29.03.2009

Journal d'un suicidaire (?) - Partie Une.

Je déteste les gens. Mais ça, tout le monde le sait. Le problème étant que depuis si longtemps déjà que cette haine occupe mon esprit, une souffrance intrinsèque augmente, s’articule, s’amplifie ; plus mon existence s’affirme dans cette société que je méprise, et plus je songe avec un sérieux croissant à disparaître. Ma disparition me serait d’un très grand bien. J’aimerais partir. Loin. A jamais. Seul, ou accompagné d’une seule, ou de deux personnes. Partir à tout jamais. Pire : mourir.

Mourir. J’eus songé aux conséquences, et cela me freine. Je ne veux pas faire montre de cet égoïsme latent et individuel qui fait de moi un être humain. J’aimerais disparaître, oui, physiquement au possible. Sans doute un cocktail médicamenteux pourrait m’y aider ; sans doute les couteaux de ma cuisine non loin de moi pourraient m’y aider ; sans doute une corde pourrait m’y aider ; sans doute… Toutes ces solutions sont offertes à moi, et rien ne me retient de passer à l’Acte. Pourtant, non. Pourquoi ne le fais-je pas ? Je quitterais enfin ce monde que je hais ; ce monde où les gens m’insupportent ; je n’aurais plus jamais à subir la bêtise humaine et plus jamais je n’aurais à être attristé pour leur médisance. J’aimerais tout quitter, mais ce n’est pas possible.

Cette femme me trouble. Je suis sûr qu’elle me comprendrait, et même, simplement, qu’elle voudrait m’aider à trouver une solution pour partir. Je ne sais pas si elle en est la cause ; j’ai eu l’impression d’avoir trouvé un bonheur certain, pourtant, illusoire, certes, mais bienheureux ; mais le désir de la mort n’est lui-même pas mort, et comme dirait Lovecraft, n’est pas mort ce qui à jamais dort. Depuis toujours cette volonté dort, mais non, elle n’est pas fidèle à la Mort. Ma tête tourne, mon regard se trouble. J’ai envie de me mettre à pleurer, mais je ne sais pas vraiment comment peut-on faire. Comment pleurer ? Utiliser les mécanismes physico-psychiques pour verser des larmes me semble plus difficile qu’à l’accoutumance. Alors, comment ? Ce que j’écris, ici, maintenant, est-ce un appel à l’aide ? Une demande de secours ? La volonté de suicide d’un misanthrope qui s’accompagne d’une demande d’aide ? C’est sinistre, noir, terrifiant, âcre, révoltant ; et pourtant, c’est là un des principes qui m’accompagnent : juste mourir.

La vie vaut-elle réellement la peine d’être vécue ? Dans une situation comme la mienne, ou plus rien ne nous importe vraiment, ou la réalité que l’on préfère est celle de nos créations, et où l’importance qu’on accorde aux gens est tel qu’on préférerait les voir disparaître… Bref. Ce que je suis en train de faire est-il qualifiable d’introspection ? L’auto-psychanalyse de soi-même est loin de relever de l’évidence. Après tout, peut être que le trop grand nombre d’échecs amoureux est-il en rapport avec ma façon de penser ? Peut-être bien même que je me cache derrière ma haine pour les êtres humains, me cachant de la véritable haine que j’accorde à l’amour ; peut-être bien que quelque chose en mon âme est désormais, vraiment cassé, et que je ne puis plus trouver ce qui le réparerait. Je songe, je songe, je songe à la mort, et celle-ci ne vient pas. C’est d’autant plus normal qu’elle ne viendra que si je l’appelle. Au fond de moi subsiste l’idée que la vie DOIT me donner quelque chose qui me montre qu’elle vaut la peine d’être vécue, même pour moi.

Souvent je me pose la question relative à l’exécution des tueurs. Méritent-t-ils réellement leur sort ? Sans doute, oui, mais pourtant, une opinion positive ne suffit pas, le problème est bien plus complexe que cela. Mais eux, enfermés dans leur cellule, attendent l’injection létale. Moi, mon injection létale, c’est la vie elle-même, ce sont les gens, ce sont ces espèces d’êtres humains abrutis et hais qui font de la société ce qu’elle est, le fruit pervers d’une représentation sordide de leur pêché et de leur goût de la domination mentale et artificielle. Ils me donnent la nausée.

Ma tête tourne de plus en plus. Je ne me sens plus très bien. Par ailleurs, elle aussi ne se sent pas bien. Est-ce en rapport avec moi ? Est-ce en rapport avec ce qui a été dit ? Suis-je un facteur provocateur, un germe malsain, un misanthrope maudit et maudissant ? Je le crains ; non, je crains le pire ; pire que je ne veux pas pour elle.

J’aimerais partir, loin, très loin. Tout quitter, à l’abandon total de tout.

Je ne sais plus vraiment quoi écrire concernent ce problème. J’entame là ce que j’appelle le journal d’un suicidaire. Un suicidaire est défini comme une personne prédisposée à se donner la mort. Oh, ça, pour en être prédisposé, je le suis, mais passer à l’acte, j’en doute fort. Simplement que toutes mes haines doivent plus ou moins s’extérioriser d’une manière ou d’une autre. Et là, elles se manifestent sous cet angle : la volonté d’embrasser la Mort. Je hais les gens, les religions, leur crédulité, leur imbécilité, leur manque d’intelligence, de savoir-vivre… Vous pensez que je pense me valoir mieux qu’eux ? Détrompez-vous, pour les gens, je fais partie des gens, et ça, c’est assez dur à accepter.

Ma tête tourne moins. Je me sens juste très fatigué. Prêt à rejoindre Morphée, frère de la Mort. Ceci sera ma consolation. Le reste, le désespoir d’un lendemain différent. Rien n’est jamais facile… J’aimerais juste pouvoir oublier. Changer. Délaisser.

Tout quitter.

28.03.2009

Soit.

Que écrire ? En l'honneur de qui ? Pour quelles raisons ? Avec quels mots ? Quelles structures ? Quelles langues ? Quelles phrases ? Quelle énonciation ? Quel temps ? Quel sujet ? Quels attraits ? Quels discours ? Quoi, qui, que, pourquoi ? Soit.

27.03.2009

Remerciements :)

Une simple note pour vous remercier, vous tous, lecteurs de partout et d'ailleurs, qui parcourez quotidiennement les pages de mon blog littéraire. Depuis sa création, donc depuis février 2008 (eh oui ! Déjà plus d'un an d'existence), le nombre de visites augmente de jour en jour, de semaine en semaine, de mois en mois, plus j'écris et plus, je l'espère, vous satisfait. C'est de voir ce nombre augmenter qui me donne la force de continuer à écrire, de vouloir écrire davantage ; car le but d'un écrivain n'est pas d'écrire uniquement pour lui, mais aussi d'être lu par d'autres ; il cultive ainsi l'espoir d'apprendre à ses lecteurs de la connaissance supplémentaire. Si mes écrits vous parviennent et que, grâce à eux naissent un minimum, un point de connaissance, ou suscite un semblant d'intrigue, eh bien je pourrais affirmer avoir réussi ce que je voulais. Oh, cette note ressemble peut-être à celle d'un au revoir, mais il n'en sera jamais le cas. J'aime écrire, et j'aime le fait de me savoir lu. Dans l'espérance que je vous serve à quelque chose, ce qui serait déjà pas mal du tout, je continuerais, pour moi, pour vous. N'empêche que ça fait plaisir à voir, que des gens passent et lisent ce qui est fait. Ca nourrit au moins l'illusion de servir à quelque chose. :)

 

Bien à vous.

24.03.2009

La Connexion.

J’écoute de la musique classique en finissant d’effectuer quelques abstraites recherches sur le théâtre du XXe siècle. Mon portable sonne régulièrement. C’est elle. Aucun doute. Parfois, non. Mais peu importe. Les gouttes de pluies s’écrasent au sol, par-delà ma fenêtre se trouve un autre monde qui vient se mêler aux airs de piano et de violons d’intérieur, orchestrés par Bach, Beethoven, et qui sais-je encore ; après tout, quelle importance ? Tout est ici, maintenant. Dans l’instant, cet instant est celui qui compte le plus. Oubliez vos soucis, noyez vos éphémères attitudes désinvoltes. Cette pluie diluvienne qui s’abat sur ma ville n’est qu’antithèse du rayon de lumière noire qui brille en mon âme, métaphore que je trouve bien plus enjolivée qu’un quelconque rayon de soleil dans les cœurs si communs de ceux qui goûtent cet instant avec tout le nectar qu’ils en retirent. Ce Temps n’est pas du Temps, il est implacable et indéfinissable. Ce Temps n’est pas infini, il brille dans le moment et s’obscurcit au suivant. Ce Temps est celui du songe, contrôlez-le devenez le rêveur. Cette Vie est un rêve, prenez-en l’essence, et goûtez, goûtez… Ces paroles sont futiles. Brèves. C’est une absolution. La mienne. Mes mots ne vont pas servir à grand-chose, juste continuer de peupler les pages virtuels d’un blog littéraire. Et pourtant, pourtant, je ressens autre chose…

 

Nous sommes tous connectés.

