03.04.2009
02 - Histoire du Pacifique
Histoire du Pacifique (séance deux)
Le premier temps de la mondialisation
S’étend de 1521 jusqu’en 19056.
1521 est le début d’une mondialisation du Pacifique. De l’impérialisme ibérique à l’impérialisme colonial. Cette mondialisation se répète progressivement. Elle commence de façon lente au XVIe et s’accélère jusqu’au XXe. Ceux qui commandent le mouvement sont les européens car ils connaissant un dynamisme économique, nous sommes au début du capitalisme. Et toutes les portées, par cette avancée européenne, s’étendra.
Aux européens s’ajoutent ceux qui deviendront les étatsuniens. Les Américains sont déjà présents. On est devant un véritable modèle occidental. Il va être adapté dans le Pacifique avec succès par les japonais et moins de succès dans les îles insulaires. Par exemple, Hawaï connait des problèmes, les mêmes que les autres régions du Pacifique. Nous sommes dans un processus d’accélération de l’histoire, où on a de plus en plus de sources, de témoignages qui permettent de faire une histoire de plus en plus précise et de suivre certains champs historiques plus précisément.
En 1521 Magellan fait le tour du Monde. Il traverse le Pacifique de façon un peu étrangère, mais ne verra aucune île, sauf une de Micronésie. Il atteindra alors les Philippines, la confondant avec l’Asie. En 1905 se produit un évènement important, c’est la première grande victoire d’un peuple non blanc sur les occidentaux : le Japon sur la Russie. Cette dernière est connue pour être invincible, mais se fait battre par les japonais. Ils développent alors une économie solide et il peut non seulement s’imposer aux occidentaux et même espérer remplacer les occidentaux dans le Pacifique.
Paradoxalement, quelques mois après cette défaite russe, dans le Pacifique, on assiste au dernier acte de la colonisation : la colonisation du Vanuatu (les nouvelles hybrides). On a deux colonisateurs qui veulent absolument la paix entre eux : les britanniques et les français. Ils s’entendent bien donc ils décident de coloniser cet archipel avec la mise en pied d’une administration originale : un condominium. C’est une colonie gouvernée six mois par les anglais, six mois par les français. L’administration étant différente, en cas de désaccord entre eux, les affaires seront tranchées par un juge espagnol. Car les nouvelles hybrides ont été découvertes par Quiros. Ils oublient qu’il y a des indigènes et la situation sera la même jusqu’aux années 80.
En Egypte on conteste la présence britannique, on est devant la dernière colonie. Cela montre le retard dans le domaine de la décolonisation. On le retrouvera dans ce processus. On verra qu’on a là une région qui commence une décolonisation très tard, en 1962.
Le Pacifique connait alors une période révolutionnaire. Nous sommes devant une révolution sociale. Elle est orchestrée par les européens, les occidentaux de façon générale. Ce sont eux qui ont la main, les principales décisions qui toucheront les archipels néo-calédoniens, etc, sont prises à Paris. Nous sommes devant une période où le Pacifique est à l’exception où le Pacifique est plus utilisé comme un objet avec des heurs quelquefois violents.
Le temps des découvreurs
Un lac espagnol menacé
Avant Magellan il y avait toute une époque. Quand il arrive on a des choses qui bougent dans le Pacifique. Cette zone est parcourue par des bateaux indiens, malais, chinois, de grandes flottes assez importantes venues croiser jusqu’en Australie. Les malais sont présents, on retrouve dans une des îles du Salomon, un métier à tissu, ce qui est assez surprenant.
