'analyse concrète de la parole, de la conversation.

L'analyse du discours qui va nous intéresser est celle qui va être articulée au concept d'énonciation et de réception.

 

  1. Le discours est une organisation au-delà de la phrase.

Les discours en tant qu'unité transphrastique sont soumis à des règles d'organisations en vigueur dans un groupe social déterminé.

  1. Le discours est orienté.

Il est orienté dans le temps de manière linéaire et il est conçut en fonction d'une visée du locuteur. On reverra la notion de visée pragmatique (qui dit, quoi, à qui ?) - c'est une notion essentielle ; on s'intéresse à évaluer l'efficacité du discours lui-même. On va juger si en fonction du discours, celui-ci est efficace ou non. Un discours a toujours une visée.

  1. Le discours est une forme d'action.

On voit bien ici l'aspect pragmatique. Parler est une forme d'action sur autrui et pas seulement une représentation du monde. Le discours est une forme d'action : on ne parle pas uniquement pour décrire. Austin énonce : « Quand dire, c'est faire ». Il s'est intéressé à des énoncés constentifs par rapport à des énoncés performatifs. Il dit que toute énonciation constitue un acte qui vise à modifier une situation. Promettre, suggérer, interroger... Ce sont des actes de langage (toujours d'après Austin).

  1. Le discours est interactif.

Le discours ici va s'entendre comme activité verbale, c'est une inter-activité. La manifestation la plus évidente de l'inter-activité est l'activité orale, la conversation où les locuteurs coordonnent leur discours, leur énonciation. Ils engagent donc deux partenaires, la trace la plus évidente est le couple « Jetu », mais il existe de nombreuses autres formes d'inter-activité. D'autres formes d'énonciation, produites même sans la présence de destinataires est prise dans une inter-activité constitutive. On parle de dialogisme. Elle est un échange explicite ou implicite avec d'autres énonciateurs virtuels ou réels, elle suppose toujours la présence d'une autre instance d'énonciation à laquelle s'adresse l'énonciateur et par rapport à laquelle il construit son propre discours.

  1. Le discours est contextualisé.

Il n'y a de discours que contextualisé. On ne peut pas assigner un sens à un discours en dehors du contexte.

  1. Le discours est pris en charge par un sujet.

Le discours n'est discours que s'il est rapporté à un sujet, à un jeu, qui à la fois se pose comme source des repérages personnels, temporels et spatiaux (je, ici et maintenant ; ego, hic et nunc) et indique quelle attitude il adopte à l'égard de ce qu'il dit et de son énonciataire. Subjectivité, modalisation et autres stratégies énonciatives...

  1. Le discours est régi par des normes.

Chaque acte de langage implique des normes particulières.

  1. Le discours est pris dans un inter-discours.

Le discours ne prend sens qu'à l'intérieur d'un univers d'autres discours à travers lequel il doit se frayer un chemin. Le seul fait de ranger un discours dans un genre implique qu'on le met en relation avec d'autres discours du même genre et chaque société va avoir certaines façons de classer ces discours.

 

A qui s'adresse ce texte ?

Quel type ou genre de discours s'agit-il ?

Quelle est sa finalité ou visée pragmatique ?

Analyse textuelle et énonciative du texte. (Analyse textuelle : argumentation, structure du texte ; énonciative : analyse de la subjectivité, modalisation, dialogisme)

 

Etude du texte d'Elie Poigoune.

 

  1. Il dénonce la situation actuelle par rapport à la politique du destin commun. C'est un texte destiné à l'ensemble des calédoniens.

L'objectif est de faire prendre conscience aux calédoniens de la nécessité d'éduquer et de réfléchir à la notion de « destin commun ». Le destinataire direct est l'ensemble des calédoniens ainsi que les politiques.

 

Qui dit Quoi à Qui ? Comment ? Dans quel contexte ? Avec quelle visée pragmatique ?

 

Thèse : c'est aux citoyens calédoniens d'eux-même d'avancer de faire des propositions concrètes et de réfléchir à la notion de destin commun.

→ Vendredi : suite de l'analyse.

02 - Littérature d'émergence

Littérature d'émergence – séance deux

 

Contrôle continu final : mercredi 16 septembre, 14h-18h, Césaire ou Morrison, salle 101.