20.03.2009

06 - Introduction à la linguistique générale

Introduction à la linguistique générale (séance six)

Le regroupement des langues en famille se fait sur un ordre d’indications objectives et linguistiques car on compare leur base lexicale. A partir de ce lexique on peut dégager des filiations. On repère les « correspondances régulières ». A un phonème donné dans une langue correspond un autre phonème dans une autre langue selon des conditions particulières. Entre le latin et le gotique, par exemple, existe de nombreuses correspondances régulières. A un moment donné de l’histoire de la langue, il y a eu des transformations phonologiques. Ce qui permet d’établir des liens de parenté. On a eu des différenciations à partir de la langue mère.

à On a deux langues filles. Le mot « trois » en latin et en goth présente quelques différences. On sait que les deux mots sont sans doute apparentés à un ancêtre linguistique commun. On appelle « étymon » le mot originel qui s’est différencié en plusieurs autres dans plusieurs langues. Par exemple, le terme originel qui a donné « trois » en latin et « trois » en goth est un étymon qui présentait les caractéristiques des deux termes filles.

Pour écrire toutes les langues du monde, on utilise l’écriture conventionnelle mise au point par les linguistes : l’API : l’Alphabet Phonétique International.

Trois mots signifiant « école » dans trois langues différentes dérivent d’un même étymon « école » en latin.

Dans les langues filles, on cherche, statistiquement, les caractéristiques phonétiques d’un mot. On cherche la caractéristique dominante, c’est-à-dire qu’on trouve dans el plus grand nombre de langues possibles ; c’est ainsi qu’on détermine l’étymon exacte d’un mot. On se base sur des recherches statistiques afin de trouver des correspondances régulières.

Quand est-ce que le langage émerge dans l’espèce humaine ? On a une fourchette basée sur des indicateurs comportementaux et physiologiques. Ils parlaient il y a cinq mille car on a retrouvé des documents écrits. Mais au-delà des traces écrites, on chercher à s’assurer qu’ils parlaient. On regarde si physiologiquement les ancêtres avaient la faculté de parler et si la capacité crânienne était assez grande. Sur la base de ces indicateurs, on pense que l’homo d’il y a deux cent milles ans pouvait parler, mais nous n’avons aucune garantie. Le deuxième indice est de type comportemental : on trouve une espèce de révolution symbolique. On trouve l’utilisation, partout sur la planète, l’utilisation de symboles. Ce sont des représentations d’objets, d’êtres, comme on en trouve dans les grottes de Lascaux. Ils font de la poterie, ils sculptent ; ils développent une activité symbolique. Les linguistes pensent donc qu’ils devaient forcément parler, car le langage est typiquement une activité symbolique. On a donc supposé que leur activité symbolique a émergé en même temps que le langage.

Les premières manifestations d’écritures sont retrouvées à moins 5000 ans environ.

Notions d’auto-diversité.

à Glotta signifie langue, on parlera de glotto-diversité.

L’extension des Empires coloniaux a favorisé le déclin des langues locales.

Deuxième phénomène de disparition des langues : la transformation des langues, comme le latin. Troisième facteur : éradication des locuteurs.


Phonétique.

La première propriété du langage est sa linéarité : les uns viennent à la suite des autres, soit du point de vue visuel (langage des signes) ou phonétique.

On analyse en constituants immédiats (= d’un rang immédiatement inférieur). Si on part du niveau de l’énoncé, l’unité segmentale est la phrase, la proposition, le groupe de mots (ou syntame), puis en mots. Et en morphème, syllabes, et enfin phonèmes.

Exemple : « Le / petit / chaperon / rouge / court / dans / la / forêt. »

Pour décrire les sons de la parole, il y a trois points de vue possibles : décrire les sons pour ce qu’ils sont.

03 - Géographie du Pacifique

Géographie du Pacifique (séance trois)

La mise en valeur de la forêt.

Il ne s’agit pas à proprement parler d’agriculture, on parle de syviliculture (exploitation forestière pour le bois d’usage). Aujourd’hui les forêts tropicales de bois dur abondent en Océanie, principalement dans les îles mélanésiennes, au Salomon, et au Vanuatu. En Nouvelle-Calédonie aussi, même s’il n’existe pas d’exportation. Ces forêts tropicales du pays du Pacifique font parties des dernières zones forestières relativement vierges de la planète. L’équivalent d’un stade de foot disparaît toutes les minutes. Ces forêts sont convoitées par les grandes compagnies étrangères qui sont essentiellement asiatiques et Malaisiennes. Bien que nous ayons une prédominance de compagnies australiennes. Dans ce sens, on comprend bien que l’exploitation du bois constitue donc les principales sources de certains pays mélanésiens. Encore une fois, les recettes profitent essentiellement à des compagnies étrangères autres que ces pays hôtes.

Les exportations mélanésiennes de produits forestiers (en millions de dollars américains et en pourcentage du total des exportations) : îles Salomon : 100 M/60% ; PNG : 355 M/15% ; Vanuatu : 3M/13% ; îles Fidji : 32 M / 5%.

La PNG n’a pas qu’une mono activité sur l’exploitation du bois. C’est une question de volumes des forêts.

Les compagnies étrangères qui ont obtenu des droits de concessions et d’exploitations effectuent les prélèvements sévèrement sur les pays hôtes. Car les gouvernements locaux ont réalisés des contrats d’exploitations loin d’être à leur avantage. Ces gouvernements n’auraient pas pu d’eux-mêmes développer ces filières puisque leur système économique n’aurait pu le supporter. Ils ont donc dû faire appel à des compagnies étrangères. Les retombées économiques des pays hôtes sont relativement faibles.

Le fait que les prélèvements sont sévères et que l’exploitation a été longtemps anarchique (prélèvement excessifs, quantités dépassant les commandes exigées) a eu des répercussions environnementales. Aucune politique de replantation n’a été mise au point. Les conséquences sont importantes, notons la destruction du patrimoine forestier et le fait de détruire le couvercle forestier, ce qui engendre aussi d’autres problèmes, comme l’accroissement de l’érosion du sol par lessivage, qui amène alors une pollution des rivières. La matière en suspension va être amenée dans les rivières puis transportée alors dans les lagons ; la pellicule de terre « étouffera » le récif corallien, et provoquera une destruction de l’environnement lagonaire. Les conséquences au niveau écologique sont donc grandes. Les ressources sont donc enlevées des populations locales. Plus de pêche, plus de chasse.

Face à cette situation, on a eu un soulèvement du fait que de nombreux OMG ont vu le jour, tel la WWF. Ils se soulèvent contre ces pratiques désastreuses, ils ont imposés un contrôle et les quotas. Ils imposent des limites aux exploitations forestières. Ils obligent parfois les compagnies étrangères à traiter le bois sur place. Ils permettent de fixer des familles afin d’éviter l’exode rurale, de récupérer des dividendes sur l’impôt pour la fiscalité locale, de générer des profits pour lesdites familles etc. De plus, toujours dans cette optique, d’une manière de préservation de la forêt. Il faut voir que depuis l’indépendance, les gouvernements de la PNG et du Vanuatu ont tentés de mettre en œuvre un véritable régime efficace de gestion de la ressource. Mais ces dernières années l’abattage du bois s’est effectué à une allure nettement plus rapide, supérieure que le rythme de régénération naturel des forêts. L’exploitation avait commencé dans les années 60, et depuis, exploitent à un niveau plus que supérieur, les dégâts sur les forêts étant déjà conséquents.

L’exploitation du bois ne pourra plus continuer si on ne prend des mesures exemplaires. Les replantations et les croissances des forêts devraient théoriquement prendre entre trente et quarante ans. Dans la mesure où on a exploité et replanté, la régénération de la forêt prend dans cet intervalle de temps. Dans les zones où les quotas n’ont pas été respectés, la régénération devrait prendre entre quarante-cinq et deux cents ans. Une forêt mal exploitée peut prendre des siècles pour revenir à son état initial. Les conséquences environnementales sont importantes et ne doivent pas être négligées.

Autre exemple remarquable : la disparition du santal en Océanie. En cinquante ans le santalier a pratiquement disparu de la région. Aux Fidji, l’exploitation à commencé en 1816, puis cette exploitation a commencé à se déplacer au fur et à mesure que celle-ci s’épuisait. Les compagnies se sont donc déplacées dans d’autres archipels pour assouvir leur commerce. Et faute de matière première, le commerce du santal a totalement disparu des années plus tard.