Ce qui est tout à fait nouveau durant cette période où les européens arrivent, c’est le lieu de l’élaboration de ce qu’on appelle quelquefois des thalassocraties. L’histoire montre effectivement qu’on a eu des puissances thalassocratiques, c’est le cas d’Athènes au Ve siècle avant JC. Athènes impose à un certain nombre d’îles, de ports, de payer un tribut. On a la mise en place d’un réseau. Quand on réfléchit bien de façon globale et qu’on s’extrait d’une étude qui suit les documents, on s’aperçoit qu’il y a deux types d’empires : l’empire tel qu’on le véhicule dans la pensée française et qu’on le voit comme modèle dominant : un état relativement grand et qui a une assise territoriale puissante. Il y a un autre type d’Empire : il ne s’agit pas de contrôler des territoires mais des réseaux, c’est un contrôle des réseaux : ce que cherche à contrôler les puissances hégémoniques des thalassocraties, ce sont des routes. Par exemple, la thalassocratie hollandaise, ils ne cherchent pas à dominer toute l’Indonésie, ou Celan, ce qu’il cherche est d’avoir le long de cette route des Epices, un certain nombre de ports, de points, qui leur permettent d’atteindre les Molluque ( ?) tranquillement. Quand on fait le bilan des empires, on se rend compte qu’il y a toutefois des mélanges des deux.
La thalassocratie a un gros avantage sur la métropole : on en parle pas de sa décolonisation, et finalement les empires réseaux résistent beaucoup mieux que les empires territoriaux, car ils ne sont déstructurés que par captures des réseaux.
On voit apparaître des thalassocraties avant Magellan en Polynésie central et en particulier à Tonga. Tonga dont on a un certain nombre de traces orales. On aura un certain nombre de rois de Tonga qui vont s’installer dans l’île de Tongatapu et s’imposer alors dans d’autres villes. Une thalassocratie se met en place. En même temps, les tongiens mettent au point un ensemble de pirogues particulièrement efficace.
A partir de douze cents, les relations entre Wallis et Tonga sont plus ou moins épisodiques, et Futuna résiste aux tongiens.
Ils vont introniser dans les îles qui dépendent d’eux des administrations. Ces relations vont quelquefois se renforcer. Les tongiens sont si puissants qu’ils se font construire des tombeaux en grandes pierres. Ce sont des transports de pierre relativement difficiles, qui doivent nécessiter de grands transports.
Ces rapports entre les tongiens et les îles ne cesseront qu’au XVIIe siècle. Les tongiens sont présents fin du XVIIe siècle à l’île des Pins, on le voit à leur construction de pirogue. Ce qui leur donne alors une arme redoutable pour s’installer dans le sud de la grande terre. Ce qui leur donne un esprit thalassocratique. On est devant toute une zone qui doit payer des tributs.
On en repère d’autres à Hawai, à Tahiti, autour de sanctuaires. Tous ces réseaux existent. On va les découvrir par la richesse des traditions orales et par certains témoignages. Tonga va s’éclipser au XVIIe siècle. Cette éclipse ressemble à ce qui s’est passé au Japon, gardant un certain pouvoir (religieux).
Les conquistadors.
D’abord 1519, c’est le début de la conquête du Mexique. 1533, conquête du Pérou. Cette dernière est achevée très tardivement, en 1572, c’est le moment où il y a une normalisation en Amérique Latine. Il faut noter la fondation en 1537 de Lima. Capitale actuelle du Pérou que l’on appelle quelquefois la ville des rois, parce qu’elle a été fondée le jour de l’épiphanie. C’est une ville double comme Athènes. C’est le port du Calao. Le port de Lima. Le Calao est fondé en même temps que Lima dans une zone assez désertique. La zone péruvienne incas est fondée sur les montagnes, il vaut donc mieux d’aller sur les terres.
Il faut rappeler la vitesse impressionnante par laquelle la conquête s’est faite. Quelques centaines d’hommes et des canons vont suffire pour conquérir pendant une longue période. Il faut admirer le génie de conquête de Cortes. Jamais le roi d’Espagne n’aurait pu penser que ce petit conquistador aller lui conquérir un royaume qui allait lui rapporter beaucoup. Cortes bénéficie d’un certain nombre de traducteurs du côté des indiens. La Malinche est l’image de la traîtresse comme l’image de celle qui coopère. Elle est le prototype du devenir de la société mexicaine. Elle accepte d’avoir des enfants de lui, il la marie à un de ses hommes. C’est un destin extraordinaire. Cette femme et d’autres expliquent à Cortes comment fonctionne la société, ils montrent comment les Aztèques sont abominables, expliquant les sacrifices et les ruisseaux de sang. On lui explique très bien comment ça fonctionne, il comprend que s’il s’appuie sur certains indiens, il pourra conquérir. Ils s’appuient sur eux pour déstabiliser le pouvoir hégémonique avant de prendre sa place. Cortes va s’installer à Mexico, là où les Aztèques ont leur capitale, car nous sommes sur un lac et la ville est coincée au pied d’un volcan. Nous sommes dans une cuvette qui risque d’être détruite. Il y a eu de très fortes pluies au Mexique et Mexico fut sous l’eau pendant deux ans.
