26.04.2009
? - Mythologies comparées
Mythologies comparées (séance ?)
Actéon est un jeune homme dont le plaisir est la chasse. Il a chassé un certain nombre de chiens qui lui permettent de rabattre le troupeau. Mais alors qu’il sortira de ses sentiers de chasse privilégiés, il tombera sur Diane, la Déesse Chasseresse, en train de se baigner.
La métamorphose ici d’Actéon est un renversement total de la situation ; il est chassé par ses propres chiens ; par-là même, l’être humain découvre la condition de l’animalité, et il devient sa proie. Il garde la raison humaine, sans qu’on nous dise que les animaux soient sans raison. Tous ses chiens ont un nom propre, en leur reconnaissant une identité, il parle d’eux comme des personnes ; il perd son identité et est victime de ses chiens qui ont en une. Finalement, il meurt de la non-reconnaissance et précisément le jeu des métamorphoses est un jeu sur les masques, sur la reconnaissance. La forme animale ne change pas l’identité mais la reconnaissance ; les métamorphoses montrent que le véritable passage est plutôt entre le social et le non-social. Les chiens qui déchirent le cerf, c’est des animaux qui déchirent un autre animal. Du point de vue grec, la métamorphose se fait plutôt de l’animal sauvage à l’animal domestique. Enfin, dernière remarque sur ce texte : devenu cerf, Actéon comprend enfin ce qu’il a fait subir au cerf. Sa souffrance n’est ni plus ni moins que n’importe quel animal chassé par un chasseur. C’est un point important des métamorphoses, car on reconnait l’équivalence des souffrances et des sentiments produits. Des deux côtés, il y a bien échange du regard, mais il y a perte d’identité ; il meurt dévoré par ses compagnons.
On peut se demander aussi si Diane ne se venge pas au-delà de sa pudeur offensée, mais le châtie d’avoir empiété sur ses terres. Dès que les êtres ont un nom, ils acquièrent par-là même une personnalité.
à Deux sœurs, une ainée et une cadette décident de quitter leur terre pour remonter une rivière – elles quittent leur espace – et par hasard, deux fruits tombent dans leur épuisette. Elles goûtent et mangent ces deux fruits, et l’une comme l’autre se révèlent enceinte de ces deux fruits, et chacune accouche d’un enfant, un garçon, qui vont chacun devenir un redoutable guerrier. Et par leurs frondes et leurs sagaies, ils chasseront. Mais leurs mères leur demande de ne jamais aller dans la région dont elles sont originelles ; ils iront et tueront les familles des mères. Quand ils reviennent, leurs mères les blâmes, et eux retournent à leur lieu d’origine et reprennent une forme végétale.
Nous ne sommes pas dans une métamorphose, mais dans un jeu ou du végétal donne de l’humain et ou l’humain redevient du végétal. Les passages du végétal à l’humain, avec ou sans retours, dans les mythes locaux, est fréquent. Ces deux fruits sont étrangers au clan d’origine, deux étrangers qui n’ont aucune relation avec le clan en question. L’alliance se fait en dehors des normes sociétales. On note aussi que les deux sœurs n’accouchent pas dans leur lieu d’origine ; sauf qu’au lieu de se lier à leur clan et leurs parents utérins, ils seront en conflits. Puis, lorsqu’ils seront en dehors de leur clan, ils redeviendront des fruits, symboliquement, ils redeviendront des étrangers ; on parle d’une intégration ratée. La thématique est celle de celui qui est à l’extérieur par le biais de l’alliance il « intègre » un groupe. Quand on regarde les histoires locales, souvent l’étranger pourra recevoir le statut d’intégration de chef. Cette histoire correspond au fondement réel et d’une intégration ratée. On ne confronte pas ici des dieux, nous sommes dans un récit qui raconte un itinéraire qui raconte l’échec de l’intégration et de l’alliance finalement ratée. L’étranger reste étranger et est marqué par le côté végétal. On est aussi dans un clivage végétal-animal-humain, mais plutôt dans un réseau humain, son extension, et tout ce qui est hors-réseau. Nous sommes devant un mythe qui raconte une histoire qui décrit les rapports entre les clans et l’implication du végétal à l’être humain. C’est un texte limite fondateur qui privilégie les alliances.
à Ce que dit Montaigne s’oppose absolument à ce que dit Descartes et Malebranche. Ce qui montre que les cultures sont complexes et les points de vus divergents.
Dans le cadre de Montaigne, nous n’avons pas un manichéisme humain/animal, mais il confond les deux dans la même réflexion.
Descartes. Avoir un corps est une expression curieuse puisqu’elle indique une possession, que nous ne sommes pas ce corps, c’est déjà un parti prit culturel. Nous ne sommes pas ce qu’on possède. Descartes pense que pour exister il suffit d’un esprit et que le corps n’est pas indispensable, il sépare le corps et l’esprit. L’âme peut penser sans le corps. Il reconnaît tout de même que si le corps va mal, on a plus de difficulté de penser. Il suffit que le corps se détracte pour qu’on se rappelle qu’on est un corps. Le corps se fait oublier de la conscience quand il va bien mais la conscience n’est que conscience du corps quand il va mal.
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Y a une putain d'erreur de chronologie dans mes cours publiés en fait en cette catégorie. Fuck off ?
Dans le monde judéo-chrétien, l’homme étant posé comme absolument distinct du reste du vivant, il ne peut pas avoir de points communs avec les animaux. On en déduit de toute l’étymologie : la croyance biblique a retiré des animaux, l’âme. On dénie aux animaux ce qui les fait souffrir. Les pensées monstrueuses sont les produits de pensées savantes et cultivées qui proviennent de la culture. L’animal éprouve des sensations similaires à celles de l’homme, il peut souffrir. L’histoire des cultures est un déni de réalité.
Réflexion au sujet de l’éloge de la folie (Erasme)
La folie en tant que tel n’est pas forcément pensée. Dans les cultures européennes, on définit l’homme par sa raison et également dans une culture où du point de vue religieux on définit l’homme par son libre-arbitre, il est difficile de définir le fou car il semble privé de raison et de libre-arbitre. Or, il est défini et par la raison et par le libre-arbitre, donc on peut se poser la question : le fou est-il tout à fait humain ? Dans la tragédie de l’antiquité on a beaucoup d’histoires en rapport avec la folie. Chez Euripide et Sophocle, des pièces où tout d’un coup, un héros ou un dieu devient fou. Mais si on regarde Don Quichotte, il raconte aussi une folie. Shakespeare aussi, parle de folie de façon moderne. Egalement de la Renaissance, Eloge de la folie d’Erasme. Aussi, Michel Foucault, Histoire de la folie. Dans le vocabulaire psychiatrique, on ne parle plus de fou, mais de psychoses. La psychose est la caractéristique d’un individu qui est coupé du monde réel et vit dans un monde relativement imaginaire. Dans son monde se produit des choses qui n’existent pas dans le réel. La psychose peut avoir des origines psychologiques, cérébrales.
La folie d’Héraclès
L’épouse légitime de Zeus est Héra ; Héraclès est le fils d’Achmed et de Zeus. Héra donne le sein au bébé, mais il est tellement vigoureux qu’il mort le sein. Héraclès aura toujours comme ennemi, Héra. Héraclès a été voulu par Zeus pour avoir quelqu’un de très fort afin de combattre les titans.
Quand il revient des Enfers, après avoir cherché Cerbères, un tyran qui s’appelle Lycos s’est installé à Thèbes ; c’est un ennemi de Créon est forcément l’ennemi d’Héraclès. Et la femme, le père et les enfants d’Héraclès seront sacrifiés par le tyran. C’est à ce moment là qu’Héraclès revient et il massacre Lycos. Mais comme il a accompli les douze travaux, Héra décide de se venger, et le frappe alors de folie. Il payera le prix fort de sa férocité en tuant ses propres enfants. C’est un personnage excessif.
Ajax
Héra se venge d’Héraclès sur une faute qu’il n’a pas commise et il commet ainsi l’irréparable. Héraclès mérite toute la compassion qu’on peut avoir pour lui. Ajax, lui, est fou afin de lui éviter une faute encore pire. Si Athéna n’était pas intervenu il aurait commit une faute bien plus grave, il pleure alors sur le ridicule qui pèse sur lui. Déjà sur le fait qu’il n’a pas accepté le choix des Athéniens à cause d’une jalousie stupide, et comme grand exploit de grand guerrier, il n’a fait que tuer des moutons. On a deux types de folies différentes : une folie qui est l’acte de vengeance d’une déesse sur une homme qui n’a commis aucune faute, et une folie qui préserve un homme d’une faute, il perd ce qu’il a de plus précieux aussi : la gloire. Qu’il s’agisse d’Héraclès et d’Ajax, tous deux massacrent avec violence.
Phèdre
Phèdre est la fille du roi Minos et de Pasiphaé. Pasiphaé elle-même est la fille du soleil et d’une autre entité féminine qui s’appelle Créta. Hélios, père de Pasiphaé, avait dévoilé les amours d’Aphrodite et d’Arès. Du coup, Aphrodite a voué une haine implacable au soleil, Hélios, et surtout à sa descendance. Ici, la fille de Pasiphaé est Phèdre. Elle a épousé Thésée qui est déjà âgé. C’est un héros, avant d’épouser Phèdre il avait déjà eu plusieurs aventures dont une notamment avec une amazone. Et de cette aventure il a un fils qui s’appellera Hyppolite. Du coup, Hyppolite deviendra le beau-fils de Phèdre.