Il faut se rendre compte que les gouvernements locaux sont toujours pris entre deux feux (préservation de l’environnement et développement économique). Pour la protection de l’environnement, si on arrêtait l’abattage des forêts, on aurait une diminution significative de l’économie au niveau national, et souvent malheureusement, ce sont les préoccupations environnementales qui sont sacrifiées au nom des impératifs économiques.

La vente de bois est toujours en Océanie et essentiellement en Mélanésie une ressource importante de mise. Mais, encore une fois, la crise financière (fin des années 90, pratiquement vers 2000), asiatique a engendré une baisse très important du prix des grumes (tronc d’arbre abattu et branché mais non écorché) qui a alors entraîné une grande réduction de production et les ventes de bois ont chutées de quatre vingt pour cent. Lorsque ces principales sources d’activités connaissent une grande chute, c’est toute la production locale qui en subit les conséquences.

L’Australie et la Nouvelle-Zélande font parties des géants mondiaux de la production agricole. L’Aussie et la NZ font parties des pays les plus puissants de la planète dans le domaine de l’élevage, ils tirent un grand profit substantiel des activités agricoles. L’Aussie est un pays immense mais nous avons de grandes étendues de ce pays qui demeurent inexploitables pour cause de climats arides, ce qui rend l’agriculture très difficile. On va surtout trouver de l’agriculture de manière expansive. Une ferme d’élevage de moutons en Aussie s’étend sur des plusieurs milliers de kilomètres carrés, pour une seule station d’élevage. On parle donc d’élevage extensif. On peut dénombrer notamment un mouton pour deux cent hectares.

L’économie australienne repose donc sur l’élevage ovin, avec cent trente millions de têtes (donnée de 95). Ils servent principalement à la production de laine. Cent trente millions de moutons, c’est à peu près six fois plus que la population nationale. On note aussi vingt quatre millions de têtes de bovins ; l’Aussie arrive au deuxième rang mondial pour l’exportation de viande bovine. Le troisième pilier, c’est la céréaliculture. Elle arrive dans le top dix dans producteurs de blé. Mais en cas de sécheresse, la production de blé s’effondre.

Ces trois piliers de l’agriculture australienne connaissent tout de même des difficultés, par les périodes de sécheresse parfois fréquente, qui peuvent provoquer de terribles incendies, comme celui de Melbourne (2009).

L’économie asiatique investit dans la production de tissu synthétique, entrant alors en concurrence avec la laine de mouton australienne, entraînant la mort de millier de têtes de moutons.

Ces transformations économiques ont permis de l’ouvrir à de nouvelles activités, développant entre autres, le tabac, l’huile d’arachide, mais aussi des fruits tropicaux (papayes, mangues, bananes etc). Autre formes de produit qui permet de diversifier leur culture, sur les marges océaniques et méditerranéennes : la vigne. Aujourd’hui, c’est un pays grand producteur de vin, septième mondial. Au sommet se trouve l’Italie, la France et l’Espagne. On a eu un décollage de la production de vin en Austra lie, mais qui reste derrière les trois majors de la Vigne.

Malgré la superficie assez faible de la NZ, c’est le quatrième état producteur mondial dans le domaine de l’élevage. Pendant longtemps, c’est cet élevage qui a constitué la majeure partie de son économie, et aujourd’hui encore, en constitue cinquante pour cent de ses exportations. Cet élevage est surtout basé sur le mouton, on a compté cinquante millions de têtes de moutons (le cheptel), quantité qui a diminué à cause de l’abattage de nombreuses bêtes en raison de la concurrence asiatique. L’élevage ovin le place au troisième rang mondial de cette production, derrière la Chine et l’Australie. Par contre, c’est le premier exportateur mondial de viande d’agneau et de mouton. Cette filière « viande » étant très développée. Le deuxième pilier est aussi le bovin, avec plus de sept millions de têtes de vaches. La production étant essentiellement laitière.

On a ici deux géants où l’économie est basée sur l’élevage.

L’exploitation des ressources de la mer.

Les activités de pêche relèvent deux aspects. Nous avons la pêche artisanale qualifiable de traditionnelle et la pêche industrielle qui est, encore en Océanie, peu développée, qui n’a en aucune mesure une ressemblance avec celle que l’on peut trouver où cette activité est développée comme au Japon (grand consommateur des produits de la mer).

Au niveau de la pêche artisanale, cette dernière est avant tout une pêché vivrière : les gens pêchent pour manger, on parle d’autosubsistance. Généralement, cette pêche peut être pratiquée à partir du rivage, à la main, à la ligne, ou encore avec des cannes à pêche sophistication de l’outil), ou des éperviers (pêché à pieds). On a aussi la pêché côtière, ou lagonaire, qui se pratique à partir d’un petit canot (une plate) le long des côtés ou dans le lagon. On y inclue la pêche coutumière au gros (capture des espèces réservées à la coutume). La pêche à la tortue est interdite, mais des dérogations par les tribus sont faites pour leurs traditions coutumières.

Cette pêche est assez difficile à mesurer au niveau économique, nous n’avons pas de statistiques précises puisqu’elle sert à nourrir la population. Evidemment, cette production de cette pêche artisanale est largement autoconsommée ou elle peut être aussi vendue. Elle est vendue dans des petits marchés municipaux au profit local. On a affaire à une activité informelle : on a du mal à mesurer cette production. Le commerce passe après, la vente est le fruit d’une activité d’appoint. C’est un point important car c’est l’une des raisons qui explique le peu d’engouement pour les polynésiens à pratiquer une forme de pêche industrielle. Cette pêche relève d’une autre démarche qui n’est pas dans la mentalité traditionnelle, car c’est de partir plusieurs jours en mer, de s’inscrire dans une logique de profit et de s’intégrer dans des circuits commerciaux qui ont leurs exigences. On pêche plus pour nourrir sa famille que pour se nourrir, d’où le peu développement de l’industrie de la pêche.

On retrouve en Océanie les mêmes types de pêches artisanales : pêches côtières, pêches lagonaires, et pêches hauturières (pêche au large, dans les hautes mers). Elle se fait dans les Dispositifs de Concentration de Poissons (C.D.P). Ca consiste à couler un corps mort dans l’eau qui attirera des poissons de petites tailles qui attireront de plus grands qui en attireront des plus grands encore ; on assiste à une réaction en chaîne qui profite aux pêcheurs industriels. Les CDP sont des points de profits.

Dans tous les pays océaniens on relève la présence de l’aquaculture : l’élevage des ressources de la mer. Une aquaculture c’est la creviticulture, la pissiculture (poissons), culture de bénitiers, etc, tout est faisable.

Au niveau de la pêche industrielle, ce que l’on peut dire c’est que certains pays d’Océanie intertropical se sont lancés dans cette activité et obtiennent des résultats tangibles. On citera deux exemples de réussite : Fidji et les Samoa (Américaines). Tous les pays océaniens pratiquent la pêche artisanale, car le poisson constitue en Polynésie comme en Micronésie, une des seules sources de protéines pour la population locale.

Fidji a développé une importante base de pêche sur l’île de Levoka située entre les deux grandes îles principales. Cette base de pêche a été permise grâce à des capitaux et à une association avec le Japon.

L’exemple des Samoa est intéressant car c’est surtout là que la pêche industrielle prend toute sa dimension, notamment grâce au développement du port de Pago-pago.

Quels ont été les éléments qui ont permis le développement du port de Pago-pago ? Sa situation est unique. Les Samoa Américaine existent pour conserverie des produits marins pour le marché américain. Le facteur initial est venu par une décision prise par les douanes des USA, elle fut prise en 53. Cette décision était de permettre l’entrée sur le territoire fédéral sans taxes, sans quotas, des produits de transformations qui viendraient des Samoa américaines. C’est une situation unique car les Samoa sont associés aux USA, on est dans une association des formes juridiques. Tout le poisson transformé peut rentrer sans taxes.

A partir de cet avantage, on a deux conserveries américaines qui viennent s’installer à ce port. Cette activité de mise en conserve est favorisée par plusieurs choses. On a des flottes nombreuses et une main d’œuvre abondante des bons marchés. Ils vont tirer rapidement un maximum de profit de la situation juridique. Dès 70, les conserveries américaines couvrent 10% du marché intérieur des USA. On a à Pago-pago le développement d’une grande plate-forme industrielle. On passe de huit cent employés à plus de cinq milles entre plusieurs décennies. Elle est composée d’une cinquantaine de thonières-congélateurs (?)

Cet exemple est remarquable et d’autant plus intéressant que dans le même temps les tentatives pour développer l’industrie de la pêche ont échoués en NC, à Tonga, Tuvalu… Même si la pêche industrielle est encore dans ses balbutiements dans l’Océanie, il faut se rendre compte que les exportations de poissons représentent une source de revenus croissants pour un grand nombre d’états d’Océanie. L’exploitation commerciale de ses richesses marines est de fait en pleine croissance et vient désormais compléter les autres ressources « renouvelables » de la région.