Ils s’installent sur ce site car il faut que le nouvel état que Cortes crée soit à l’endroit où les Aztèques avaient leur pouvoir. Ils construiront une cathédrale. On est au cœur de la ville Aztèque, on note une volonté d’imposition, de superposition. Il va s’imposer et laisser la carte libre, en mettant en place une société métissée. Ses soldats espagnols se marient avec des indiennes et en voit se mettre en place des collèges dirigés par des franciscains.
Sahagun ( ?)
On est devant une société qui joue la carte du métissage. Les espagnols cherchent l’or. Et ils voient au Mexique des possibilités de cultures : vanille, café, vodka, etc. Dans une quarantaine d’année s’épanouit une société complètement métisse assez loin de l’Espagne. Le Pérou, c’est la même chose. Tout se passe exactement pareil. Il faudra attendre 1572 pour qu’il y ait véritablement une reprise de l’Espagne.
On voit apparaître en Amérique une véritable police religieuse, l’Inquisition. Elle vient traquer en Amérique les européens. Elle impose aux indiens une nouvelle façon de voir le christianisme. « Dieu a fait l’homme à son image et l’homme le lui a bien rendu. » On a des conceptions bien différentes. Les mexicains et les péruviens pratiquent des choses incorrectes aux yeux du catholicisme romain. L’Amérique va connaître avant l’Océanie le choc microbien. Arrive une population blanche avec des pathologies qui vont faire des massacres, dont la syphilis.
On est devant un monde démoralisé qui se laisse imposer un nouveau pouvoir politique, religieux.
Les conquistadors sont animés de deux principes : répandre la foi chrétienne. Ils répandent le christianisme et sont accompagnés par des franciscains. Le deuxième principe est la soif de l’or. Ils ne se conçoivent pas comme revenir aussi pauvre qu’ils sont partis. Ils veulent trouver de quoi s’enrichir et ils vont continuer au-delà du nouveau monde pour pouvoir s’enrichir. La conquête de l’Amérique à partir du 1522, bute. Le nord du Mexique est assez aride et hostile.
On enverra par la suite un certain nombre d’expéditions. Nous sommes à une époque où les nombres sont inconnus. Ils partent de l’Amérique latine (1527) et Cortes envoie son cousin. Mais le problème auquel seront confrontés les espagnols, c’est qu’il n’y aura aucune route de retour. Pendant très longtemps, les bateaux partent et ne reviennent jamais. Cela n’empêche pas un certain nombre d’épisodes. On va s’intéresser entre 1564 et 65, on trouvera les Philippines, ces îles donnés au Roi Philippe, mort de gangrène. Elles sont situées juste devant une Chine relativement fermée. Elles vont servir de plateforme pour échanger avec elle. Les espagnols sont obligés de traverser l’atlantique. Ils prennent la route par le Galion de Manille. Ils partent les cales chargés d’argent et ils reviennent chargés de produits chinois qui se vendent à prix d’or en Espagne. On a calculé que la plupart qui partaient mourraient en cours de route.
La recherche de l’or et la recherche d’âmes à sauver expliquent les expéditions en Océanie. En cette fin du XVIe et en 1795 il s’agit d’exploiter les mines du roi Salomon. Le roi est très puissant et son or viendrait du pays d’Ophir. Nous sommes devant la première tentative de colonisation. Nous n’avons pas du tout de traces réelles des espagnols aux Fidji. Quand on regarde les armes du Vanuatu traditionnel, ils reprennent des formes d’armes espagnoles. Ils ont essayé de reproduire avec du bois les armes espagnoles, on note donc une sophistication des massues, par exemple.