Hyppolite a toujours été fanatique d’Artémis, qu’il aimait une femme vierge en tant que femme vierge et chasseresse. C’est Arianne qui a permis à Thésée de tuer le minotaure, en lui donnant un fil qui lui permettra de ne pas se perdre dans le labyrinthe.
Elle aime Hyppolite non pas par affinité mais par destin. Elle va immoler un très grand nombre de victimes en se disant qu’elle recouvrera la raison. On peut se demander : comment peut-on différencier la folie de la passion ? Aux yeux des grecs, la passion est la folie. On est possédé par une passion, on est pas un sujet amoureux. Pour que la passion devienne positive, il faudra attendre le XIXe siècle. Jusque là, la passion est de l’ordre du destin, on est possédé par quelque chose qui nous est étranger. C’est une tumeur, un corps étranger. Les passions ne sont séparées de la folie qu’à partir du Romantisme. Elle fait des sacrifices à Aphrodite pour chasser son amour. Comment ne pas aimer qui on aime ? Constatons qu’aimer son prochain est une aberration : on ne peut pas contrôler ses sentiments, mais on peut se forcer à faire semblant d’aimer.
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05 ? 06 ? - Mythologies comparées
Dans la Naissance de la tragédie de Nietzsche, Dionysos est le Dieu de la démesure. Comment Dionysos, lui-même, est né ? C’est le fils de Zeus et d’une mortelle, Sémélé. Era est jalouse de cette histoire d’amour avec Sémélé, elle a donc une ruse. Elle dit à Sémélé de demander à Zeus de se montrer dans toute la splendeur ; à ce fait, Sémélé meurt et Zeus arrache l’embryon du ventre de la femme et il l’implante dans sa cuisse. C’est, entre autres, le dieu de l’ivresse et de la vigne ; et dans les mythes dionysiaques, c’et un dieu qui concerne beaucoup les femmes. Ses cortèges sont composés des Ménades qui sont possédées par leur dieu pendant les fêtes. Elles ont tendance dans le cadre de leur cortège, à déchiqueter, tuer, dépecer, tout ce qui tombe dans leurs mains.
Autre personnage intéressant : Penthée. Penthée est le roi de Thèbes, mais quand Dionysos arrive, Penthée refuse de reconnaître le caractère divin du dieu ; il se vengera. Sa mère est Agavé, à Penthée, elle fera partie du cortège des Ménades. Quand Dionysos part avec son cortège, Penthée veut surveiller et observer si Dionysos est vraiment un dieu. Mais les Ménades le voient et le font descendre de l’arbre où il se cache. Pour les Grecs il est pire de mourir sans sépulture que de mourir ; Penthée n’aura pas de sépulture puisque son corps a été déchiqueté et de nombreux morceaux. Sa mère, Agavé, a cru tué un lion, même si elle avait reçu l’ordre de tuer toute espèce vivante. C’est la vengeance de Dionysos qui le fait mettre à mort Penthée par sa propre mère. Il sera mort, n’aura aucune sépulture et sa mère aura commis le pire des infanticides.
La République, de Platon (livre VII)
On semble être dans le cas d’une personne qui détient une raison supérieure. Dans le premier paragraphe, Socrate imagine une sorte de fable dans lequel les hommes sont enchaînés, le dos tourné à l’entrée. Ils ne voient que le fond de la caverne éclairé par un feu. Symboliquement, cet enchaînement représente la condition humaine. Sur le fond de cette caverne, nous voyons des ombres ; ce ne sont pas les ombres de la réalité mais de marionnettes. Non seulement nous ne sommes pas dans la réalité, mais nous voyons les ombres d’un semblant de réalité : l’ombre des marionnettes. Ils sont donc persuadés que ceci est la seule réalité. Puis il imagine un homme qui se délivrerait de ses chaînes. Quand il se tourne vers la lumière, il souffre, il est aveuglé. Arrivé à l’extérieur, enfin, l’homme qui s’est échappé (le philosophe), petit à petit, il commencerait à observer le monde réel. Il passerait de l’ombre du vrai arbre, à l’arbre, puis de la lumière, puis du soleil. Tout ceci selon Platon parce qu’il y aurait des degrés d’illusions. Celui qui serait entré dans le monde réel n’aurait pas du tout envie de retourner dans la caverne, il le ferait à ses risques et périls. L’idée de Platon est la suivante : il y a le monde des apparences, la dimension sensible. Or, pour Platon, tout ce qui est apparence est forcément illusion, c’est ce qui ne change pas. Il y a dans le monde des apparences des choses vraies. Quand la fleur fane, ce n’est pas la beauté qui fane, mais la fleur ; pour lui il y a donc une beauté indépendante de la fleur. Il y a donc au-delà du monde sensible ce qu’il appelle des vérités intelligibles. Bien entendu si on veut arriver au vrai monde, il faut impérativement se tourner vers le monde sensible. Avec l’idée liée à la croyance de Platon que l’homme se détache du corps à sa mort et rejoins le monde des idées, la connaissance est en nous et la seule façon de l’atteindre est de se détourner complètement du monde sensible.
La science, n’est rien d’autre que l’observation du monde sensible. Elle ne pourrait apparaître que si l’on observe des objets qui sont dans le temps et dans l’espace ; le scientifique fait le contraire de Platon. Il n’y a de réalité que ce qui se trouve au fond de la caverne. Platon dit : tout ce que vous prenez pour la réalité n’est pas la vérité. Qui est fou ? Celui qui dit que pour une qu’une chose soit connaissable il faut qu’elle apparaisse, ou celui qui croît aux réalités derrières les apparences ? Celui qui passe pour le sage n’est pas le dernier des fous ; ce n’est pas parce qu’il prétend que tout le monde est fou est qu’il a raison. Celui qui prétend que le monde que nous voyons n’existons pas ou celui qui prétend que le vrai monde existe ailleurs ; lequel est fou ? La question de se demander qui est fou est pertinente. Lorsqu’on suit une logique d’idées sans tenir compte de ce qui permet les idées à savoir d’abord la présence au monde, on est dans la définition de la folie. C’est la négation du réel, c’est la définition de la folie. Or, à chaque fois qu’on a un concept dogmatique, on a une question de folie.
Lorsqu’on construit des idées sans tenir compte du réel, on tombe dans la folie. Les fous ont une logique. Être fou, c’est partir d’un postulat et construire sur lui, sur une base qui ne repose sur rien si ce n’est sur du vide. On construit sur quelque chose qui est faux, de manière logique. Celui qui se prend pour un sage n’est pas si sage que ça. Le fou le plus dangereux est sans doute celui de Platon plus que celles des Ménades.
Le nouveau testament.
Ce qui paraît fou aux yeux des hommes est la sagesse de Dieu. L’idée ici est qu’il y aurait une intelligence supérieure à la notre, une folie apparente. Ce n’est pas original : la pythie est considérée comme une sagesse supérieure. Dans cette première lecture, la folie n’est qu’un masque. L’interprétation de profonde théologie est plus intéressante : quand Dieu fait le monde, il le fait sans raison. S’il le fait pour de bonnes raisons, ça signifierait qu’il serait soumis à une logique qui le précède, soumis à un raisonnement. La création de Dieu ne peut être que folle, elle ne peut être que sans raison. C’est un pur caprice immotivé comme le geste d’un fou. C’est lourd de conséquence, car si le monde est caprice de fou, ne nous étonnons pas que le monde soit fou et qu’Abraham n’hésite pas à sacrifier son fils. Tout est folie, tout est histoire de folie et si on croît en Dieu, rien n’est véritablement sage. Quand Descartes a voulu prouver l’existence de Dieu, il a été fustigé par l’Eglise puisque c’était un péché capital. Mais est-il bien raisonnable de croire en un Dieu fou ? La thématique de la folie n’est pas inintéressante, peut être la folie n’est-elle pas induite uniquement dans la folie de personnages, mais également dans des textes (Platon) et dans la Religion.
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19.04.2009
Le vent.
Or il advint que toute la nostalgie de ce monde s'écoulait par les degrés de civilisations aux aurores mêmes d'une nouvelle ère : celle du nouveau romantique, ou que j'appellerais personnellement l'ére Apostogothique. Un mélange de romantisme et de gothisme, de fatalisme et d'oppression sentimentale qui induisent la créativité comme la source même de la vie et du plaisir, le fatalisme dérisoire de l'existence traduit dans des formes enchevetrés et enlassées, transférer le concept en la matière par le biais de l'extatique Magie créative. Je continuerais de pleurer cette ère Apostogothique en ma détresse profonde de tout cesser et de tout quitter, cette volonté de quitter ce monde ne disparaitra pas tant que les besoins de l'âme seront présents et entraîneront la mort personnelle et le conflit d'humanité avec lui-même ; il serait simple de tout cesser, mais je ne peux à ce temps et dès lors m'oblige de conserver la foi en mes actes autant qu'en mes pensées. Je crois en moi comme je crois en elle. Je prévois un événement magnifique. Un dîner aux chandelles parmi les morts sur un cimetière hanté par les émotions abruptes lassés par le Temps dans une réalité oppressante de torpeur et de quiétude. Nul endroit plus calme que le cimetière : les morts ne sont pas à craindre, les vivants le sont bien plus. Je la présenterais à la Mort comme à une vieille amie et ensemble dans la miséricorde du monde, au point culminant de l'excentricité émotionnelle de l'Être se produira ce qui est attendu depuis toujours. Ce n'est qu'une question de temps, mais après tout, comme minaudait mon chat de Sheschire ; le temps, le temps, qu'est-ce que le temps ?