→ Cahier d'un retour au pays natal – Aimé Césaire

→ Jazz – Toni Morrison

 

 

Le discours de la négritude renverse le discours des colonisateurs car il valorise ce qui est dénigré par le discours des blancs. Dans un entretien qui date de 1980, Césaire déclare ceci à propos de ce projet autour de la négritude : « Nous avons pris le mot nègre comme un mot-défi ; c'était un peu une réaction de jeune homme en colère puisqu'on avait honte du mot nègre, eh bien nous avons le mot « nègre ». » On a une nouvelle poétique de jeunes qui créent le néologisme « négritude » qui jusqu'alors insultait. Toujours à la dépréciation du Noir, les fondateurs de la négritude rattachent leur identité à un territoire, l'Afrique, tout un continent, ainsi qu'à l'histoire et à la culture de ce continent.

Pour Césaire en particulier, cette appartenance à l'Afrique est assez problématique. Tout cela reste très abstrait. Cet Afrique est fantomatique et est de l'ordre du mythique ; la négritude Césairienne va fonder le mythe littéraire de l'Afrique. Le paradoxe de ce manifeste politique qu'est le Cahier d'un retour au pays natal, c'est d'écrire une œuvre sur le retour. Son retour est totalement métaphorique, tout comme le pays natal. Peut-on vraiment qualifier l'Afrique de pays natal des antillais déportés. Cette œuvre annonce la naissance d'un nouveau monde, d'un nouveau citoyen, un nouvel être historique qui va sortir de son état de misère pour assumer son destin. Il y a donc une notion tout à fait universelle. Césaire propose une littérature de l'enracinement. Dans cette poésie de l'enracinement il s'agit de dénoncer l'horreur de la déportation des Noirs. En effet, pendant quatre siècles, douze à quinze millions d'Africains seront transportés à fond de cale comme des marchandises à travers l'Océan Atlantique. Lors de cette traite négrière (ou trafic triangulaire). Ces Africains que l'on capturait étaient dépouillés de leurs vêtements, marqués au fer rouge sur la poitrine, enchaînés et jetés à fond de cale. Beaucoup d'entre eux meurent pendant la traversée ; ceux qui se révoltent sont condamnés à mort ; ceux qui réussissent à se jeter hors du bateau négrier étaient condamnés à errer sur les mers puisqu'en général ils ne savaient pas manier leurs voiliers. Cet espace maritime va être extrêmement important car il ôte toute possibilité d'errance et de survie. Dans le Cahier, Césaire est le premier poète antillais qui comprend l'ampleur du cri de la cale.

Césaire écrit « j'entends de la cale monter les malédictions enchaînés, les hoquettement des mourants, les cadavres jetés à la mer... ». Dans cet imaginaire de la négritude, l'océan atlantique va devenir le cimetière Antillais. Cette poésie fait le deuil afin de pouvoir exister à leur tour et d'exister et de se construire un avenir vivable. Le projet de la négritude est d'aider les générations présentes des antillais, de pouvoir accéder à ce passé-là, un passé finalement extrêmement difficile à saisir puisque beaucoup de traces importantes ont été effacés. Il y a des rituels qui permettent au vivant de continuer à vivre.

Le Cahier est un texte d'appartenance qui rappelle ce premier cri collectif, qui rappelle aussi l'origine du peuple antillais à la fois l'Afrique et l'exil. C'est l'acte poétique d'un colonisé, il célèbre la naissance de la négritude qui est généralement défini comme la conception et l'exigence propre aux noirs ainsi que son exigence de justice. Le Cahier devient ainsi le chant épique de toute une génération d'intellectuels Noirs. C'est André Breton qui a le premier découvert ce poème. Il va en rédiger la préface en 1947 pour célébrer la naissance d'un grand poète Noir. Breton reconnaît en Césaire un porte-parole du surréalisme, c'est-à-dire l'affirmation de l'humanité de l'homme face à la domination de la civilisation occidentale. Le surréalisme français se révolte contre une conception fondée sur le rapport de force, la course à la technique, à la technologie, fondée sur le désir de devenir encore plus puissant. Césaire affirme sa solidarité d'Antillais colonisé avec tous les hommes avilis et marginalisés. Le « je » omniprésent dans le Cahier renvoie à la figure générale du poète qui revendique finalement son appartenance à la caste des humiliés.