L’Amérique est une terre d’utopie, entre l’idéal chrétien et les idéaux espagnols. Ils reprennent des images de l’Antiquité qui expliquent comment devrait être la cité idéale. Cette idée vient d’une œuvre qui inspirera les espagnols. Ce livre aura été écrit par un évêque qui aura mis en place les premiers villages hôpitaux. Nous sommes à l’ouest de Mexico. L’idée de mettre les indigènes à part vient de l’idée d’en faire des chrétiens parfaits. Les occidentaux ont des pratiques profanes, donc on en éloigne les indiens, en les insérant dans un domaine autarcique : le village hôpital. On a quelque chose que l’on retrouve dans le Pacifique. Puisque se distingueront les catholiques occidentaux et les catholiques convertis. On aura des prêtres qui distribueront des fusils pour détruire les blancs. On est devant un régime presque théocratique et qui trouve son origine en Amérique Latine. Ils veulent faire des régions Océaniennes, des utopies.
Les autres
Comment réagissent les autres face à cet empire espagnol ? Les autres sont les empires orientaux. Pour essayer de les évangéliser, les jésuites vont tenter de connaître au mieux la civilisation chinoise pour établir des adaptions du culte chrétien. Ils vont changer les formes caractéristiques et essayer de réintégrer dans la religion le culte des ancêtres. Deuxième chose : le Japon à côté connait la même évolution. Le Christianisme connait un grand succès et va être persécuté. D’un coup, tous les chrétiens japonais vont être exécutés et dans les deux cas la fermeture brutale du pays va poser problème de plus en plus aux occidentaux. Ils n’arrivent pas à équilibrer leur balance commerciale. Ce qu’il faut donner aux chinois, c’est des produits d’importations. Ces pays se ferment et perdent pour la Chine des aires d’influences où finalement les chinois abandonnent la domination de la Sibérie qui devient Russe. Pour le reste du Pacifique, l’autre, c’est les sauvages. Le mot « sauvage » peut être pris dans son sens étymologique : l’homme des bois. C’est celui qui vit dans la nature. Initialement, c’est non péjoratif. C’est avec effectivement des critères qui établiront, par les jésuites, une classification des hommes et des civilisations. On a tout à fait en bas, le sauvage qui ne sait pas exploiter la nature. Il cueille et chasse et vit dans des huttes de branchages. Le critère de civilisation est de pouvoir construire en pierre et de pouvoir mettre en place une agriculture qui se voit. Au deuxième niveau, on a les peuples d’Amérique qui savent construire en pierre et mettre en place l’agriculture, même s’ils ne connaissent pas beaucoup l’élevage. Au troisième niveau on a les chinois, les indiens, et autour, car ils connaissent la construction, l’écriture, l’administration, mais ne sont pas encore civilisés. Au summum, les européens. Quand on parlera d’évolution, ce sera d’amener les sauvages du niveau un au niveau quatre. De le faire habiter dans des maisons et lui faire faire des travaux jardinatoires.
Ces sauvages peuvent être des sauvages complets, des cannibales féroces. Celui un peu moins complet, c’est le coupeur de tête. L’éruption des blancs ne change rien au royaume polynésien. Dans ce Pacifique, l’arrivée des blancs ne change pas grand-chose, c’est le cas de Rapanui. Son drame est un drame écologique qui a engendré un drame humain. Ils sont arrivés sur une île qui leur permettait de repartir grâce aux forêts. Mais l’évolution de la culture du marae qui nécessite l’évolution de statuts colossaux détruire les forêts et ne pourront plus repartir. Ils vont donc s’entretuer. Ce monde vivait en vase clos. Il n’y a pas de changements. Il faudra attendre qu’ils arrivent sur l’île pour pouvoir changer quelque chose, mais ce sera déjà trop tard.