La perception d'une fin.
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La nuit est nostalgie.
Les nuits se ressemblent, elles sont toutes pour moi des simples impressions de nostalgie qui se perdent dans les tréfonds de mon esprit, me rappelant à chaque seconde les détresses qui sont miennes, rejetant les haines à la surface et ensevelissant ma conscience de maux et de regrets. Une atmosphère lugubre flotte dans ma tête, toutes mes pensées s’anéantissent au son d’un violon de triste augure ; je ne sais quelles paroles donner à cet air mélancolique, mais une chose est bien certaine, je la ressens en toutes les cellules de l’esprit et du corps, alors vibre une souffrance et la déraison de la perdre. C’est un amour qui n’est pas perdu, mais demeure hors d’atteinte dans une autre réalité visible de la mienne ; je peux la toucher, l’effleurer, déposer un baiser sur ses fines joues, mais rien n’y fait, elle reste loin de moi. Je ne sais plus quoi faire à présent, je me sens perdu, triste, dans un labyrinthe, un dédale de cauchemars et de chasseurs de plénitudes. Nous sommes dans un cimetière et le froid nous investis, ensemble, jusqu’à la mort. Aussi longtemps que je pourrais t’avoir dans la peau, aussi longtemps que tu seras à mes côtés, ensemble, nous lutterons contre l’enfer qui nous attend.
11:49 Publié dans Psychotropie | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note
15.04.2009
Play it.
Avec l'incroyable quantité de blogs sur la toile, il est simple de deviner que beaucoup écrivent en fonction de ce qu'ils veulent montrer à leurs éventuels lecteurs. Enfin, on sait tous qu'Internet est composé de 70% de sites pornos, mais qu'est-ce qu'on s'en fout, c'est pas ça qui va développer la culture, hein. Je voudrais juste souligner le fait de voir amusant toutes ces personnes qui veulent montrer un pan de leur personnalité en écrivant de telle manière, et parlant de telle chose, en dévoilant sa vie petit à petit dans l'espoir d'attirer la sympathie des gens et de susciter en eux une pensée positive à leur égard. Si c'est pas malheureux, je trouve tellement mieux de savoir vivre pour soi en s'assumant en son entier plutôt que de se cacher derrière un voile. Pour reprendre la phrase de The Mask : "Nous portons tous des masques". (Quoi ma référence ? Elle a quoi ma référence ?)
Tiens, c'est marrant, tout à l'heure je regardais le magnifique Planet Terror (un film GRINDHOUSE) et l'action se déroule un 15 avril. Haha. En ce qui me concerne, le hasard n'existe pas. Tout est lié, et nous sommes tous connectés.
De toutes façons, Cthulhu est le seul Dieu qui régnera vraiment sur Terre un jour. Au moins, lui s'emmerde pas avec des préceptes à la con que personne ne tient et ne promets ni vie, ni enfer, juste queqlues éternités d'esclavage dans les profondeurs de R'Iyeh. C'est long, l'éternité, surtout vers la fin.
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06.04.2009
Un peu de psychanalyse...
Quelles pensées au sujet de la psychanalyse...
On a beaucoup écrit sur le caractère utile de la psychanalyse. Révélée par Freud durant le "glorieux" XXe siècle, alors qu'il aLlait soigner une patiente atteinte d'hystérie, celle-ci lui demanda de rester inactif et de l'écouter. Pendant un bon moment, elle parla, lui écoutait, après coup, elle se sentait mieux : un pas vers la guérison. Il en déduisit alors qu'il y avait quelque chose dans ses paroles qui a permis à ce qu'elle aille mieux. Mais mieux encore, par l'analyse psychanalytique de ses paroles, il pouvait en déduire ses problèmes, ses façons de pensées, plus généralement : entrer dans son inconscient. Notons que le philosophe Alain a toujours été contre les sciences de Freud, prétextant à l'abomination mentale, prônant la toute puissance de la Conscience Humaine. Alain, tu n'étais qu'un pauvre ignorant. Comme de nombreux philosophes, mais j'en parlerais dans une autre note. La Conscience n'est pas toute puissante, et nous sommes parfois soumis à notre inconscient. Certains pensent que l'inconscient nous domine parfois et nous pousse à commettre des actes involontaires. Je réfute pleinement cette idée : si acte il y a eu, c'est essentiellement parce que le propriétaire de l'action voulait la réalisation de cet acte : c'est d'une logique indéniable. Si on le veut, on le fait ; parfois même, on ne pense pas aux conséquences. De suite, certains pensent que ce sont les passions qui poussent certaines personnes à agir, et donc, ils n'étaient pas maîtres de leur volonté. Là-encore je réfute : dans la vie de tout individu, tout est une question de choix, et on peut faire le choix de se laisser subjuguer par ses passions ou pas, là encore, si ce choix est fait, c'est parce qu'on le veut. Sous cette argumentation discursive, je pense détenir une vérité relative qui n'est sans doute vraie que pour moi et pour ceux qui voudront bien me croire, mais je pense sincèrement que mes mots ne sont pas rien. Mais revenons à notre sujet. Tiens, il me vient à l'idée que je viens clairement de montrer où psychologie et philosophie sont liées. Mais soit, les deux sont inextricablement liés, mais la psychologie est tellement plus intéressante que la philo. :} La psychanalyse, on semble le négliger, sert à savoir ce qui se trouve dans l'inconscient de l'analysant afin d'en démêler les noeufs, d'y percer les mystères, d'y trouver les causes de ses problèmes, généralement les problèmes originels. Ensuite, c'est iausse partiellement une question d'interprétation. L'analyste doit faire la part des choses entre ce que dit le patient, son utilisation de la langue, son rapport à la langue par sa parole, il doit faire entrer en corrélation ses connaissance sur la psychologie, parfois la psycholinguistique, et les états de fait du patient ; puis en dernier point, interpréter le tout. Il doit lier tous les éléments qui lui sont offerts pour en déterminer une interprétation possible, mais par suite, si l’interprétation expliquée au patient convient à ledit patient, cette interprétation se change en vérité et tend à s’implanter profondément dans l’esprit du patient. Allez voir un médecin et plaignez-vous d’un mal de dos. S’il vous diagnostique une maladie que vous ne pensiez pas avoir parce que tout allait bien, si vous pensez vraiment avoir mal au dos, vous utiliserez la loi de l’attraction par la psychologie humaine du mal-être rationnel et vous vous retrouverez avec une douleur. Tous les éléments doivent être pris en compte, le facteur Loi de l’Attraction aussi : si en tant qu’analyste vous énoncez ce que vous tenez pour une interprétation exacte à votre patient, il pourra établir des corrélations étranges, voir irrationnelles entre votre interprétation et d’autres faits ; vous pourrez même aller jusqu’à modifier sa conduite, son attitude, son état d’esprit. Oh, ce n’est pas nécessairement une mauvaise chose, c’en est même une bonne dans la pratique de la cure psychanalytique, mais gardez-vous qu’il s’agit d’un pouvoir dangereux que de pouvoir pénétrer l’inconscient d’un individu : qui sait ce qu’on peut y trouver ? Ce que je sais, c’est que la seule façon d’entrer dans l’inconscient d’un individu, est par le biais des textes énoncés par son utilisation de la langue, donc par usage de sa parole. C’est alors là qu’intervient le facteur linguistique que je considère important en psychologie : après tout, l’analyste écoute une successions de sons, de vibrations acoustiques qui vont vibrer ses tympans et que lui converti ensuite en concepts par le long processus du fait physiologique psyco-auditif. Mais ce qui est plus étonnant encore est l’activité neuronale, l’activité psychique de l’analyste et de l’analysant pendant la cure psychanalytique. Pendant que l’analyste, non seulement de convertir les vibrations acoustiques, les sons, les phonèmes, les morphèmes les mots, les phrases, et autres groupes syntaxiques en concepts sans contenu différentiel par rapport à l’analysant, il doit aussi penser à d’autres concepts, donc d’autres référents, afin de les liés directement aux concepts qu’il lui ait donné de recevoir. C’est là une simple approche du système mental complexe qu’est celui qui pratique une psychanalyse, je pense le développer plus techniquement plus tard. Celui de l’analysant est tout aussi étrange, si je puis dire, puisqu’il parle sous le coup de l’association libre : il dit les premières choses qui lui passe par la tête ; des images mentales lui arrivent et sans réflexion entre, il doit articuler des mots. Ce qui est assez caractériel est qu’il peut dire des mots qui désignent de signification commune un concept précis mais pour lui, il s’agit d’un concept différent, dérivé ; là réside toute la difficulté de la psychanalyse et plus encore, celle d’associer les dires impulsionnels à des concepts eux-mêmes rattachés à d’autres concepts antérieurs idéels aux concepts étudiés. Sans doute la psychanalyse de Freud n’est pas encore une science exacte au point d’être claire comme peut l’être les mathématiques au niveau du secondaire, mais c’est là un des fondements des recherches premières en matière d’esprit, de substance communicationnelle, et d’étude de l’essence humaine en lui : la prééminence de l’inconscient autant que sur celle de la conscience.