Dans le Cahier tout renvoie à la situation coloniale et donc à l'histoire collective. La terre des racines, la terre matricielle, cette terre est suggérée par des images poétiques, par des images en particulier végétales. Au centre du Cahier le poète pose la question suivante : qui est quels sont nous ? Césaire a toujours développé des métaphores autour de l'arbre. La quête des racines et le désir d'enracinement fonctionne dans ce poème comme une métaphore obsédante dans un entretien avec Liliane Kesteloot – spécialiste de la littérature francophone-africaine et de la littérature de Césaire – le poète développe ainsi cette métaphore de l'arbre. Césaire dit « Je suis arbre et je considère que le sommet de l'arbre ça dépend de sa racine », pour s'épanouir, il faut savoir d'où on vient. Il faut commencer à l'enraciner d'abord. A ce moment-là il poussera des feuilles, des branches, il montera haut dans le ciel et large dans l'espace. (Comprendre Aimé Césaire, l'homme et l'oeuvre (1993)). Césaire oppose l'image de l'arbre enraciné dans sa terre à l'image négative et humiliante du captif et de l'esclave Noir.

Le poète souhaite que cesse l'exil du nègre. L'Afrique est ce qui donne un sens à l'espace et au temps éclaté du monde Noir. L'Afrique telle qu'elle est figurée poétiquement apparaît comme la vraie patrie pour les nègres, dispersée dans les espaces de l'exil. Césaire offre une poésie qui donne comme repère l'Afrique. L'Afrique n'est donc pas le lieu où les anciens déportés et leurs descendants doivent retourner, elle est le lieu mythique auquel tout antillais doit se référer pour accomplir une quête identitaire. Césaire veut retrouver l'Afrique-Mère. Lorsqu'il forge l'expression de nègre fondamental, il signifie surtout cette dimension-là. Césaire dit « On a été touché par le cartésianisme, par la rhétorique française mais si on brise tout ça, on trouvera le nègre fondamental. » Donc la notion de nègre fondamental implique l'idée de retour à la source Africaine. L'Afrique est donc le territoire des « racines encreuses » (ancrage).

L'Afrique fonctionne comme le lieu d'une tension identitaire, l'Afrique est l'horizon d'une appartenance raccrochée à une géographie et à une histoire précisent. A partir des années 50, la négritude devient plus politique, la poésie devient encore plus engagée, elle va également s'ancrer dans l'histoire contemporaine et immédiate pour représenter les difficultés historiques auxquelles les noirs sont confrontés, qu'ils soient en Afrique ou ailleurs.

En 1959, dans une conférence à Rome sur l'homme de culture et ses responsabilités, Aimé Césaire pose une équation entre la libération culturelle et la libération politique. Pour lui, il est impossible de se libérer culturellement, de se construire une identité avec un système de valeurs propres si on a pas accéder à l'indépendant dans les pays en voie de décolonisation.

Césaire défini l'acte littéraire et plus largement culturel comme l'expression d'une nouvelle culture qui conteste une situation donnée et exprime une révolte. Le poète insiste sur la nécessité de l'émergence d'un acte littéraire africain s'inscrivant dans une perspective engagée. L'artiste de culture Noire s'attaque aux stéréotypes fondateurs de l'idéologie, de la mission civilisatrice et de la colonisation. On trouve au moins trois grands stéréotypes qui accompagnent le discours justifiant la colonisation.

Premier stéréotype : la supériorité blanche : la blancheur se trouve en haut de l'échelle.

Deuxième : le Blanc civilisateur : la civilisation semble toujours du côté du Blanc. Le Blanc est toujours là pour rapporter la civilisation et

Troisième : infériorité et primitivité du Noir.

C'est un discours simplificateur et caricatural. C'est un instrument de propagande au service d'une idéologie et d'un pouvoir dominateur. L'émergence de l'acte littéraire nègre aboutit à la destruction du stéréotype de l'incompétence du colonisé sur le plan intellectuel et artistique. Le colonisé ou l'ex-colonisé est incompétent (stéréotype). Quand cette littérature émerge, elle a donc du mal à s'émanciper.