Les exportations de poissons constituent une ressource non-négligeable. L’exemple des EFM (Etats Fédérés de Micronésie) est important puisqu’elle montre que l’exportation a une grande importance : 35 millions d’export, 85% de l’économie exportée. La somme est pourtant faible : trente cinq millions de dollars pour 85%.

L’Océanie Pacifique est de nos jours devenue une des grandes zones de pêche de la planète, car c’est l’un des terrains de chasse privilégiés de l’une des plus grandes espèces commerciales de poissons : le thon. Le Pacifique Sud est la plus productive du monde dans ce domaine. Avec des prises annuelles qui s’équivaut à environ un à deux millions de tonnes de thon par an. Qui génèrent plus d’un milliard de francs CFP (pour une tonne de thon). On a plus de mille trois cent navires qui sillonnent cet océan, américains et japonais pour la plupart, et qui disposent des équipements les plus modernes pour chasser ces bancs de thons. Ils sont capturés à la seine (filet disposé en demi-cercle (?)), quatre-vingt pour cent de la pêche est faite de cette manière. On les prend aussi à la canne et à la palongue. Les poissons alors pêchés sont alors conservés au froid et sont dirigés alors vers les usines de transformations (port de Pago-pago) ou même en Thaïlande, en Indonésie, Malaisie, etc. Les plus beaux spécimens de thons sont ce qu’on appelle des thons obèses, les thons d’albacores, pêchés à la palongue. Ils sont de suite vendus sur le marché lucratif japonais. Ces filières sont très exigeantes et sont prêtes à y mettre le prix. Sur le marché japonais, les thons se négocient à plusieurs millions CFP LE thon. Le plus grand prix s’élève à dix-sept millions CFP pour UN thon. Fuck.

Cinquante pour cent de la production mondiale de thon est issue du Pacifique. Le problème de cette pêche industrielle ne profite pas réellement au pays de la région. Les océaniens n’ont pas les moyens techniques pour exploiter eux-mêmes leurs ZEE (Zones Economiques Exclusives). En plus de ne pas avoir les moyens techniques pour les exploiter, ils n’ont ni la connaissance ni la main d’œuvre. Il faut avoir les installations portuaires et de grands navires, ainsi que des usines de conditionnement ou des usines de transformations. Dans ce sens, ce sont les flottilles étrangères qui exploitent les ressources halieutiques (poissons de haut fonds). S’ils le font, c’est par le biais d’accords signés avec les dirigeants de la région pour pouvoir exploiter leur ZEE. Il faut se rendre compte que ces accords ne sont que peu intéressant économiquement parlant pour ces pays insulaires. Ce que rapporte les redevances aux pays insulaires montent à six milliards, une très faible somme face aux soixante milliards de profit de fait. L’Océanie insulaire est donc très modeste pour leur profit.

Au-delà de ce fait, il faut se rendre compte que trop souvent les pays océaniens ont eut et ont encore à lutter contre le pillage de la ressource. Car de nombreux bateaux de pêche vont traverser et exploiter les ZEE sans payer de redevance. On constate aussi un non respect des accords, avec des navires qui pêchent bien plus que les quotas accordés. Malheureusement, si le pillage de la ressource est important, c’est du fait que les pays océaniens n’ont pas les moyens de faire surveiller leur ZEE. La NC est le seul pays d’Océanie qui peut surveiller de façon aérienne les zones de pêches, mais qui reviennent à plus de quarante millions de frais. Tant qu’il n’y a pas de moyen de répression, le pillage des ressources marines se répand. On pêche impunément dans la ZEE vanuataise, par exemple, car elle ne présente aucun moyen technique de surveillance.

Face à cette situation, du fait que ces pays océaniens se trouvent tout de même démunis pour le développement de cette filière pêche, fut créée l’Agence des Pêches du Forum afin de réguler la pêche industrielle. On a affaire à un organisme régionale. Elle regroupe seize pays membres indépendants et semi-indépendants et est responsable de trente deux millions de ZEE d’espaces maritimes. Pour lutter contre le braconnage, les pays du Pacifique sud veulent que les thoniers soient équipés de systèmes de surveillance par satellite. Ces instruments permettent d’identifier les navires, les déplacements, et leur vitesse, afin de vérifier que les navires respectent les termes du permis qui leur a été délivré.

La gestion des pêches de Thon pose des défis particuliers. C’est un secteur encore inexploité et qui est susceptible de faire des offres économiques, s’il est exploité de manière cohérente et gérée, afin d’éviter la sur-pêche et l’effondrement des stocks. Les emplois ayant un lien direct ou indirect avec le thon présentent entre vingt et vingt-et-un mille personnes, soit entre six et huit pour cent de tous les emplois.

L’aquaculture ne s’est que peu implanté en Océanie, préférant les pays pouvant supporter les équipements et techniques nécessaires à son développement. Si on a pu la développer en NC et en Polynésie, c’est grâce aux aides apportées par le biais d’un organisme international néo-français, l’Ifremer. Ce n’est pas une surprise d’enregistrer les meilleurs résultats de pêche dans les territoires d’outre-mer, car en plus de l’aide financière de la métropole, ils pouvaient disposer des connaissances de chercheurs de haut niveau employés par l’Ifremer. On a des réalisations non-négligeables, comme par exemple, des fermes de crevettes et d’écrevisses, mais on a encore des consommations supérieures aux productions. Sauf en NC, où la production de crevette est bien plus grande que la consommation, le reste est exporté.

Le tourisme.

Le Pacifique fait encore et toujours rêver pour ses paysages paradisiaques. Les noms de pays ou de ville sont associés à des stéréotypes de vacances et de pays exotiques parfaits. Par rapport à cette vision, les archipels océaniens disposent de très bons atouts. Evidemment, on peut citer les plages au sable blanc, les mers chaudes, les climats tropicaux, les fonds lagonaires aux ressources multiples, aux poissons colorés, aux paysages intérieurs fascinants, et le fait qu’on trouve en Océanie des populations encore encrées dans des traditions très vivaces dont on a fait un certain folklore, c’est le cas de Tahiti et des danses tahitiennes. C’est le cas des vahinés ou des danses de la PNG. Il est clair que tout ceci répond à la demande actuelle, à la recherche d’aventure. Malgré tous ces atouts, il faut se rendre compte, en excluant les îles les plus fréquentés (Hawaï et Guam), que les destinations vers les îles du Pacifique sont réservées à une clientèle privilégiée et ce malgré la démocratisation des voyages. Le voyageur en quête d’exotisme doit consacrer un grand prix de son budget au prix excessif du voyage, et que c’est alors un frein au tourisme. On trouve des destinations à moindre prix pour les Caraïbes, par exemple. On a des atouts, mais aussi des freins importants. Par conséquent, l’essentiel du flux important en Océanie provient des pays les plus riches de la région. Evidemment la NZ, les USA, L’Australie, ou encore le Japon. Et le fait que la destination océanienne soit prohibitive au niveau financier explique le fait que les occidentaux sont plus rares en Océanie.

Les principaux problèmes intertouristiques sont les suivants : l’éloignement des pays. C’est une contrainte majeure pour le tourisme de masse. Autre frein, au-delà du coût du billet, etc, c’est l’accès difficile des îles. Autre souci, dans une moindre mesure, la rudesse climatique de certaines îles. Notamment mélanésiennes ou micronésiennes balayées régulièrement par des cyclones. Problème plus important : le prix élevé des denrées et de la main d’œuvre. Ce prix élevé s’explique par le fait que la majeure partie des denrées provient de l’importation. Le coût des infrastructures également, difficilement supportable pour les pays le plus souvent à l’économie précaire. La fluctuation et la valeur du dollar fragilise le tourisme dans le Pacifique. La NC a un problème supplémentaire, car nous sommes dans une économie assistée qui génère un coût encore plus élevé. L’industrie du tourisme à Hawai s’élève à plus de sept millions de touristes, par exemple, ce qui est bien supérieur aux cent milles de la NC. Cette expansion est permise pour Hawai par le fait que c’est un état américain où ils retrouvent toutes leurs marques et les stéréotypes connus.

Si on prend le reste de l’Océanie insulaire, la fréquentation touristique insulaire reste faible. Sans compter Guam on a 1,3 millions de touristes dans le Pacifique. Au plan des recettes induites, l’Océanie à généré 1,4 milliards de dollar, une somme dérisoire.

Toutefois le tourisme joue un rôle économique pour tous les états, il assure des emplois, des revenus, et par ailleurs, il permet aussi aux pays du Pacifique de se faire connaître dans le monde entier. L’Océanie est une région qui s’est ouverte récemment. Ca contribue à la diffusion de certains produits fabriqués localement comme le tiaré de Tahiti ou le monoï.