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01 - Culture du Pacifique
Culture du Pacifique (séance une, au cas où vous ne l'auriez pas compris. Bande de moules plasmiques de l'espace !)
Tous les peuples de l’humanité développent des techniques, des pratiques, des coutumes, des valeurs, une forme de transmission de savoir intérieur de la société ; et c’est ce savoir sur lequel els anthropologues et sociologues, en observant ce peuple, qu’ils étudient les dérivent des cultures sur une sorte de typologie raciale. Aujourd’hui, avec le brassage culturel, on arrive à ce rappeler les formes d’empreintes des cultures antérieures, où dans les langues locales on retrouve des mots de cultures différentes et anciennes.
Les langues sont issues de quelque chose qui est commun ; dans le Pacifique, on va retrouver des restes à l’intérieur de certains lexiques.
Toutes les sociétés à un moment donné laissent un certain héritage qu’on va identifier à travers soit la langue, soit des techniques, comme les poteries Lapita, soit par l’outillage, et aussi tout moyen technique qui puisse aider cette population à conquérir des espaces plus lointains. Un élément qui est assez propre au territoire du Pacifique c’est la pirogue. Les hommes se sont posés à un moment en se demandant « Pourquoi les hommes ne sont-ils pas habillés » ? L’homme va s’adapter. Une forte adaptation à l’intérieur de l’environnement. Ce qu’on verra plus tard dans notre cours, car il va accomplir des actes pour pouvoir s’implanter. Le deuxième élément qui va le différencier est sa faculté à vouloir se connecter. On essaye de chercher comment dominer le chef dominant. Quand on va se brancher à un autre groupe on va commercer, échanger des femmes ; la femme est au centre de nombreux échanges à de nombreuses coutumes. Troisième point : se retrouve à travers la facilité à l’individu à se transformer et créer des outils nécessaires pour essayer de dompter cette nature qui est là, qu’il ne peut pas dominer, mais qu’il peut contrôler certaines parties de cette nature. Et de ce développement intellectuel et technique va naître le concept de culture. Et ce concept est né d’une pratique fondamentale pour l’homme, d’une pratique qui reste indispensable pour l’homme et d’une pratique de cultiver la terre.
C’est pour ça que Marshall Sahlins, anglophone qui observe les sociétés du Pacifique, dit : « Les choses doivent conserver une part de leur identité à travers leur transformation, faute de quoi, le Monde ressemblerait à un asile d’aliénés. » Citation reprise par Alban ? « La fin de l’exotisme », essai d’anthropologie critique. Quel est le cadre qui s’avance à travers les trois concepts que nous avançons ? Toute société s’inscrit toujours dans une dynamique historique. Et l’histoire retraduit et retranscrit les faits qui marquent l’évolution de la société à travers des périodes plus ou moins longues. Ce qui montre que le développement d’une société s’inscrit dans l’histoire. Et on ne peut l’écarter lorsque nous sommes amenés à étudier telle ou telle société. Deuxième élément de cadre que nous allons poser après l’anthropologie : la sociologie : chaque société est toujours en rapport avec… Des groupes, des objets… Le rapport à l’objet, au vivant, au mot, est ici d’une importance capitale, c’est ce phénomène de relation. C’est pour ça que la sociologie étudie toute sorte d’interaction avec les objets, les groupes, etc. On ne peut pas étudier ces relations sans étudier la société, et on parle alors d’anthropologie. Du coup, il est de notre intérêt d’étudier les sociétés à travers une anthropologie sociale historisée.
Tout objet dans un milieu subit des contingences, tout paramètre sociologique (les coups de force, bluffs, on essaye d’avoir plus que l’autre)…
Au niveau de la Grande Terre et des îles. Si on approche pas l’aspect qualitatif de la société, c'est-à-dire le rapport que l’on établit par rapport à l’histoire, comment les gens vont s’établir dans la société, on oublie d’étudier certains points de vue sociologiques des organisations, comme étudier la rentrée des chefs dans les tribus canaques.
Dans certaines tribus, des écoles ont été construites en face des églises pour défier l’Eglise, l’emprise religieuse, et prôner la laïcité. Quand on regarde les tribus sur le territoire, les religions prennent plus de place, d’où la difficulté de définir ce que c’est le citoyen. Dans toues les sociétés, chaque société édifie des stratégies propres. Autre particularité, parfois l’école est installée près d’un cimetière, ce qui montre que les pratiques et les stratégies qu’adoptent les gens ne sont pas toujours les mêmes mais présentent des ressemblances. Il y a trois typologies de positionnements de l’école.
Premier type : l’école est placée à la sortie ou à l’entrée de la tribu.
Deuxième : à côté du cimetière.
Troisième : à la limite de la tribu pour établir un consensus avec une autre tribu.
Les grecs vont déformer un type d’intelligence appelée la Mètis : une utilisation du contexte et de ses éléments avec un esprit fin pour arriver à des résultats escomptés avec des moyens du bord. Connaissant le milieu, on développe des stratégies différentes. C’est cette forme d’intelligence différente qui montre que chaque peuple développe un outillage conceptuel nécessaire adéquat. Au niveau des stratégies, pour appréhender ainsi le monde, il faut connaître les lieux. Toujours est-il que des pratiques se développent dans les cultures et créent ainsi l’expert, une sorte de savoir spécialisé : les chamans chez les indiens, les sorciers, etc. On a des clans spécialisés dans ce domaine, le clan du kava par exemple. Si on observe bien, le rituel du kava consiste en des gestes particuliers. Pour pouvoir conserver certaines pratiques, ces savoirs sont retransmis de pratiques en pratiques à des groupes spécialisés. Lorsque cet héritage-là n’est pas donné, la situation devient critique car si l’individu concerné meurt, le savoir disparaît. Ce qui a sauvé les langues du Pacifique, c’est tout de même les religions, à travers les traductions différentes des bibles en langue du Pacifique.
Les trois typologies montrés tout à l’heure montrent que l’école est situé selon les conceptions de telle ou telle société, et ces formes de stratégies que les gens développent à l’intérieur, crée quelque part, le phénomène d’handicap culture.
1er élément : adaptation, intégration
2e élément : la connexion
3e : transformation
4e : l’handicap culturel
Pour nous situer un peu : quand on dit que tout système fabrique toujours, si on a pas inventé l’école, on aurait pas inventé l’échec scolaire. C’est parce qu’on a inventé le premier qu’on a créé le second. Dans tout système, on crée quelque part l’envers. Sans banque, pas de crédits, etc.
Chapitre I : Un creuset commun, exemple : la Nouvelle- Calédonie
Le 05 avril 1946 : abolition des textes liés à l’indigénat. La France instaure une politique d’assimilation. Dès le 07 mai 46, le terme de Colonie est caduc, mais il sera conservé comme un mot historique, et qui sera remplacé un peu plus tard par le terme TOM. A partir de ce moment là, une espèce de creuset commun commence à apparaître : un brassage timide, ponctuel. En même temps ce qu’il faut savoir c’est que les indigènes commencent à acquérir le statut de citoyen. Le 26 octobre, avec la constitution de la IVe République, sur le territoire, deux grosses associations canaques « Union des Indigènes Calédoniens Amis de la Liberté dans l’Ordre » et « Association des Indigènes et Loyalciens Français ». Ces deux associations ont été imputées par deux grandes églises catholiques et protestantes, elles marquent le désir des indigènes à s’ouvrir au monde qui les entoure, refusant tout système clos. Mais paradoxalement, veulent conserver les territoires issus des réserves : des tribus. La réserve a été enlevée mais les tribus vont demeurer. Les tribus sont des espaces non-canaques. De ces deux associations se profilent les deux partis politiques qui vont rester majeurs en Nouvelle-Calédonie : l’UC et le RPC. De 1946 à 1956, toutes les évolutions se mettent en place au niveau du territoire. Couronné par la loi cadre de Phfferre du 26 juin 56 instituant une assemblée territoriale, un exécutif de sept ministres, présidé par le gouverneur devenant haut-commissaire de la République ou simplement le haussaire, cette loi favorise la constitution d’un premier gouvernement Calédonien. Ce qu’il faut savoir c’est que l’insertion de certains kanaks, dans le monde socio-politique, affermit le désir d’intégrer le système contrôlé par les grandes familles. Il y a les grandes familles qui dirigent les grandes infrastructures.
Les religions vont fonctionner avec la coutume.
En 1774, Cook capitaine de la marine britannique aborde sur une île qui sera « baptisée » Nouvelle-Calédonie. A partir de 1830 les contacts entre Kanak et Occidentaux se multiplient. Le 24 septembre 1853n le contre amiral Fébvrier Despointes, prend possession de l’île au nom de la France impériale. Progressivement la société coloniale se met en place. Jun embryon d’école missionnaire s’implante dès l’arrivée des religieux et l’installation avec son cortège de micro institutions. Des « écoles du dimanche » et des lieux de catéchisme sont créés.
Missionnaires.