A partir des années 1579-80 on note l’arrivée de populations blanches non espagnoles : des corsaires. Dont le célèbre Francis Drake qui arrive dans le lac espagnol tellement sûr de lui qu’il n’a pas de forteresse. A partir de là, les corsaires hollandais et anglais vont s’aventurer de plus en plus loin pour voler les galions remplis d’or et d’argent. C’est en 1602 que va se fonder la VOC. La Hollande à cette époque là est très moderne : premier sigle, première multinationale, puisque la VOC fait ce qu’elle veut. Première bulle spéculative, c’est un pays capitaliste. En 1631 elle fonde la ville de Batavia qui deviendra Jakarta. C’est un modeste entrepôt de terre. La VOC est une entreprise commerciale, son but est de faire des profits. Nous ne sommes plus du tout dans le cadre espagnol, mais dans celui d’une compagnie privée à but lucratif. Elle exploite de façon éhontée la main d’œuvre. Les hommes sont considérés uniquement que comme de la main d’œuvre. Elle met en place un système protectionniste.
Comme ces expéditions ne rapportent pas suffisamment d’argent, on accuse Abel Tasma de voler des fonds. Finalement, les hollandais se détourneront de l’Océanie.
Navigateurs des lumières et expéditions scientifiques.
Les acteurs.
Les missionnaires sont relativement présents. En Océanie, Philippine, etc. Le nom de François-Xavier revient souvent, c’était un jésuite.
La seconde période commence dans les années 50. On a des hommes des lumières qui viennent aussi découvrir de nouveaux territoires, avec Bougainville et Cook ainsi que Lapérouse. On trouve dans ces expéditions un grand nombre de scientifiques et d’artistes. On a besoin de ces derniers afin de pouvoir faire des dessins. Dans l’expédition d’Entrecasto, c’est un spécialise de dessins botaniques qui sera initialement là pour « croquiser » les plantes. Ces scènes sont extrêmement célèbres et vont permettre aux populations éclairées d’Europe de savoir ce qui se passe dans le Pacifique. La multiplication des éditions des voyages de Cook, de Bougainville, est surprenante. On a un véritable public avide de connaissance et c’est lui qui va influencer les hommes politiques car ils vont ensuite aider des missions.
On est plus dans le secret. Les expéditions sont connues. C’est le dernier quart du XVIIIe siècle.
Ces nouveaux navigateurs recherchent la fameuse terra incognita australis. L’idée, c’est qu’il y ait une terre inconnue, un endroit qui fait contrepoids au monde européen et asiatique. Ils pensent qu’il doit y avoir la même masse de terre de l’autre côté du monde. Ils vont chercher cette terre inconnue jusqu’à la fin du XVIIIe siècle. Cook est un homme des lumières. Parmi ses nouveautés, il faudra noter le chronomètre qui permettra de déterminer la longitude et la latitude. Ils vont aussi découvrir l’hygiène, et Cook fait attention à son équipage. Il emmènera de la choucroute car avant les marins mourraient de scorbut.
Ces navigateurs vont trouver l’Australie, et mettront un point final à la recherche de la terra incongnita. Il fera des cartes avec des grandes précisions sur les points d’eaux et les côtés visitées. Il y mettra les espèces botaniques trouvées et il trouvera des routes commerciales.
Les découvertes ne s’arrêtent pas à ce que fait Cook. Les russes découvrent le détroit de Bering, atteignent l’Alaska… (dates ?) A partir de 1745, les russes commencent à s’établir en Alaska. Ils vont commencer à descendre le long de la côte Pacifique Nord. Avec les navigateurs arrivent les microbes, et partout où ils passent ils laissent des maladies. Cook notera que les îles Cook sont ravagées par des maladies inconnues, qu’il pense répandues par ses hommes.
Bougainville à la naissance d’un mythe
[Partie Manquante]
Apparition du LMS : London Mission Society : elle arrive en 1797 en Polynésie, d’où l’importance de la Bible comme un livre développé par les Océaniens, il donne le premier code à appliquer, les règles de l’Ancien Testament.
C’est en 1878 qu’ils déportent la moitié de population de l’île de Pâques au Chili. Ils cherchent l’appuie des catholiques. C’est important à savoir car c’est une des raisons pour lesquelles on ne sait rien : meurt les chefs, meurt les prêtres, et tous ceux qui avaient un savoir coutumier.