Pour d’autres pays par contre, par volonté ou par isolement, ou d’absence d’attraits majeurs, il s’agit d’une activité d’appoint. C’est le cas de la PNG, des Salomon. Pour d’autres pays, le tourisme est devenu une activité importante sans pour autant être devenue une activité dominante. Le tourisme aux Fidji n’est qu’une source de revenue au-delà de l’activité de pêche. Certains pays développent peu de tourisme faute de moyens, comme au Vanuatu, ou aux Samoa, Tonga. Pour d’autres pays, le tourisme est devenu un élément essentiel, c’est le cas de Guam, des Mariannes du Nord, des îles Cook. Il faut se rendre compte que le tourisme est une activité tout à fait instable. En janvier 2009, à cause de la crise, de nombreuses régions constatèrent de grandes diminutions de touristes.

En tout cas, il faut voir que l’Océanie marque un triple attrait : le repos balnéaire, l’écotourisme actif et sportif, et un tourisme de découverte par les globe-trotters. Partout en tout cas on peut s’inquiéter de la fragilité du secteur économique qui dépend beaucoup de paramètres que les pays locaux ne maîtrisent pas (cyclones, intempéries…). Autre paramètre : la politique, comme les coups d’état, émeutes (Tahiti, 87, 95) ; ces problèmes détournent les touristes des destinations. Autre problème, les décisions unilatérales de certains investisseurs extérieurs qui décident de se désengager. Il faut rappeler que beaucoup de sociétés îliennes ne ressortent pas indemnes du développement du tourisme. Il permet l’amélioration du niveau de vie mais peut aussi être un élément déstabilisateur, car il met en contact des touristes souvent aisés, avec leurs habitudes, leur modèle de civilisation, et de l’autre côté de ce contact, les populations locales souvent pauvres qui fonctionnent avec d’autres valeurs (coutumes, religions, structures familiales) ; c’est ainsi que des états comme les Salomon sont réticents au tourisme. Il faut prendre conscience que l’économie de certains pays est entre les mains des capitaux des étrangers.

L’exploitation minière et l’industrie en Océanie. (Non interrogé)

L’extraction des minerais va se retrouver principalement, encore une fois, en Mélanésie. La seule richesse minière rencontrée en dehors de la Mélanésie, dans certains atolls surélevés, est le phosphate, sous forme de guano (excréments d’oiseaux accumulés pendant des milliers d’année riches en phosphate). Il y a trois pays qui ont permis, grâce à l’exploitation du phosphate, pu obtenir des revenus substantiels : Banaba (au Kiribati), Maketea (Polynésie Française) et Nauru.

Nauru est une république. C’est une petite île surélevé, un rocher perdu au milieu de l’océan de vingt-et-un kilomètres carrés. Nauru est indépendant depuis 1968, c’est une nation avec un droit de vote équivalent à n’importe quel autre état indépendant (estimation : 10 000 habitants). Les dépôts extrêmement riches de guano ont été découverts au début du siècle. Une industrie minière, Nauru Phosphate Corporation a traité le minerai, allant jusqu’à deux millions de tonnes par année de phosphate extrait de Nauru. Cette exploitation a généré un PIB par habitant faramineux, faisant de Nauru un produit prospère. Les soins médicaux étaient gratuits, l’occupation aussi. Trois décennies plus tard, la grande partie du phosphate a été envoyé à l’étranger, l’exploitation a cessé, et l’économie est en baisse. 80% de l’île est détruite, et l’île présente un immense cratère, ainsi qu’un paysage lunaire. Pour récupérer le terrain, il faudrait concasser les pointes de corail et reboucher le cratère. Des projets faramineux ont été mis au point mais étaient tombés à l’eau (ce qui est le cas de le dire). Le fait d’avoir fait cette excavation dans l’eau, l’eau de pluie tombe directement dans la mer, l’île ne possède plus de ressources, la population importe l’eau potable. Elle n’a plus les moyens de financer la maintenant technique de leur usine de dessalement. C’est également à Nauru qu’on a le plus grand taux de diabète et de cholestérol. On a une situation où l’environnement est détruit, la population en déclin. La nation en elle-même est en état d’apatride.

02 - Géographie du Pacifique

Géographie du Pacifique

 

 

Le risque du tsunami. Le mot est issu du mot « port » et « vague ». Littéralement « vague portuaire ». C'est un mouvement provoqué par un déplacement massif d'eau, qui se déroule dans la mer. Il est généralement provoqué par un séisme ou du volcanisme de type explosif. Les conséquences du tsunami sont d'importants dégâts : baisse du niveau de la mer (recul de la mer) dans les quelques minutes qui suivent l'évènement, puis élévation de plusieurs mètres du niveau des eaux ; courant puissant qui rentre à l'intérieur des mers, d'autant plus si le relief est plat. Exemple : tsunami du 26 novembre 2004 au Sir Lanka, qui a provoqué la mort de plus de trois cent milles personnes. Des tsunamis dans le Pacifique insulaire sont assez fréquent. La Papouasie a été ravagé par un tsunami le 17 juillet 1998, et a ainsi provoqué la mort de plus dix mille personnes avec des vagues de plus de dix mètres. Un autre tsunami qui toucha les îles Salomon, séisme majeur de huit sur l'échelle de Richter, le 02 avril 2007, qui fit aussi de nombreuses victimes (25 0000 victimes). Selon les experts, 80% des tsunamis sont observés dans le Pacifique. Alors qu'on en trouve que 10% dans l'océan indien. Depuis l'évènement de 2004, des mesures de protections furent mises en place, mais tout est basé sur la prévention : une mesure totalement efficace n'existe pas. Ceci est généralement basé sur des systèmes d'alertes géré par le Centre d'alerte à Hawai, le Pacifique Warning Center. C'esr un dispositif de surveillance.

La NC est protégé par la brande barrière de corail, qui détruit la houle issu du raz-de-marée, ce qui confère aux îles loyauté une sorte de protection.

On parle de risque lorsqu'on a un aléas cyclonique. Etudions alors l'élévation du niveau marin, qui n'est pas un risque à proprement parler comme celui des tsunamis.

 

La terre connaît depuis près d'une centaine d'année un réchauffement des températures, réchauffement qui a tendance depuis une dizaine d'année à s'accroître. C'est ce qu'on appelle le « global warning ». Ce réchauffement global est observé à la surface de la terre grâce à l'accroissement de l'émission des gaz à effet de serre. On observe notamment les rejets de gaz carbonique dans l'atmosphère. Depuis le début de l'ère industriel, on constate cet accroissement. A fortiori, ce réchauffement de la température à la surface de la planète est dû aux émissions anthropiques qui participent au renforcement de l'effet de serre.

On a deux hypothèses par rapport à ce réchauffement. Aujourd'hui la température moyenne est de 14.3° C à la surface de la terre.

  • Hypothèse basse : 01.4° C en 2100.

  • Hypothèse haute : 05.8° C en 2100.

Ce sont des hypothèses utopiques car la population chinoise est une société de consommation.

Depuis 1950 les températures du Pacifique ont augmenté d'un degré celcius. Et ce global warning à pour conséquence la multiplication d'anomalies climatiques, de phénomènes extrêmes : augmentation de cyclones, ou autres manifestations violentes (pluies diluviennes, chutes d'eau etc).

D'autres part, ou constatera aussi l'augmentation du niveau de la mer, on a eu une agmentation de douze centimères durant les décennies passés. On estime à trois degrés l'augmentation de la température d'ici 2050. Cette température devrait augmenter le niveau de la mer de dix à cinquante centimètres.

Beaucoup d'îles du Pacifique insulaire sont des atols. L'endroit le plus élevé étant entre trois et cinq mètres d'altitude. Ce relèvement du niveau marin est donc un problème, car pourrait être à l'origine de l'innondation de leur terre, l'érosion de leurs terres actuellement immergées, la salinisation des nappes phréatiques. Si on a des infiltrations d'eau de mer trop importantes, l'eau devient donc inconsommable, même pour l'agriculture. C'est en utilisant les nappes phréatiques que les habitants des îles se procurent de l'eau potable, que se soit pour l'agriculture ou leur survie. (Ouvéa, on y trouve une usine de désalement d'eau de mer.)

Notons aussi que la responsabilité des risques de submersion revient aussi et pour une grande partie à une mauvaise gestion de l'espace insulaire. Les pratiques comme la destruction de corail vivant (barrière naturelle de protection), l'extraction de corail mort (sur les platiers), les destructions de « beach rocks » (grandes dalles rocheuses). Ces pratiques courantes dans les îles du Pacifique utilisés pour la fabrication des habitations ont pour conséquence une accélération des processus d'érosion des littoraux et donc de submersion.