Chez les protestants, la bible devient l’instrument principal d’enseignement de la lecture et de l’écriture auprès des enfants de tribus. Cependant, comme le souligne Pierre Clanché « Ce n’est que bien plus tard que certaines écoles privées catholiques et surtout protestantes deviendront quasi officiellement les « écoles des kanaks » reconnaissant d’abord la dignité de leur culture, telle celle fondée par le Pasteur Leenhardt à Houaïlou, le mythique collège Do Néva, qui avant de devenir le point de passage obligé de générations de jeunes kanak, n’était à l’origine (1904), qu’une petite école pastorale formant les futurs diacres ».
Les religions s’attaquent au symbole et étendent le culte chrétien à Tahiti (implantation d’églises pour supplanter les totems). Et c’est tous ces systèmes qui fonctionnent à moment donné dans l’histoire qui gèrent l’environnement social des individus.
Tout système qui domine instaure en même temps ses propres microstructures de dominations. La religion, le marchand (système commercial), et l’armée. La théorie des troisièmes : missionnaire, marchand et militaire. Les conquêtes qui ont eu lieu à partir de cette époque-là à la recherche de nouveaux territoires pour agrandir l’occident ont toujours été mis en avant. Les missionnaires pour dompter les sauvages, les politiques pour gérer les sauvages, et l’armée en cas de répression pour calmer les ardeurs des luttes possibles, et c’est partout la même chose. Les religions ont pu sauver certains élément des sociétés insulaires en important des prix auprès des populations, en formant des élites autochtones, que ce soient ici, Vanuatu, ou en Papouasie Nouvelle-Guinée… Il n’y en a pas beaucoup, mais il y en a. L’Eglise a conservé aussi des langues du Pacifique. Bien entendu, le système administratif s’implante aussi sur le territoire. Et particulièrement pour la Nouvelle-Calédonie, la découverte du Nickel par Jules Garnier va orienter le pays vers une dimension d’exploitation minière internationale et cela depuis 1880. L’une des premières usines se situait à Thio. Entre la découverte du minerai et la réalisation, il faut attendre quand même une dizaine d’années. Chaque pays dominant crée ses archipels dominant au contrôle du nouveau contexte. C’est un détail intéressant car on voit que les territoires s’organisent.
Accords de Matignon : 88 ; Accords de Nouméa : 98. Ces accords redéfinissent un nouveau schéma de gestion politique, économique, et de développement au niveau du territoire. A côté de la Calédonie, Tahiti demande aussi une révision statutaire, plus d’autonomie, on commence à penser à une forme de coopération régionale, une croissance économique, mais aussi au sens insulaire avec ce qu’on appelle le Pacific Way, où se prolonge la coutume. Les clivages qui vont exister, souvent issus de découpages arbitraires de l’espace : Mélanésie, Micronésie, Polynésie, arrangent cette disparité spatiale au sens des techniques géographiques, mais pose des problèmes relationnels, et de communication entre ce micro groupe insulaire. La recherche identitaire commune : ce qu’on appelle l’Océanien, à travers l’aspect différentiel des groupes dans le milieu. Différentiel car malgré la disparité des populations intérieures, les gens arrivent quand même à se retrouver dans une même culture spatiale du fait qu’ils sont issus d’une même population : les austronésiens. Lorsqu’il y a des échanges au niveau coutumier, ils se retrouvent, donc c’est une mécanique différentielle bien huilée. Cette recherche d’identité commune n’enlève en rien le mécanisme différentiel. Elle conserve des formes particulières de la culture. C’est cette dynamique historique que nous devons étudier. Tout système se dégrade et n’attend pas pour ça l’intervention de l’homme. Bien entendu, les rapports humains dans le milieu ne sont pas toujours aussi propres comme on le croît.
Souvent, les relations et les rapports humains sont difficiles voir alambiquées, entretenus longtemps, sont solder par des évènements douloureux. Il ne faut pas se voiler la face et se cacher, à un moment donné arrive un rapport de force. L’homme est un être intensionnel. Il y a une forte relation entre l’intention et l’action.
Aujourd’hui, l’affirmation identitaire devient un enjeu politique. Dans cet enjeu politique et cette quête d’identité se dessine un espace où des spécificités s’expriment. Le piège est d’entretenir le particularisme au sens d’une particularité identitaire.
Les années 70.
Elles sont marquantes pour les territoires. Suite au retour des métropoles des quelques étudiants et militaires kanak et Calédoniens ayant séjourné en France durant la période 68, la contestation du système scolaire accusé de colonial devient vive. Elle est relayée par quelques coopérants de la même génération venus pour faire leur service en tant que VAT et affectés dans les écoles de brousse. Le discours sur l’échec scolaire mes kanak devient un support prépondérant dans la contestation du système politique en général.
Les kanaks vont se servir d’une arme dont les européens ne maîtrisent pas : le forcing. Les codes de communication, les forces de connexion entre les groupes, les structures liées au pouvoir, les conventions politiques, et en dernier lieu, les aires, qui vont devenir les aires coutumières. Et c’est tous ces éléments qui composent cet espace culturel.
L’histoire à une prépondérance d’étude car il nous permet d’avoir un cadre d’évolution des choses qui évoluent au sein de la société. L’histoire a son importance. Cet aspect lié à l’histoire, à l’évolution est aussi importante que l’évolution d’un seul outil. Quand ils avaient maîtrisés le verre qui a ensuite permis qu’on fasse du commerce avec met en avant le commercial de la société, le développement économique. C’est pour ça que naissent aujourd’hui à notre époque une forme d’écologie, pour préserver l’environnement. L’histoire, non l’histoire chronologique, mais l’histoire de l’évolution des choses, est plus intéressante à étudier. L’espace réticulaire est souvent jalonné d’éléments symboliques qui créent une cohésion sociale, des limites invisibles se dessinent, des bornes limitrophes apparaissent ; il ne faut pas oublier qu’en Océanie, les relations internes et intrafamiliales sont encore fortes. On est face à une sorte de densité de relation, etc. Difficilement, on peut parler d’espace neutre.
Adaptation, intégration, et système d’intégration.
Toutes les stratégies développées par l’homme ou façonnées sur l’espace et aussi pour s’implanter et créer un environnement viable, profitable, à son émancipation…
« L’acteur social est loin d’être un idiot culturel. » Cet acteur social produit constamment pour des raisons pratiques, stratégiques, des discours au lieu des actes, des ethnométhodologues, affirment, en suivant de près les actions de l’homme, le social se construit localement et continuellement. On voit finalement les acteurs sociaux que nous sommes, placés dans notre dynamique historique. Les hommes façonnent leur environnement, et dans cette forme de transformation se démontre aussi leur forme d’adaptation à penser les choses. Avant même l’arrivée et les premiers contacts avec les premiers occidentaux, ils avaient conçu une gestion de l’espace qui leur est propre. Exemple : chez les kanak, le chef est étranger. Ceci montre que les sociétés sont dynamiques dans leur développement et permet de combler les carences lorsqu’elles sont identifiées mais aussi d’optimiser les options liées à son développement ; on identifie ici une sorte de plasticité dans le développement de ces sociétés (capacité à s’auto-gérer et aussi capacité à s’auto-réguler et aussi à s’adapter).
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04.04.2009
Journal d'un suicidaire 2 (?)
Le retour du Destiné Mourant. J’ai échangé quelques – bonnes – paroles attraits à la mort aujourd’hui avec un bon ami. Tout ceci, toutes ces manifestations de mon désir latent de disparaître s’affirment encore, continuellement. Mais soit, malgré le fait que je me pense capable de le faire, je ne veux pas ; pas encore. Qu’y aurait-il de bon ? Je devrais encore attendre certains évènements, certains faits, affirmer certaines vérités et ouvrir l’esprit des gens qui prendront la peine de m’écouter.
Je ne sais plus vraiment quoi écrire à ce sujet en fait. Je ne sais pas ; je ne sais plus. Juste le désir de tout recommencer. J’ai l’impression d’être un pauvre con perdu qui se plaint, mais il n’en est rien ; juste que, je ne ressens pas vraiment un besoin de changement, mais surtout la volonté, le désir, la curiosité de découvrir d’autres lieux, d’autres individus, d’autres cultures. Juste voir le monde, seul, visitant de nouvelles contrées et décrivant des évènements et des espaces jamais décrits auparavant. J’aimerais être un précurseur, un découvreur, j’aimerais être un thanatonaute, explorer la mort et ses confins ; mais soit, cela n’est, encore, pas à ma portée, et même si la mort reste une bien belle curiosité, l’ambition d’y accéder ne restera qu’une pensée. J’aimerais que les choses soient plus faciles, plus claires, pour tous, pour moi, mais il n’en est rien. J’entends des claquements sinistres résonnés près de moi. Je ne sais ce que c’est ; aimerais-je le découvrir ? J’aimerais découvrir l’inconnu dans une solitude certaine ; mourir ici dans la gloire de mes sens ; la mort est foncièrement épreuve de solitude, et en cela, je la trouve bien plus acceptable.
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03.04.2009
02 - Histoire du Pacifique
Histoire du Pacifique (séance deux)
Le premier temps de la mondialisation
S’étend de 1521 jusqu’en 19056.