L'émergence de l'acte littéraire permet également de rétablir le colonisé ou l'ancien colonisé dans une continuité historique. Jacques Chevrier, universitaire, insiste dessus. C'est dans le Cahier que nous allons essayer de renouer avec un espace lointain dans un discours cohérent dans une forme de continuité historique. Cet acte littéraire permet aussi de réhabiliter le statut politique du colonisé. Par l'existence même de cet acte artistique, le colonisé sort de son état de passivité et de soumission et décide de prendre en charge son destin. Le Noir devient ainsi le maître de son histoire, il devient un acteur dans son histoire, plus du tout un spectateur, autonome et responsable, il assume son passé. Il s'engage dans le présent et il prépare l'avenir. Donc grâce à la création artistique, à cette émergence de l'acte littéraire, le Noir rétablit le temps dans sa triple dimension (passé, présent, futur). Dans cette perspective, Césaire conçoit l'oeuvre littéraire comme étant essentiellement révolutionnaire, cela veut dire que cette oeuvre « dévoile quelque chose d'entièrement nouveau, ce cri contre l'oppression et la délation » (Chevrier) Ce cri Noir trouve une résonance très forte dans un autre livre de Césaire édité en 1955 et intitulé discours sur le colonialisme. Césaire démystifie la colonisation et décrit le drame historique de la rencontre de l'Afrique et de l'Occident. Il parle que cette rencontre a été raté et qu'elle aurait pu donner de bonnes choses. Dans ce discours, Césaire appelle que la colonisation rime avec la balkanisation de l'Afrique et des Africains dans l'espace et dans le temps.

01 - Littérature d'émergence

Littérature d'émergence – séance première.

 

C'est une littérature mineure, émergente, jeune et post-coloniale. Ces littératures sont la voie de la périphérie par rapport au centre (la France et son égocentrisme). Tout ce qui n'appartient pas à la France est de la périphérie, on a donc une connotation péjorative.

Il existe une autre littérature. Le texte écrit va émerger d'un milieu où la culture orale est dominée, c'est donc une littérature qui demande encore à être reconnue. Cela n'a rien à voir avec l'esthétisme mais avec le pouvoir (ethnocentrisme).

Pour Aimé Césaire, les Antilles sont le centre. C'est la voix des minorités par rapport aux majorités. Aimé Césaire propose sa poésie au centre « France » ; le colonisé par rapport au colonisateur, c'est une sorte de revanche (du domaine historique).

Toni Morrison est victime d'un siècle d'humiliation ce qui lui vaudra de donner une œuvre extrêmement engagée. Il y a des résonances entre Aimé Césaire et Toni Morrison. Ces littératures sont la voix d'un ailleurs jusque là sans voix.

Ces littératures mettent fin aux silences sur la colonisation avec toute la souffrance qu'elle engendre et le mettent au cœur de leurs œuvres, parlant des désastres comme l'esclavage, la traite negrière, l'extermination de peuple.

Ce sont des textes qui permettent à des peuples écrasés d'enfin vivre à travers les oeuvres – ce sont des textes engagés (exemple : littérature kanak, aborigène, maori...).

Aimé Césaire n'est pas un petit poète, c'est un très grand écrivain, poète, mais il ne participe pas à la majorité. Ce n'est pas de la littérature classique, centrale et majoritaire. Il n'a pas encore gagné cette bataille de la transmission, il reste en dehors du corpus classique central.

La littérature d'émergence est aussi l'écriture de la trace. Cette écriture se fonde sur un paradoxe : celui de nommer l'innommable, celui de dire de l'indicible (traite negrière, esclavage...).

Aimé Césaire a beaucoup s'est beaucoup intéressé au thème de la traversée (déportation des nègres, enchaînés, jetés, entassés dans les cales...). Comment trouver les mots pour expliquer la mise à mort de tout un peuple ? La littérature les trouve.

Toni Morrison se bat depuis toujours pour que les blancs des Etats-Unis réécrivent l'histoire de leur pays, écrivent une histoire plus complète, expriment les non-dits. Elle leur reproche de transmettre à leurs enfants – aux blancs – des histoires tronquées.

L'histoire, c'est l'identité.

Les Etats-Unis ont réalisé un chemin absolument énorme (élire un noir en tant que Président : Obama).

Toni Morrison est prix Nobel de littérature. Elle fait partie de l'élite qui a réussi à gagner beaucoup de choses.

Le texte littéraire a comme programme de représenter la mise à mort d'un peuple. C'est l'écrivain Kafkha (Tchèque, Prague) qui écrivait en allemand. Il a le premier utilisé la notion de littérature mineure car il était juif, tchèque, allemand...

D'autres, des philosophes français Deleuze et Guattari y ont aussi réfléchi.

 

La littérature mineure a trois caractères.

  1. Une littérature mineure n'est pas celle d'une lange mineure mais plutôt celle qu'une minorité fait dans une langue majeure. La langue majeure utilisée par un écrivain qui a le projet d'une littérature d'émergence va subir une transformation, celle-ci porte sur la forme.