La SOPAC est l'une des organisatons du Pacifique qui gère la géoscience, et a estimé qu'à l'atol de Kiribati ce sont 70000 mètres cube de sable à la demande des habitants. Ces pratiques accèlèrent donc l'érosion et la destruction de l'habitat. Les habitants de Tuvalu ont demandé l' »asile écologique » afin de partir en Australie, ce sont des « écoréfugiés ». Par rapport à l'élévation du niveau marin, des îles du Pacifique sont condamnées.

 

L'environnement humain.

Les océaniens connaissent de fortes différences cultures, linguistiques, ethniques, mais aussi démographiques. La région, sans la NZ et l'Aussie compte environ huit virgule six millions d'habitants (Polynésie plus Micronésie plus Mélanésie). La CPS estime qu'en 2012 cette population atteindra douze virgule six millions. La somme de toutes ces populations n'atteint même pas cette de l'Australie (plus de vingt millions d'habitants). Cette population océaninne connaît une grande disparité au niveau de sa répartition. Par exemple, la population de la Papouasie s'élève à elle-seule à plus de cinq millions. Alors que Pit Cairn en connaît une très faible (quelques dizaines).

C'est la Mélanésie qui accueille la plus grande population. La première disparité que l'on peut remarquer, c'est la différence de peuplement entre les trois grandes régions ethno-culturelles. Ainsi, la Mélanésie regroupe à elle seule sept virgule trois millions d'habitants. Elle est de loin l'ensemble le plus peuplé de l'Océanie insulaire (73% de la population océanienne (insulaire)). La Polynésie compte six cent trois six mille, la Micronésie, environ cint cent milles ; c'est donc ce dernier ensemble le moins peuplé.

La deuxième disparité est en fonction des habitants : il s'agit de la densité de population. C'est-à-dire que : bien que la Mélanésie soit l'ensemble le plus peuplé, c'est l'ensemble le moins peuplé, avec une moyenne de quinze habitants au kilomètre carré. La région mélanésienne est vraiment une région sous-peuplée. A l'inverse, bien que nettement moins peuplés, la Polynésie et la Micronésie connaissent une densité beaucoup plus peuplé. Respectivement : 80 habitants au km² et 70 habitans au km². Ces fortes populations s'expliquent par le fait que les terres émergées sont des microcosmes où se concentre la population. La majorité de ces populations vont se concentrer là où se situent les infrasctructures de vie (centres médicaux etc).

Inégalités de vie et d'archipels.

On a des disparités très importantes. La Mélanésie est le plus peuplé, dans le même espace, Fidji est le deuxième pays le plus peuplé de l'Océani insulaire. L'archipel des Salomon compte environ quatre cent milles habitants, et les deux suivants, la NC et la Vanuatu s'illustrent aussi dans les premiers pays les plus peuplés.

Inégalités démographiques au sein d'un même état. Les exemples sont encore nombreux en ce qui concerne des inégalités de peuplement au niveau d'un même état. Ces déséquilibres sont propres au milieu insulaire. Les îles du Pacifique sont souvent témoins de cet anisotrophie.

On a une concentration de population dans les îles du vent. Alors que dans le même temps on a des espaces vides d'hommes, encore plus dans l'archipel des Marquises, avec des densités inférieures à dix habitants qu kilomètres carré. La Polynésie est très inégalement répartie.

Autre exemple : les Kiribati possède de nombreux écarts. Quatre vingt treize mille habitants. Ils s'étendent sur huit cent onze milles kilomètres carré. Densité d'au moins cent quinza habitants au kilomètres carré. Il s'agit de trois archipels principals composantes des Kiribati. On a principalement quatre mille kilomètres qui sépare l'est de l'oues du pays. L'archipel de Tongaru est composé de quatre vingt seize pour cent de la population des Kiribati. Le reste se trouve sur les autres îles, malgré le fait que Phénix soit désert.

Tarawa est la capitale des Kiribati. Rien qu'ici on trouve quarante pour cent de la population avec vingt mille habitans pour vingt-deux kilomètres carré. Densité : 920 habitants au km². L'atol de Tarawa est une unique rue où se multiplies les problèmes sociaux et écologiques.

Inégalité de population au ein d'une île.

On a une opposition de répartition de population entre centres et littoraux. On va avoir des espaces côtiers surpeuplés et des terres vides d'hommes. Ce qui explique cette inégalité, c'est le fait qu'il y ait eu un changement depuis la colonisation de ces piles par les occidentaux. Ces infrastructures portuaires ont entraînés une exode vers les zones littorales. On a une très forte exode rurale à Nouméa, par exemple. Il s'agit du même phrénomène pour les îles du Pacifique insulaire. On a un autre modèle qui se dessine pour les atols, on aura une concentration des villages dans les zones où on va trouver des passes qui accueillent des constructions de ports. D'autre part, lorsqu'on a une passe, ce sont souvent des zones plus poissonneuses qu'ailleurs. On aura donc d'autres disparités de populations.

B) Des migrations en Océanie : des départs sans retour.

Les mouvements de populations ont existé de tout temps en Océanie. Ces mouvements sont à la base même du peuplement des archipels. Mais depuis la fin du Xe siècle, les flux migratoires ont changés de nature, et ont fragilisés grandement la démographie et donc le développement de certaines îles du Pacifique. On trouve en Océanie aujourd'hui trois grandes formes de migrations. Il s'agit des migrations intra-insulaires, inter-insulaires, et enfin l'internationale. Vis-à-vis des migrations intra-insulaires, elles vont surtout toucher les grandes îles de la Mélanésie. On va avoir des déplacements de populations des intérieurs des terres vers les côtes. Dépeuplement de la brousse pour un peuplement des côtes.

En ce qui concerne les déplacements inter-insulaires, deux cas de figures se présentent.

  • On a des étatss composés d'îles hautes entourées d'atolls. C'est le cas à Fidji, en Polynésie française. Ce qui va se passer, c'est qu'on aura un dépeuplement des petites îles isolées au profit des îles capitales, qui hébergeront de grands centres urbains.

  • Pour ce deuxième cas, il s'agirait d'un déplacement entre plusieurs aires du Pacifique. Exemple : les déplacements des populations de Wallis & Futuna, des îles Salomon, qui se sont installées en Nouvelle-Calédonie. Dans les années soixantes dix, avec le boom du Nickel fut attirée des populations des état précedemment cités en grand nombre. Notons que la population de Wallis & Futuna compte environ vingt et un mille habitants. Il y a plus d'habitants en NC qui viennent de Wallis & Futuna qu'à leur île d'origine. Les migrations inter-insulaires sont relativement peu nombreuses. Ce que l'on peut dire vis-à-vis de ces migrations n'affectent pas l'identité Océaninne : on maintient une homogénéité et une continuité culturelle. Ce que l'on peut noter, surtout depuis les années soixantes, les migrations individuelles sont surtout devenues internationales. Et ces migrations internationales n'affectent presque peu voir pas du tout les zones mélanésiennes qui sont relativement fermées sur elles-mêmes. Ces migrations touchent surtout la Polynésie (anglophone) et la Micronésie. A la différences de migrations inter-insulaires, on a des migrations que ne se font que vers l'extérieur (Australie, Nouvelle-Zélance, mais aussi Etats-Unis, Canada, qui vont êtres les principaux pays touchés par ces migrations internationales). Ce qu'il faut voir, c'est que ces migrations ont concernées plus de cinq cents mille personnes (on prend on compte les descendants des immigrants). A l'échelle de l'Océanie, c'est un très grand nombre. Nous sommes maintenant, en Polynésie et Micronésie, à peu près deux millions d'habitants. C'est donc un chiffre considérable. Pour preuve qu'il soit considérable, on a certaines îles de la Polynésie anglophone où les populations sotn partis. On constate des déplacements de 87% de la population d'une île, ou encore plus de 70% pour d'autres (Tokelau, Cook) au sein de la Polynésie. Ce sont des taux d'imigrations considérables pour ces territoires associés à la Nouvelle-Zélande, ils ont donc une libre circulation sur ce territoire. Ces habitants ont donc un « point de chute » où ils peuvent se rendre.

L'émigration est une solution pour beaucoup. Le mythe du paradis Océanien est dans l'inconscient collectif occidental. Cette perception est loin d'être aussi idyllique pour les océaniens qui y vivent dans des conditions beaucoup plus difficiles que celles que donnent ce mythe. Ils partent donc à la recherche de nouveaux rivages, des conditions d'hygiènes correctes, trouver, de meilleures conditions d'éducations, pour trouver de meilleures conditions de confort matériel, ou encore des emplois en dehors de la seule activité agricole de subsistance que l'on trouve principalement dans les pays océaniens. Une autre condition qui explique ces départs serait aussi l'affranchissement du statut tradionnel social et familial. Ces départs sont donc un moyen de s'affranchir des barrières tradionnelles. Toutefois, cet attrait du monde développé représente pour les nouveaux immigrés une identité, une nouvelle culture, mais ainsi donc, un risque de marginalisation.