1521 est le début d’une mondialisation du Pacifique. De l’impérialisme ibérique à l’impérialisme colonial. Cette mondialisation se répète progressivement. Elle commence de façon lente au XVIe et s’accélère jusqu’au XXe. Ceux qui commandent le mouvement sont les européens car ils connaissant un dynamisme économique, nous sommes au début du capitalisme. Et toutes les portées, par cette avancée européenne, s’étendra.
Aux européens s’ajoutent ceux qui deviendront les étatsuniens. Les Américains sont déjà présents. On est devant un véritable modèle occidental. Il va être adapté dans le Pacifique avec succès par les japonais et moins de succès dans les îles insulaires. Par exemple, Hawaï connait des problèmes, les mêmes que les autres régions du Pacifique. Nous sommes dans un processus d’accélération de l’histoire, où on a de plus en plus de sources, de témoignages qui permettent de faire une histoire de plus en plus précise et de suivre certains champs historiques plus précisément.
En 1521 Magellan fait le tour du Monde. Il traverse le Pacifique de façon un peu étrangère, mais ne verra aucune île, sauf une de Micronésie. Il atteindra alors les Philippines, la confondant avec l’Asie. En 1905 se produit un évènement important, c’est la première grande victoire d’un peuple non blanc sur les occidentaux : le Japon sur la Russie. Cette dernière est connue pour être invincible, mais se fait battre par les japonais. Ils développent alors une économie solide et il peut non seulement s’imposer aux occidentaux et même espérer remplacer les occidentaux dans le Pacifique.
Paradoxalement, quelques mois après cette défaite russe, dans le Pacifique, on assiste au dernier acte de la colonisation : la colonisation du Vanuatu (les nouvelles hybrides). On a deux colonisateurs qui veulent absolument la paix entre eux : les britanniques et les français. Ils s’entendent bien donc ils décident de coloniser cet archipel avec la mise en pied d’une administration originale : un condominium. C’est une colonie gouvernée six mois par les anglais, six mois par les français. L’administration étant différente, en cas de désaccord entre eux, les affaires seront tranchées par un juge espagnol. Car les nouvelles hybrides ont été découvertes par Quiros. Ils oublient qu’il y a des indigènes et la situation sera la même jusqu’aux années 80.
En Egypte on conteste la présence britannique, on est devant la dernière colonie. Cela montre le retard dans le domaine de la décolonisation. On le retrouvera dans ce processus. On verra qu’on a là une région qui commence une décolonisation très tard, en 1962.
Le Pacifique connait alors une période révolutionnaire. Nous sommes devant une révolution sociale. Elle est orchestrée par les européens, les occidentaux de façon générale. Ce sont eux qui ont la main, les principales décisions qui toucheront les archipels néo-calédoniens, etc, sont prises à Paris. Nous sommes devant une période où le Pacifique est à l’exception où le Pacifique est plus utilisé comme un objet avec des heurs quelquefois violents.
Le temps des découvreurs
Un lac espagnol menacé
Avant Magellan il y avait toute une époque. Quand il arrive on a des choses qui bougent dans le Pacifique. Cette zone est parcourue par des bateaux indiens, malais, chinois, de grandes flottes assez importantes venues croiser jusqu’en Australie. Les malais sont présents, on retrouve dans une des îles du Salomon, un métier à tissu, ce qui est assez surprenant.
Ce qui est tout à fait nouveau durant cette période où les européens arrivent, c’est le lieu de l’élaboration de ce qu’on appelle quelquefois des thalassocraties. L’histoire montre effectivement qu’on a eu des puissances thalassocratiques, c’est le cas d’Athènes au Ve siècle avant JC. Athènes impose à un certain nombre d’îles, de ports, de payer un tribut. On a la mise en place d’un réseau. Quand on réfléchit bien de façon globale et qu’on s’extrait d’une étude qui suit les documents, on s’aperçoit qu’il y a deux types d’empires : l’empire tel qu’on le véhicule dans la pensée française et qu’on le voit comme modèle dominant : un état relativement grand et qui a une assise territoriale puissante. Il y a un autre type d’Empire : il ne s’agit pas de contrôler des territoires mais des réseaux, c’est un contrôle des réseaux : ce que cherche à contrôler les puissances hégémoniques des thalassocraties, ce sont des routes. Par exemple, la thalassocratie hollandaise, ils ne cherchent pas à dominer toute l’Indonésie, ou Celan, ce qu’il cherche est d’avoir le long de cette route des Epices, un certain nombre de ports, de points, qui leur permettent d’atteindre les Molluque ( ?) tranquillement. Quand on fait le bilan des empires, on se rend compte qu’il y a toutefois des mélanges des deux.
La thalassocratie a un gros avantage sur la métropole : on en parle pas de sa décolonisation, et finalement les empires réseaux résistent beaucoup mieux que les empires territoriaux, car ils ne sont déstructurés que par captures des réseaux.
On voit apparaître des thalassocraties avant Magellan en Polynésie central et en particulier à Tonga. Tonga dont on a un certain nombre de traces orales. On aura un certain nombre de rois de Tonga qui vont s’installer dans l’île de Tongatapu et s’imposer alors dans d’autres villes. Une thalassocratie se met en place. En même temps, les tongiens mettent au point un ensemble de pirogues particulièrement efficace.
A partir de douze cents, les relations entre Wallis et Tonga sont plus ou moins épisodiques, et Futuna résiste aux tongiens.
Ils vont introniser dans les îles qui dépendent d’eux des administrations. Ces relations vont quelquefois se renforcer. Les tongiens sont si puissants qu’ils se font construire des tombeaux en grandes pierres. Ce sont des transports de pierre relativement difficiles, qui doivent nécessiter de grands transports.
Ces rapports entre les tongiens et les îles ne cesseront qu’au XVIIe siècle. Les tongiens sont présents fin du XVIIe siècle à l’île des Pins, on le voit à leur construction de pirogue. Ce qui leur donne alors une arme redoutable pour s’installer dans le sud de la grande terre. Ce qui leur donne un esprit thalassocratique. On est devant toute une zone qui doit payer des tributs.
On en repère d’autres à Hawai, à Tahiti, autour de sanctuaires. Tous ces réseaux existent. On va les découvrir par la richesse des traditions orales et par certains témoignages. Tonga va s’éclipser au XVIIe siècle. Cette éclipse ressemble à ce qui s’est passé au Japon, gardant un certain pouvoir (religieux).
Les conquistadors.
D’abord 1519, c’est le début de la conquête du Mexique. 1533, conquête du Pérou. Cette dernière est achevée très tardivement, en 1572, c’est le moment où il y a une normalisation en Amérique Latine. Il faut noter la fondation en 1537 de Lima. Capitale actuelle du Pérou que l’on appelle quelquefois la ville des rois, parce qu’elle a été fondée le jour de l’épiphanie. C’est une ville double comme Athènes. C’est le port du Calao. Le port de Lima. Le Calao est fondé en même temps que Lima dans une zone assez désertique. La zone péruvienne incas est fondée sur les montagnes, il vaut donc mieux d’aller sur les terres.
Il faut rappeler la vitesse impressionnante par laquelle la conquête s’est faite. Quelques centaines d’hommes et des canons vont suffire pour conquérir pendant une longue période. Il faut admirer le génie de conquête de Cortes. Jamais le roi d’Espagne n’aurait pu penser que ce petit conquistador aller lui conquérir un royaume qui allait lui rapporter beaucoup. Cortes bénéficie d’un certain nombre de traducteurs du côté des indiens. La Malinche est l’image de la traîtresse comme l’image de celle qui coopère. Elle est le prototype du devenir de la société mexicaine. Elle accepte d’avoir des enfants de lui, il la marie à un de ses hommes. C’est un destin extraordinaire. Cette femme et d’autres expliquent à Cortes comment fonctionne la société, ils montrent comment les Aztèques sont abominables, expliquant les sacrifices et les ruisseaux de sang. On lui explique très bien comment ça fonctionne, il comprend que s’il s’appuie sur certains indiens, il pourra conquérir. Ils s’appuient sur eux pour déstabiliser le pouvoir hégémonique avant de prendre sa place. Cortes va s’installer à Mexico, là où les Aztèques ont leur capitale, car nous sommes sur un lac et la ville est coincée au pied d’un volcan. Nous sommes dans une cuvette qui risque d’être détruite. Il y a eu de très fortes pluies au Mexique et Mexico fut sous l’eau pendant deux ans.
Ils s’installent sur ce site car il faut que le nouvel état que Cortes crée soit à l’endroit où les Aztèques avaient leur pouvoir. Ils construiront une cathédrale. On est au cœur de la ville Aztèque, on note une volonté d’imposition, de superposition. Il va s’imposer et laisser la carte libre, en mettant en place une société métissée. Ses soldats espagnols se marient avec des indiennes et en voit se mettre en place des collèges dirigés par des franciscains.
Sahagun ( ?)
On est devant une société qui joue la carte du métissage. Les espagnols cherchent l’or. Et ils voient au Mexique des possibilités de cultures : vanille, café, vodka, etc. Dans une quarantaine d’année s’épanouit une société complètement métisse assez loin de l’Espagne. Le Pérou, c’est la même chose. Tout se passe exactement pareil. Il faudra attendre 1572 pour qu’il y ait véritablement une reprise de l’Espagne.