    Toni Morrison impose par exemple un autre rythme, une autre façon de parler. Aimé Césaire veut retrouver la trace du tamtam. La langue subit donc une transformation formelle (métaphores surprenants, on réinvente la langue).

    Mais cette langue subit aussi une transformation sur le plan de la signification (thématique, contenu). La langue majeure utilisée par cet écrivain ne traite pas des affaires de la majorité mais de celle de la minorité. Mettre en valeurs ces peuples qui ont été mis entre parenthèses.

    Cette langue est totalement mise au service d'autres thèmes qu'elle n'avait pas l'habitude de traiter.

  2. Dans ces littératures, tout est question de politique.

    Dans les littératures classiques, il est surtout question d'affaires familiales et individuelles (ex. Balzac : ce qui compte c'est l'individualité, le « je »). L'expression de cette individualité vient du romantisme (le « je » au centre) et aussi la révolution, la conquête de la place de l'individu.

    Dans les littératures mineures, chaque affaire est individuelle. Mais à la différence de la grande littérature, chaque affaire, destin individuel est raccroché à de la politique.

    Dans les littératures mineures, l'affaire individuelle se trouve grossie pour se connecter à l'histoire collective. On nous raconte un destin en particulier, mais n'est pas déconnecter complètement de l'histoire des noirs.

    Le « je » est le porte-parole d'un « nous » ou d'un « eux » (ceux qui ne sont plus là, ceux qui sont morts lors de ces désastres). C'est inséparable de l'histoire collective.

  3. Dans les littératures mineures, tout prend un aspect de valeur collective. Cela veut dire que l'énonciation individuelle (celui qui dit « je ») ne peut pas être séparée de l'énonciation collective. Dans ces littératures, on vise à éveiller la conscience collective ou nationale, à provoquer un choc, une prise de conscience. La parole émergente qui demande à être reçue est transmise.

    Toni Morrison trouve que le récit des hommes blancs ne parle pas de l'identité Nord Américain. La littérature mineure se trouve comme chargée de cette fonction de l'énonciation collective et même de l'énonciation révolutionnaire. Cette avant-garde est aussi esthétique, pas que révolutionnaire ou politique. C'est un domaine d'expérimentation esthétique. La littérature mineure se conçoit comme une action. Chez Aimé Césaire, le verbe est ACTION, le poète est en avant, il est un guide.

 

Toni Morrison cherche à retrouver le fil de l'histoire.

C 'est Kafkha le premier qui a essayé de décrire les littératures mineures. Elles ne sont pas mineures sur le plan esthétique, ce sont de très grands écrivains.

Jean Bessière travaille sur la notion d'émergence, il rappelle que la notion de littérature d'émergence est plus récente que la notion de littérature mineure. Il faut faire preuve d'une ouverture d'esprit. Ces notions récentes sont liées à la décolonisation.

La notion d'émergence selon Bessière (liée à la décolonisation) signifie à la fois apparition et visibilité (son degré de reconnaissance par les lecteurs, par les éditeurs...).

 

Une œuvre littéraire peut vivre si elle a des lecteurs. Les littératures d'émergence ont beaucoup de difficultés à se faire remarquer. On est éditeur pour se faire de l'argent, des bénéfices... Ils ne parient donc pas sur des œuvres d'émergence, cela n'a rien à voir avec l'esthétique. C'est un vrai problème que la politique littéraire éditoriale. Une œuvre existe que si elle est éditée. Cette littérature est donc confrontée à des difficultés purement matérielles.

Elle a aussi un autre sens, plus esthétique, c'est-à-dire, la manière dont cette oeuvre émergente entreprend de se distinguer. L'écrivain d'émergence va développer un style, une langue à part.

Plus l'oeuvre innove, se distingue, moins elle est apte à séduire un public habitué aux textes classiques. Ce n'est donc pas simple, plein d'obstacles, cette littérature évolue difficilement.

L'enjeu de l'émergence est prioritairement identitaire puisque ce qui émerge est quelque chose par rapport à autre chose qui a atteint la reconnaissance.

Donc la notion d'émergence est une notion relative et comparable (dans les littératures d'émergence on ne cesse de faire le va et vient entre les Antilles et la France).

Donc les littératures émergentes remplissent aussi une fonction polémique car ces littératures-là se concentrent sur la dénonciation du colonialisme.