Les aspirations à la modernité constituent une raison à ce départ, et beaucoup de jeunes hommes quittent leur terre natale et ne reviennent jamais sur leur territoire, car ils s'intègrent bien à la société et souvent ne veulent pas revenir, pour des raisons de confort social, matériel, etc. Beaucoup partent pour leur étude obtenir un diplôme et ne reviennent pas car les perspectives d'emploi en adéquation avec leur qualification sont quasi-inexistantes.

La Nouvelle-Calédonie est avec la Polynésie française le seul pas à avoir un PIBhab comparable aux grands pays comme l'Australie et la Nouvelle-Zélande.

L'espérance de vie mondiale est soixante-cinq ans. Cependant, on va observer de grandes disparités. Par exemple, en Papouasi, celles des hommes est de 57 ans et de Guam, 74 ans. A Guam se trouve la deuxième plus grande base américaine, avant Hawai, dans l'Océanie. Ils bénéficient donc d'un meilleur équipement sanitaire donc de conditions de vie moins précaire, des emplois plus importants dans le tertiaire.

Dépense de santé de Fidji au total : onze milliards de francs CFP. Ce sont encore les mêmes chaque année en proportions pour les huit cent trente mille habitants. Ce qui équivant à la dépense du CHT Gaston Bourret. Un individu utilise près de deux cent milles francs par an dans le domaine médical.

Le taux d'alphabétisation en Océanie est relativement important. Par exemple, pour des cas de quinze à vingt quatre ans : 99.8% pour les Samoa Américaines, 98% pour les îles Cok, 97.5% pour la Nouvelle-Calédonie, et enfin 50% pour la Papouasie Nouvelle-Guinée. Pour des cas où l'âge est supérieur à 25 ans, respectivement : 99.5%, 94.5%, 88%, et enfin 10%.

 

Enjeux économiques et perspectives du développement économique du Pacifique insulaire.

Il convient de rappeller que la majorité des îles du Pacifique sont handicapés par des points de vue économiques rémanents. Ces problèmes sont basés sur l'isolement géographique et l'offre de produit restrainte. La majorité des produits sont importés, étant donné que le tissu industriel est plus que basé. Une des difficultés est aussi le manque de transport. Par exemple, en NC, l'aviation ne constitue pas un moyen de transport majeur (une seule agence). Les risques dûs aux aléas naturels constituent aussi des handicaps pour l'économie. En ce qui concerne les contraintes liées à la distance, les liaisons maritimes sont difficiles à mettre en place à cause de la distance. En Océanie le problème est triple concernant les transports : longues distances, donc coûteuses, les liaisons sont limitées en nombre et en capacité, en fonction du poids démographique de ces îles, et enfin les temps de trajet sont considérables. Ces enjeux existent aussi bien au sein du territoire du Pacifique qu'avec les grandes puissances étrangères.

A ces problèmes d'isolement on peut rajouter le décalage horaire, et la ligne de découpage qui traverse l'Océanie insulaire.

On observe aussi des disparités très importantes dans le développement du Pacifique insulaire. Les économies à prédominance agraires sont encore aujourd'hui le modèle de développement pour beaucoup d'états. Mais au-delà de cette donne certains pays ont développés une certaine autonomie économique.

Agriculture et élevage en Océanie.

Encore aujourd'hui, on est une population qui travaille la terre et qui se nourrit des fruits et légumes de sa propre production. Ces populations vivent d'une agriculture de subsistance. Elle reste vivrière. L'agriculture et l'élevage sont une voir l'activité dominante de la plupart des pays insulaires. Mais cela ne signifie pas forcément qu'elle est signe de richesse et qu'elle permet de rapporter des dividendes car l'agriculture pratiquée est souvent archaïque servant juste à l'auto-consommation. L'agriculture commerciale devant être source de profit n'est que déception. On estime que quatre vingt pour cent de la population vit d'une agriculture de subsistance. Les tarots ou autre ignames et patates douces constituent la nourriture de base océanienne. L'espace rural océanien tropical est dominé par la polyculture vivrière. Elle se présente sous deux formes. On a l'horticulture et l'agriculture itinérante sur brulis souvent accompagné d'un élevage d'appoint. L'agriculture sur brulis est considéré comme un mode de prodution destructeur très extensif. Ce type d'agriculture se pratique surtout dans les hautes terres de Mélanésie. En polynesie comme en micronésie on pratique plus d'horticulture que d'agriculture, comme avec l'usage des tarodières. On en trouve à Fidji, en Papouasie, mais aussi en Salomon. La Mélanésie compte beaucoup d'espace libre.

En grande plantation, nous avons le café en Papouasie Nouvelle Guinée, le palmier à l'huile qui permet d'obtenir de l'huile végétale, et que l'on trouve particlièrement en Salomon ou en Papouasie. Ces pays étant touchés par la crise et la concurrence asiatique, les productions diminuent. Il en va de même pour l'exploitation du bois et d'autres produits. Les plantations commerciales sont assez nombreuses pour l'huile, ou encore pour le savon, l'huile de copra. Ces grandes plantations sont souvent le fait de la colonisation car dès la colonisation de ces pays, certaines de ces meilleures terres furent réservées à des cultures d'exportations. Ces plantations sont généralement aux mains d'intérêts étrangers. Les actionnaires de ces grandes plantations sont souvent d'origine australiennes, ce qui est particulièrement le cas en Papouasie ou aux îles Salomons. Autre exemple : Hawai est le premier exportateur d'ananas du Pacifique. Le plus bel exemple de réussite d'agriculture commerciale est la production de sucre de Fidji.

Entre 1874 et 1976 plus de soixante mille indiens sont venus mettre en valeur les plantations de sucre en place par la couronne britanique. Aujourd'hui la plupart de ces indiens travaillent toujours la canne à sucre sur les parcelles familiales liées aux propriétaires fonciers, tous des fidjiens d'origine mélano-fidjiennes. La terre à Fidji n'appartient qu'aux fidjiens de sources mélano-fidjiennes. Ceux qui l'exploitent sont des indiens. Cette situation, entre le fait que les fonciers possèdent les terres et que les indos-fidjiens travaillent la terre est à l'origine de nombreux conflits inter-ethniques.

Au niveau de l'élevage, il est quasiment omniprésent en Océanie. On a particulièrenet à faire à un élevage porcin appoint. Cet élevage rentre dans la coutume. Le seul élevage bovin notable on le trouve en Papouasie et au Vanuatu ; ils fournissent essentiellement les marchés locaux. Au Vanuatu un élevage important s'était développé mais celui-ci à périclité après l'obtention de l'indépendance. La NC a aussi su tirer parti des grandes plaines côtières où là aussi on a aussi un élevage semi-extensif. La production calédonienne couvre soixante dix pour cent des besoins locaux. C'est surtout l'isolement et le manque de transport qui explique le peu d'importance des produits agricoles en Océanie. Le fait de transporter sur de longues distances des denrées alimentaires induit un coût non-négligeable devant les concurrents tel l'Asie. Les pays océaniens ne sont pas à même de concurrencer les pays asiatiques, ce qui a entraîné l'abandon de plantations aux Salomon, par exemple, provoquant par suite l'exode vers les villes et le retour à une économie de subsistance. Par exemple, cette concurrence à favoriser la dimiution cruciale du copra au Vanuatu. Cette production n'est maintenant plus rentable à cause notamment des coûts liés aux transpots. Entre 83 et 87 on a par exemple assisté à la chute de quinze mille tonnes de coprah. Les plans de relance n'ont jamais été fructueux. Aujourd'hui, les états d'Océanie misent aujourd'hui sur une production à forte valeur rajoutée. Ces pays mélanésiens ne peuvent pas produire des produits agricoles susceptibles d'êtres exportés, donc ils se lancent dans des productions à valeur rajoutée, comme la vanille, la crème de coco, ou le tabasco. Ou encore dans le cas des produits à usage pharmaceutique comme le kava. Dans l'exploitation des produits agricoles, on peut avoir un espoir de relance dans l'économie océanienne.

01 - Géographie du Pacifique

GEOGRAPHIE DU PACIFIQUE (séance un, merci à nouveau à Aymeline pour ce cours !)

Plan du cours :

I] Approche de l’environnement.

A / Le Pacifique ou les Pacifiques ?

B / Quelle classification pour cette région ?

C / Un espace à risque soumis à de nombreux aléas naturels.

II] L’environnement humain.

A / Les contrastes de populations en Océanie.

B / Les migrations en Océanie : des départs sans retour.

III] Enjeux économiques et perspectives de développement du Pacifique.

A / L’agriculture et l’élevage.

B / L’exploitation des ressources de la mer.

C / Le tourisme.