Ces groupes d’hommes, on en trouve partout. Des gens qui viennent des Nouvelles-Hébrides. C’est un véritable trafic d’hommes avec très vite des zones de partage. C’est très net pour les Salomon ou deux puissances sont en concurrence dans le trafic d’hommes. Au Samoa pour la main d’œuvre, principalement. Le Nord des Salomon fournit de la main d’œuvre pour l’Allemange et le sud de la Grande-Bretagne.
Cet appel de main d’œuvre va être élargi au pourtour du Pacifique. On fait venir des vient-namiens, des javanais. On fait surtout venir de la main d’œuvre Chinoise. Car partout ailleurs il y en a. Ils n’arrivent pas forcément de leur plein gré. Les Japonais c’est la même chose. Hawaï est une île qui connait un grand développement et en même temps une perte de population importante. On a cent quatre vingt mille migrants japonais et quarante mille migrants chinois. Ce qui explique l’implantation japonaise à Hawaï. On va les retrouver partout, y compris en dehors des îles. Ces chinois débarquent en Europe, en Australie.
A cela s’ajoute les indiennes Fidji. On va donc faire venir des populations
L’apocalypse.
L’arrivée des blancs va donc amener ce qu’on appelle l’Apocalypse. L’arrivée d’une population étrangère amène des microbes, ce qui est d’autant plus important puisque les petits bateaux des navigateurs en sont infectés. Quand en Grande-Bretagne la moitié de la population est tuberculeuse, quand ils débarquent, la maladie se développe et le germe se transmet, et le donnent aux gens qu’ils rencontrent. C’est pourquoi on constatera des flambées de tuberculeuses. Ce qui durera pendant tout le XIXe siècle. Ce qui expliquera le déclin de la population.
Ces flambées de mortalité des populations côtières vont gagner l’intérieur. Quand quelqu’un meurt, son clan maternel vient, et ramène ensuite le microbe chez eux. Par ce biais, les maladies peuvent se répandre assez rapidement et à une grande échelle. Les groupes malades travaillent moins, ils sont alors confrontés à des problèmes de subsistance, ils sont parfois confrontés à des épidémies, parfois juste à des manques de nourriture. Ils souffrent donc de malnutrition. La famine et la disette s’en mêlent. La guerre est alors automatique, une guerre ravivée par l’intrusion des européens. On a une diffusion de l’art de la guerre. Tout ceci provoque alors des chutes de population vertigineuses.
Ils vont alors se tourner vers le Dieu des chrétiens qui doit leur apporter une richesse matérielle.
L’opium se développe en Chine. Se développe son commerce. L’opiomanie. Le commerce de la drogue se développe. L’alcoolisme aussi. Très souvent cet alcoolisme pousse les hommes à la violence. C’est aussi une arme à la main des blancs. Ils en offrent aux indigènes.
En Océanie les sociétés sont très masculines, il y a donc des tensions qui naissent entre eux.
Le temps des colonisateurs.
à Faut-il coloniser le Pacifique ?
Il existe au moment où s’ouvre l’espace Pacifique, une opinion qui n’est pas favorable à la colonisation. En 1783 les EU ont l’indépendance et s’estiment la première nation décolonisée du monde, et plus tard commence la vague de décolonisation qui bat son plein en 1820. En revanche, l’Amérique du Nord reste un modèle. Quelques années après elle sera en proie de suivre leur souveraineté. Cette guerre entre les britanniques et les américains va obliger le président Monroe en 1821 à parler sa fameuse doctrine. On parle de la doctrine (de) Monroe : « L’Amérique aux américains ». Le Grand Frère étasunien peut les sauver de l’indépendance des britanniques, entre autres.
Au nord, ils ont ce qu’on appelle une « destinée manifeste » qui est celle d’apporter aux hommes la lumière, la culture, etc. Le gros problème en Amérique c’est l’Isme. Un canal dans l’Isme permettrait d’aller plus rapidement à Mexico. Ce qui est certain c’est que ce canal va mettre très longtemps à être mis en place et il le sera en août 1914, mais passera aux oubliettes.