On voit apparaître en Amérique une véritable police religieuse, l’Inquisition. Elle vient traquer en Amérique les européens. Elle impose aux indiens une nouvelle façon de voir le christianisme. « Dieu a fait l’homme à son image et l’homme le lui a bien rendu. » On a des conceptions bien différentes. Les mexicains et les péruviens pratiquent des choses incorrectes aux yeux du catholicisme romain. L’Amérique va connaître avant l’Océanie le choc microbien. Arrive une population blanche avec des pathologies qui vont faire des massacres, dont la syphilis.
On est devant un monde démoralisé qui se laisse imposer un nouveau pouvoir politique, religieux.
Les conquistadors sont animés de deux principes : répandre la foi chrétienne. Ils répandent le christianisme et sont accompagnés par des franciscains. Le deuxième principe est la soif de l’or. Ils ne se conçoivent pas comme revenir aussi pauvre qu’ils sont partis. Ils veulent trouver de quoi s’enrichir et ils vont continuer au-delà du nouveau monde pour pouvoir s’enrichir. La conquête de l’Amérique à partir du 1522, bute. Le nord du Mexique est assez aride et hostile.
On enverra par la suite un certain nombre d’expéditions. Nous sommes à une époque où les nombres sont inconnus. Ils partent de l’Amérique latine (1527) et Cortes envoie son cousin. Mais le problème auquel seront confrontés les espagnols, c’est qu’il n’y aura aucune route de retour. Pendant très longtemps, les bateaux partent et ne reviennent jamais. Cela n’empêche pas un certain nombre d’épisodes. On va s’intéresser entre 1564 et 65, on trouvera les Philippines, ces îles donnés au Roi Philippe, mort de gangrène. Elles sont situées juste devant une Chine relativement fermée. Elles vont servir de plateforme pour échanger avec elle. Les espagnols sont obligés de traverser l’atlantique. Ils prennent la route par le Galion de Manille. Ils partent les cales chargés d’argent et ils reviennent chargés de produits chinois qui se vendent à prix d’or en Espagne. On a calculé que la plupart qui partaient mourraient en cours de route.
La recherche de l’or et la recherche d’âmes à sauver expliquent les expéditions en Océanie. En cette fin du XVIe et en 1795 il s’agit d’exploiter les mines du roi Salomon. Le roi est très puissant et son or viendrait du pays d’Ophir. Nous sommes devant la première tentative de colonisation. Nous n’avons pas du tout de traces réelles des espagnols aux Fidji. Quand on regarde les armes du Vanuatu traditionnel, ils reprennent des formes d’armes espagnoles. Ils ont essayé de reproduire avec du bois les armes espagnoles, on note donc une sophistication des massues, par exemple.
L’Amérique est une terre d’utopie, entre l’idéal chrétien et les idéaux espagnols. Ils reprennent des images de l’Antiquité qui expliquent comment devrait être la cité idéale. Cette idée vient d’une œuvre qui inspirera les espagnols. Ce livre aura été écrit par un évêque qui aura mis en place les premiers villages hôpitaux. Nous sommes à l’ouest de Mexico. L’idée de mettre les indigènes à part vient de l’idée d’en faire des chrétiens parfaits. Les occidentaux ont des pratiques profanes, donc on en éloigne les indiens, en les insérant dans un domaine autarcique : le village hôpital. On a quelque chose que l’on retrouve dans le Pacifique. Puisque se distingueront les catholiques occidentaux et les catholiques convertis. On aura des prêtres qui distribueront des fusils pour détruire les blancs. On est devant un régime presque théocratique et qui trouve son origine en Amérique Latine. Ils veulent faire des régions Océaniennes, des utopies.
Les autres
Comment réagissent les autres face à cet empire espagnol ? Les autres sont les empires orientaux. Pour essayer de les évangéliser, les jésuites vont tenter de connaître au mieux la civilisation chinoise pour établir des adaptions du culte chrétien. Ils vont changer les formes caractéristiques et essayer de réintégrer dans la religion le culte des ancêtres. Deuxième chose : le Japon à côté connait la même évolution. Le Christianisme connait un grand succès et va être persécuté. D’un coup, tous les chrétiens japonais vont être exécutés et dans les deux cas la fermeture brutale du pays va poser problème de plus en plus aux occidentaux. Ils n’arrivent pas à équilibrer leur balance commerciale. Ce qu’il faut donner aux chinois, c’est des produits d’importations. Ces pays se ferment et perdent pour la Chine des aires d’influences où finalement les chinois abandonnent la domination de la Sibérie qui devient Russe. Pour le reste du Pacifique, l’autre, c’est les sauvages. Le mot « sauvage » peut être pris dans son sens étymologique : l’homme des bois. C’est celui qui vit dans la nature. Initialement, c’est non péjoratif. C’est avec effectivement des critères qui établiront, par les jésuites, une classification des hommes et des civilisations. On a tout à fait en bas, le sauvage qui ne sait pas exploiter la nature. Il cueille et chasse et vit dans des huttes de branchages. Le critère de civilisation est de pouvoir construire en pierre et de pouvoir mettre en place une agriculture qui se voit. Au deuxième niveau, on a les peuples d’Amérique qui savent construire en pierre et mettre en place l’agriculture, même s’ils ne connaissent pas beaucoup l’élevage. Au troisième niveau on a les chinois, les indiens, et autour, car ils connaissent la construction, l’écriture, l’administration, mais ne sont pas encore civilisés. Au summum, les européens. Quand on parlera d’évolution, ce sera d’amener les sauvages du niveau un au niveau quatre. De le faire habiter dans des maisons et lui faire faire des travaux jardinatoires.
Ces sauvages peuvent être des sauvages complets, des cannibales féroces. Celui un peu moins complet, c’est le coupeur de tête. L’éruption des blancs ne change rien au royaume polynésien. Dans ce Pacifique, l’arrivée des blancs ne change pas grand-chose, c’est le cas de Rapanui. Son drame est un drame écologique qui a engendré un drame humain. Ils sont arrivés sur une île qui leur permettait de repartir grâce aux forêts. Mais l’évolution de la culture du marae qui nécessite l’évolution de statuts colossaux détruire les forêts et ne pourront plus repartir. Ils vont donc s’entretuer. Ce monde vivait en vase clos. Il n’y a pas de changements. Il faudra attendre qu’ils arrivent sur l’île pour pouvoir changer quelque chose, mais ce sera déjà trop tard.
A partir des années 1579-80 on note l’arrivée de populations blanches non espagnoles : des corsaires. Dont le célèbre Francis Drake qui arrive dans le lac espagnol tellement sûr de lui qu’il n’a pas de forteresse. A partir de là, les corsaires hollandais et anglais vont s’aventurer de plus en plus loin pour voler les galions remplis d’or et d’argent. C’est en 1602 que va se fonder la VOC. La Hollande à cette époque là est très moderne : premier sigle, première multinationale, puisque la VOC fait ce qu’elle veut. Première bulle spéculative, c’est un pays capitaliste. En 1631 elle fonde la ville de Batavia qui deviendra Jakarta. C’est un modeste entrepôt de terre. La VOC est une entreprise commerciale, son but est de faire des profits. Nous ne sommes plus du tout dans le cadre espagnol, mais dans celui d’une compagnie privée à but lucratif. Elle exploite de façon éhontée la main d’œuvre. Les hommes sont considérés uniquement que comme de la main d’œuvre. Elle met en place un système protectionniste.
Comme ces expéditions ne rapportent pas suffisamment d’argent, on accuse Abel Tasma de voler des fonds. Finalement, les hollandais se détourneront de l’Océanie.
Navigateurs des lumières et expéditions scientifiques.
Les acteurs.
Les missionnaires sont relativement présents. En Océanie, Philippine, etc. Le nom de François-Xavier revient souvent, c’était un jésuite.
La seconde période commence dans les années 50. On a des hommes des lumières qui viennent aussi découvrir de nouveaux territoires, avec Bougainville et Cook ainsi que Lapérouse. On trouve dans ces expéditions un grand nombre de scientifiques et d’artistes. On a besoin de ces derniers afin de pouvoir faire des dessins. Dans l’expédition d’Entrecasto, c’est un spécialise de dessins botaniques qui sera initialement là pour « croquiser » les plantes. Ces scènes sont extrêmement célèbres et vont permettre aux populations éclairées d’Europe de savoir ce qui se passe dans le Pacifique. La multiplication des éditions des voyages de Cook, de Bougainville, est surprenante. On a un véritable public avide de connaissance et c’est lui qui va influencer les hommes politiques car ils vont ensuite aider des missions.
On est plus dans le secret. Les expéditions sont connues. C’est le dernier quart du XVIIIe siècle.
Ces nouveaux navigateurs recherchent la fameuse terra incognita australis. L’idée, c’est qu’il y ait une terre inconnue, un endroit qui fait contrepoids au monde européen et asiatique. Ils pensent qu’il doit y avoir la même masse de terre de l’autre côté du monde. Ils vont chercher cette terre inconnue jusqu’à la fin du XVIIIe siècle. Cook est un homme des lumières. Parmi ses nouveautés, il faudra noter le chronomètre qui permettra de déterminer la longitude et la latitude. Ils vont aussi découvrir l’hygiène, et Cook fait attention à son équipage. Il emmènera de la choucroute car avant les marins mourraient de scorbut.