Ce sont aussi des littératures qui construisent un point de vue particulier (nègre chez Césaire et noir chez Morrison sur l'histoire passée), un point de vue sur l'histoire présente et un point de vue sur l'histoire à venir.

La poésie de Césaire fait marche avant et en même temps elle est une projection vers le futur car il annonce la naissance du nouveau nègre (qui assume son histoire, qui s'ouvre sur les autres qui sont soumis). Un nègre qui va fabriquer son histoire et non qui la subisse. Il partage des valeurs avec l'humanité, la personne humaine.

On a aussi le terme de post-colonial (depuis 1970), cette notion provient de la critique anglophone. Beaucoup plus important : dans le monde anglo-saxon, il n'y a qu'en France où ceci reste très périphérique.

 

Charles Bonn de l'université de Lyon a travaillé sur les littératures en langue française et sur la notion de littérature post-coloniale. Il dit que la littérature post-coloniale n'est pas seulement la littérature postérieure à la colonisation (écrite au moment de l'indépendance et après) mais toute la littérature issue d'espaces géographiques colonisés ou décolonisés.

Cela veut dire que l'on peut écrire une œuvre post-coloniale même si on évolue encore dans un contexte colonisé (exemple : les aborigènes).

Le mot post-colonial n'a pas qu'un sens temporel, il faut le comprendre davantage comme une notion esthétique et thématique (recherche de la trace, recherche de la mise à mort d'un peuple...).

C'est un mode d'écriture qui veut se créer un espace de signification, on parle beaucoup de scénographie. Un espace de signification propre et qui exhibe (qui affiche) son refus de la signification dominante. On propose une réécriture de l'histoire (Aborigènes, kanak, sénégalais...). Il s'agit de solder les comptes de la colonisation.

 

Selon un autre écrivain, Franz Fanon, auteur du portrait du colonisé, cet auteur engagé considère ces littératures comme une manière de sortir de la culture blanche (pensée unique et envahissante, dominante). Le texte post-colonial se distingue par sa subversion (utiliser l'humour, l'ironie...). C'est-à-dire que ce texte post-colonial se qualifie par le bouleversement de sa norme (elle est toujours formelle et thématique).

Aimé Césaire a été propulsé par le surréalisme d'André Breton. On a cette révolte surréaliste quand il est étudiant, il fonde une revue à Paris pour avoir un espace d'expression. Ils se sont fait entendre à leur manière. Puis il rencontre A. Breton ; grâce à lui, Aimé Césaire a pu éditer son Cahier d'un retour au pays.

 

Les littératures d'émergences sont plus en avance que les autres littératures instituées, notamment sur le plan esthétique. L'émergence s'entend alors au sens d'une innovation, d'un renouvellement esthétique.

L'écrivain tchèque/français Kundera Milan note l'extrême richesse esthétique de ces littératures. Il parle en particulier des littératures de la Martinique et de Haïti.

Kundera note que ces espaces là qui ont connu l'oubli, le non-dit deviennent un théâtre de rêves grâce à l'audace de leurs écrivains.

Les martiniquais, par exemple, se nourrissent de conteurs populaires.

Kundera dit : « La poétique de leurs romans était tout à fait original. Le rêve, la magie, la fantaisie y jouaient un rôle exceptionnel. » Kundera conclut que cette poétique est importante non seulement pour ces îles (Martinique, Haïti ou même îles du Pacifique) mais aussi pour l'art moderne du roman.

 

Aimé Césaire.

Les enjeux identitaires et politiques de ce mouvement littéraire très important qu'est la négritude.

Le terme négritude apparaît en 1939 dans le Cahier d'un retour au pays natal d'Aimé Césaire. Il est déjà présent cependant dès 1934 (cinq ans auparavant) dans un article de la revue de L'Etudiant Noir, une revue fondée par Césaire, Senghor et Damas. Ces étudiants noirs se retrouver à Paris dans une situation délicate ; Césaire arrive de Martinique, Senghor vient du Sénégal et Damas, des Antilles.

Ils se retrouvent confrontés à une société occidentale raciste qui considère que ces propres valeurs sont des valeurs absolues qui ne reconnaissent pas de place ni de légitimité à d'autres expressions et valeurs venu d'ailleurs.

Ces étudiants décident alors de lutter contre l'aliénation et de réhabiliter les valeurs de colonisé. La négritude apparaît alors comme un action d'affirmation identitaire et culturelle au sens large, elle correspond à un nouveau discours qui se construit par opposition au discours des colonisateurs.

Toutes les notes