Ils veulent aussi participer aux profits extrême-orientaux et veulent intégrer Hawaï. Durant cette période où il faut coloniser le Pacifique survient un handicap : la distance. A partir des années 1860 les bateaux vont connaître une évolution technique remarquable. A partir de cette époque-là va être mis en concurrence les steamers qui utilisent une roue à eau et les clipers. Naissent des bateaux de plus en plus sophistiqués avec plus d’autonomie et plus de rapidité. Les steamers nécessitent d’avoir du charbon pour fonctionner.
A cela s’ajoutent le développement du câble et du télégraphe, ce qui explique un retard des américains. Grâce à ceci on sait à présent où se trouvent les bateaux.
Enfin dans cette idée de coloniser le Pacifique, il y a le fameux marché de l’Extrême-Orient. La Chine est un très vaste marché, les occidentaux s’intéressent à prendre la Chine. On va vendre à ces chinois et ces japonais des produits comme le textile. Les marchés asiatiques doivent produire des produits bons marchés en utilisant de la main d’œuvre pas cher. Les japonais vont acheter des usines clés en main, un armement moderne. A Hawaï le roi construit une capitale : Honolulu, qui a le premier palais du monde éclairé à l’électricité, quatre ans avant la Maison Blanche.
Le mécanisme de la civilisation.
à Le recul de la frontière.
Les russes ont tendance à reculer leur frontière.
En 1867 la Russie va perdre la guerre de Crimée ( ?). Cette guerre va recentrer l’intérêt des russes. Si nous avons perdu cette guerre c’est car elle se disperse trop ; ils vont vendre l’Alaska aux américains. On a un partage des eaux du Pacifique nord au détriment d’ailleurs des anglais. Il y aura des conflits. Les Etats-Unis vont suivre pendant ce temps une politique de frontière qui va leur permettre d’annexer un tiers du Mexique et mener à la prise de Mexico. Cette amputation permet aux américains désormais d’avoir une façade Pacifique, c’est ainsi qu’il faut voir et comprendre ce qui se passe à Hawaï. Nous sommes dans une ile en grande partie évangélisée par des Américains. A l’époque des rois d’Hawaï on a des princes et princesses qui ont tendance à phagocyter la monarchie Hawaïenne.
Les Philippines deviennent un territoire américain.
à Les installations des peuples vers le centre.
L’économie des Commonwealth désigne l’ensemble des colonies. On va parler du Commonwealth d’Australie. Autrement dit, toutes les économies d’Australie sont réunies dans ce Commonwealth. Ce Commonwealth réunit l’Australie et la Nouvelle-Zélande : elle devient un Dominion en 1901. Et six ans plus tard il sera divisé en deux (pour celui de la NZ). Un Dominion est un état qui s’administre tout seul mais dont le souverain est le roi d’Angleterre. Ces pays ont un gouvernement parlementaire. En 1901 ils s’engagent aux côtés des britanniques dans la guerre des Bour. En NZ, le roi des maoris et maoris sont en guerre contre les britanniques, ils essayent d’avoir un roi face à la reine. Mais ils sont trop divisés et finiront par être écrasés.
Les français s’installent à Tahiti et dans les îles voisines en 1842. C’est aussi un conglomérat de statut, et devient un protectorat (qui garde son roi).
La NC sera toujours une colonie car c’en est une dès 1853. Fidji devient une colonie dès 1874. Les français et les anglais s’entendent contre un nouveau venu : les allemands. Ils vont essayer de verrouiller le Pacifique et c’est pourquoi Wallis devient un protectorat. Nous sommes devant un espace découpé. Cet espace va connaître une re-distribution très simple après la guerre de 14. En gros les anciennes colonies vont passer sous mandat. Les alliés préfèrent tous les biens Allemands en Chine puis en Micronésie. Pas plus loin car le reste sera occupé par l’Australie. Comme les Samoa. Naura passe sous mandat britannique.
En 1931 est créé l’Empire du Mandchouchro. C’est un faux état.
Des Empires coloniaux.
00:49 Publié dans Fac - Histoire du Pacifique | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note



Ecrire un commentaire