Ces navigateurs vont trouver l’Australie, et mettront un point final à la recherche de la terra incongnita. Il fera des cartes avec des grandes précisions sur les points d’eaux et les côtés visitées. Il y mettra les espèces botaniques trouvées et il trouvera des routes commerciales.
Les découvertes ne s’arrêtent pas à ce que fait Cook. Les russes découvrent le détroit de Bering, atteignent l’Alaska… (dates ?) A partir de 1745, les russes commencent à s’établir en Alaska. Ils vont commencer à descendre le long de la côte Pacifique Nord. Avec les navigateurs arrivent les microbes, et partout où ils passent ils laissent des maladies. Cook notera que les îles Cook sont ravagées par des maladies inconnues, qu’il pense répandues par ses hommes.
Bougainville à la naissance d’un mythe
[Partie Manquante]
Apparition du LMS : London Mission Society : elle arrive en 1797 en Polynésie, d’où l’importance de la Bible comme un livre développé par les Océaniens, il donne le premier code à appliquer, les règles de l’Ancien Testament.
C’est en 1878 qu’ils déportent la moitié de population de l’île de Pâques au Chili. Ils cherchent l’appuie des catholiques. C’est important à savoir car c’est une des raisons pour lesquelles on ne sait rien : meurt les chefs, meurt les prêtres, et tous ceux qui avaient un savoir coutumier.
Ces groupes d’hommes, on en trouve partout. Des gens qui viennent des Nouvelles-Hébrides. C’est un véritable trafic d’hommes avec très vite des zones de partage. C’est très net pour les Salomon ou deux puissances sont en concurrence dans le trafic d’hommes. Au Samoa pour la main d’œuvre, principalement. Le Nord des Salomon fournit de la main d’œuvre pour l’Allemange et le sud de la Grande-Bretagne.
Cet appel de main d’œuvre va être élargi au pourtour du Pacifique. On fait venir des vient-namiens, des javanais. On fait surtout venir de la main d’œuvre Chinoise. Car partout ailleurs il y en a. Ils n’arrivent pas forcément de leur plein gré. Les Japonais c’est la même chose. Hawaï est une île qui connait un grand développement et en même temps une perte de population importante. On a cent quatre vingt mille migrants japonais et quarante mille migrants chinois. Ce qui explique l’implantation japonaise à Hawaï. On va les retrouver partout, y compris en dehors des îles. Ces chinois débarquent en Europe, en Australie.
A cela s’ajoute les indiennes Fidji. On va donc faire venir des populations
L’apocalypse.
L’arrivée des blancs va donc amener ce qu’on appelle l’Apocalypse. L’arrivée d’une population étrangère amène des microbes, ce qui est d’autant plus important puisque les petits bateaux des navigateurs en sont infectés. Quand en Grande-Bretagne la moitié de la population est tuberculeuse, quand ils débarquent, la maladie se développe et le germe se transmet, et le donnent aux gens qu’ils rencontrent. C’est pourquoi on constatera des flambées de tuberculeuses. Ce qui durera pendant tout le XIXe siècle. Ce qui expliquera le déclin de la population.
Ces flambées de mortalité des populations côtières vont gagner l’intérieur. Quand quelqu’un meurt, son clan maternel vient, et ramène ensuite le microbe chez eux. Par ce biais, les maladies peuvent se répandre assez rapidement et à une grande échelle. Les groupes malades travaillent moins, ils sont alors confrontés à des problèmes de subsistance, ils sont parfois confrontés à des épidémies, parfois juste à des manques de nourriture. Ils souffrent donc de malnutrition. La famine et la disette s’en mêlent. La guerre est alors automatique, une guerre ravivée par l’intrusion des européens. On a une diffusion de l’art de la guerre. Tout ceci provoque alors des chutes de population vertigineuses.
Ils vont alors se tourner vers le Dieu des chrétiens qui doit leur apporter une richesse matérielle.
L’opium se développe en Chine. Se développe son commerce. L’opiomanie. Le commerce de la drogue se développe. L’alcoolisme aussi. Très souvent cet alcoolisme pousse les hommes à la violence. C’est aussi une arme à la main des blancs. Ils en offrent aux indigènes.
En Océanie les sociétés sont très masculines, il y a donc des tensions qui naissent entre eux.
Le temps des colonisateurs.
à Faut-il coloniser le Pacifique ?
Il existe au moment où s’ouvre l’espace Pacifique, une opinion qui n’est pas favorable à la colonisation. En 1783 les EU ont l’indépendance et s’estiment la première nation décolonisée du monde, et plus tard commence la vague de décolonisation qui bat son plein en 1820. En revanche, l’Amérique du Nord reste un modèle. Quelques années après elle sera en proie de suivre leur souveraineté. Cette guerre entre les britanniques et les américains va obliger le président Monroe en 1821 à parler sa fameuse doctrine. On parle de la doctrine (de) Monroe : « L’Amérique aux américains ». Le Grand Frère étasunien peut les sauver de l’indépendance des britanniques, entre autres.
Au nord, ils ont ce qu’on appelle une « destinée manifeste » qui est celle d’apporter aux hommes la lumière, la culture, etc. Le gros problème en Amérique c’est l’Isme. Un canal dans l’Isme permettrait d’aller plus rapidement à Mexico. Ce qui est certain c’est que ce canal va mettre très longtemps à être mis en place et il le sera en août 1914, mais passera aux oubliettes.
Ils veulent aussi participer aux profits extrême-orientaux et veulent intégrer Hawaï. Durant cette période où il faut coloniser le Pacifique survient un handicap : la distance. A partir des années 1860 les bateaux vont connaître une évolution technique remarquable. A partir de cette époque-là va être mis en concurrence les steamers qui utilisent une roue à eau et les clipers. Naissent des bateaux de plus en plus sophistiqués avec plus d’autonomie et plus de rapidité. Les steamers nécessitent d’avoir du charbon pour fonctionner.
A cela s’ajoutent le développement du câble et du télégraphe, ce qui explique un retard des américains. Grâce à ceci on sait à présent où se trouvent les bateaux.
Enfin dans cette idée de coloniser le Pacifique, il y a le fameux marché de l’Extrême-Orient. La Chine est un très vaste marché, les occidentaux s’intéressent à prendre la Chine. On va vendre à ces chinois et ces japonais des produits comme le textile. Les marchés asiatiques doivent produire des produits bons marchés en utilisant de la main d’œuvre pas cher. Les japonais vont acheter des usines clés en main, un armement moderne. A Hawaï le roi construit une capitale : Honolulu, qui a le premier palais du monde éclairé à l’électricité, quatre ans avant la Maison Blanche.
Le mécanisme de la civilisation.
à Le recul de la frontière.
Les russes ont tendance à reculer leur frontière.
En 1867 la Russie va perdre la guerre de Crimée ( ?). Cette guerre va recentrer l’intérêt des russes. Si nous avons perdu cette guerre c’est car elle se disperse trop ; ils vont vendre l’Alaska aux américains. On a un partage des eaux du Pacifique nord au détriment d’ailleurs des anglais. Il y aura des conflits. Les Etats-Unis vont suivre pendant ce temps une politique de frontière qui va leur permettre d’annexer un tiers du Mexique et mener à la prise de Mexico. Cette amputation permet aux américains désormais d’avoir une façade Pacifique, c’est ainsi qu’il faut voir et comprendre ce qui se passe à Hawaï. Nous sommes dans une ile en grande partie évangélisée par des Américains. A l’époque des rois d’Hawaï on a des princes et princesses qui ont tendance à phagocyter la monarchie Hawaïenne.
Les Philippines deviennent un territoire américain.
à Les installations des peuples vers le centre.
L’économie des Commonwealth désigne l’ensemble des colonies. On va parler du Commonwealth d’Australie. Autrement dit, toutes les économies d’Australie sont réunies dans ce Commonwealth. Ce Commonwealth réunit l’Australie et la Nouvelle-Zélande : elle devient un Dominion en 1901. Et six ans plus tard il sera divisé en deux (pour celui de la NZ). Un Dominion est un état qui s’administre tout seul mais dont le souverain est le roi d’Angleterre. Ces pays ont un gouvernement parlementaire. En 1901 ils s’engagent aux côtés des britanniques dans la guerre des Bour. En NZ, le roi des maoris et maoris sont en guerre contre les britanniques, ils essayent d’avoir un roi face à la reine. Mais ils sont trop divisés et finiront par être écrasés.
Les français s’installent à Tahiti et dans les îles voisines en 1842. C’est aussi un conglomérat de statut, et devient un protectorat (qui garde son roi).
La NC sera toujours une colonie car c’en est une dès 1853. Fidji devient une colonie dès 1874. Les français et les anglais s’entendent contre un nouveau venu : les allemands. Ils vont essayer de verrouiller le Pacifique et c’est pourquoi Wallis devient un protectorat. Nous sommes devant un espace découpé. Cet espace va connaître une re-distribution très simple après la guerre de 14. En gros les anciennes colonies vont passer sous mandat. Les alliés préfèrent tous les biens Allemands en Chine puis en Micronésie. Pas plus loin car le reste sera occupé par l’Australie. Comme les Samoa. Naura passe sous mandat britannique.
En 1931 est créé l’Empire du Mandchouchro. C’est un faux état.
Des Empires coloniaux.
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