D / L’exploitation minière et l’industrie en Océanie.

E / Place et intégration de la Nouvelle-Calédonie dans la région Océanie.

I] Approche de l’environnement.

A / Le Pacifique ou les Pacifiques ?

Quand on parle du Pacifique, on pense d’abord à l’Océan. C’est Magellan, en 1520, qui nomma cet océan ainsi.

L’Océan Pacifique couvre 165 millions de km² (soit 1/3 de la superficie du Globe).

Dans sa plus grande largeur, des Philippines au Panama, l’Océan Pacifique s’étire sur 17 500 km (soit la moitié de la circonférence du Globe).

C’est dans l’Océan Pacifique qu’on trouve les plus grandes fosses maritimes : fosse des Mariannes, fosse des Kouriles, fosse des Philippines. La fosse des Mariannes est la fosse la plus profonde au monde : 11 304 km de profondeur. Challenger Deep est son point le plus bas.

La profondeur moyenne du Pacifique est de 4 300 m. C’est l’océan le plus profond.

Cet océan est aussi parcouru par plusieurs dorsales. Il comporte également de nombreux récifs coralliens. E

Ex. : l’ile de Christmas est l’atoll le plus ancien et le plus répandu du monde, il forme à lui seul 70 % de la surface des Kiribati.

Entouré de la ceinture de feu, son activité sismique est très importante. La conséquence est que les tremblements de terre et les tsunamis sont fréquents.

L’Océan Pacifique est parcouru environ tous les 5 ans par un courant marin (El niño) non négligeable par rapport aux changements climatiques.

L’Océan Pacifique est entouré par l’Asie, l’Australie et les Amériques. Sa limite par rapport à l’Antarctique est marquée par le 60° de latitude Sud.

Il englobe 11 fuseaux horaires et se voit partagé en 2 jours différents. La ligne de changement de date est le 180ème méridien qui traverse l’Océan Pacifique.

L’immensité de l’Océan Pacifique est parsemée de plus de 25 000 mille iles, atolls et récifs, séparés par des milliers de km et minuscules. Certaines de ces îles sont d’origine volcanique, d’autres ont été édifiées par des coraux, et d’autres encore sont des morceaux de continent détachés. Seulement 3 000 iles sur les 25 000 portent un nom.

L’Océan Pacifique est un espace pluriel où l’on peut distinguer 4 entités spatiales.

1ère entité : le bassin Pacifique prend en compte les pays qui ont une façade maritime sur le Pacifique. 1/3 de la population mondiale est englobée dans le bassin Pacifique.

2ème entité : l’Asie-Pacifique est le prolongement des pays côtiers.

3ème entité : l’Océanie, c’est la mer qui forme le lien unitaire dans cette zone. Les 2 grandes puissances : l’Australie et la Nouvelle-Zélande et le monde insulaire du Pacifique sud est regroupé dans l’Océanie.

4ème entité : les iles et états du Pacifique : seuls les états du Pacifique sont regroupés (sans l’Australie et la Nouvelle-Zélande). Le lien est le fait que cette région n’est composée que d’iles. Ex. : iles Mariannes du Nord, Guam, iles Marshall, les états fédérés e Micronésie, Belau (ou Palau), Papouasie Nouvelle Guinée (la PNG est le plus grand territoire), Nauru, iles Salomon, Vanuatu, Nouvelle-Calédonie, Fidji, Tuvalu, Wallis et Futuna, les Samoa occidentales et les Samoa américaines, Tonga, Tokelau, iles Cook, Niue, Kiribati, Polynésie française, Pitcairn. La moitié de ces territoires sont indépendants.

Cet espace océanien est marqué par une dichotomie : il y a en effet 2 grands espaces continentaux (Australie et Nouvelle- Zélande). L’Australie est 14 fois plus grande que la France et 30 fois plus que la Nouvelle-Zélande.

Si on additionne la totalité des terres émergées de l’ensemble de l’Océanie insulaire on obtient 551 000 km², soit environ la taille de la France.

B / Quelle classification pour cette région ?

Le découpage de l’Océanie se fait en 3 grands groupes ethnoculturels. Les occidentaux ont définis au 19ème siècle : la Micronésie, la Polynésie et la Mélanésie.

C’est le navigateur Jules d’Urville qui proposa ce découpage car il traversa 2 fois le l’Océan Pacifique. Avant ce découpage il existait également la Malaisie.

Cette subdivision cloisonnée est toujours celle du grand public. Mais d’un point de vue scientifique, cette subdivision a été remise en cause (grâce à des anthropologues, des ethnologues, des linguistes…). Les chercheurs océanistes considèrent l’Océanie comme un continuum culturel avec un fond commun austronésien. Aujourd’hui ils veulent plus parler d’Océanie proche et d’Océanie éloignée.

L’Océanie proche : Australie, Nouvelle Guinée, iles Salomon, elle a été d’abord occupée par les aborigènes, les papous et les austronésiens.

Mélanésie

Etymologiquement cela signifie « ile noire ».

La Mélanésie se situe au Nord Ouest du Pacifique. Elle est composée de grands archipels. L’un des entre les communautés est l’identité liée à la terre.

Les 5 états de Mélanésie sont :

Papouasie Nouvelle Guinée

Iles Salomon

Vanuatu

Nouvelle-Calédonie

Fidji

C’est l’ensemble le plus vaste au niveau des terres émergées : 540 000 km. Cela représente 98% des terres émergées de l’Océanie insulaire.

C’est aussi l’ensemble le plus peuplé : 7,5 millions d’habitants soit 87% de la population océanienne.

Ces sociétés, ne reconnaissant pas l’écriture, avaient des techniques de transmission orale des généalogies et de l’appropriation du foncier.

Ce sont des sociétés relativement égalitaires : aucun groupe ne possède les 3 pouvoirs en même temps è politique, foncier et magico-religieux.

Dans la société mélanésienne, la place de chacun était déterminée par son clan, son rang de naissance, son sexe et son âge.

Parfois il émergeait certains grands Chefs (Big Men en PNG). On n’a pas l’émergence de royautés à la différence de la Polynésie.

Traditionnellement, les décisions étaient longuement discutées. C’était essentiellement des assemblées d’hommes d’âges mûrs qui délibéraient jusqu’à obtenir un consensus grâce à des palabres.

Ce sont des sociétés animistes qui ont un rapport magico-religieux très fort à la terre de leurs ancêtres. Ces fondements sont encore très vivaces aujourd’hui. Ils dictent encore la vie de nombreuses personnes.

Polynésie

Etymologiquement cela signifie « ile nombreuse ».

Elle représentée par un large groupement d’iles dans le sud-est du Pacifique.

La Polynésie forme un tringle dont les sommets sont : Hawaï, l’ile de Pacques et la Nouvelle-Zélande.

Les états de Polynésie sont :

Tuvalu

Tokelau

Iles Cook

Niue

Tonga

Wallis et Futuna

Samoa occidentales

Samoa américaines

Polynésie française

Pitcairn

Les polynésiens sont plus clairs que les mélanésiens et ils sont plutôt tournés vers la mer que vers la terre. Ils sont ainsi devenus de grands navigateurs.

Au niveau de la société (la Polynésie comme la Micronésie), elle apparait différente de la société mélanésienne, même s’il y a une culture matérielle commune (pratique de l’horticulture intensive).

La différence vient du fait que les sociétés polynésiennes apparaissent comme moins terriennes, elles sont plus tournées vers la mer. Ce sont souvent de petites iles qui leur ont permis de devenir des navigateurs en mettant au point :

Des techniques de navigation sophistiquées (pirogue double). C’est ainsi que les maoris ont colonisés la Nouvelle-Zélande.

Des cartes (en bois et en coquillages) grâce à la position des étoiles, des courants marins, de la position des iles, ils ont pu se déplacer plus facilement en mer.

Des pratiques du va’ a.

Ces sociétés (polynésienne et micronésienne) ont développé des systèmes sociaux plus hiérarchisés qu’en Mélanésie, et des systèmes de royauté sont encore présents aujourd’hui.

Micronésie

Etymologiquement : « petite ile ».

Elle s’étend dans la partie ouest du Pacifique, au nord de l’équateur.

Elle est occupée par des milliers d’iles et d’ilots isolés qui sont souvent balayés par des vents violents.

Les habitants sont plutôt asiatiques.

Les états sont :

Mariannes du nord

Guam

Palau (ou Belau)

Les états fédérés de Micronésie

Iles Marshall

Nauru

Kiribati

L’Océanie, un espace maritime avant tout.

Le fondement économique des populations est maritime.

L’ensemble de ces iles possède l’espace maritime qui les entoure è ZEE (zone économique exclusive). Elle s’étend sur 200 miles marin (1 miles = 1,8 km) soit 370km à partir des cotes.

Chaque ZEE appartient au territoire qui s’y trouve, sinon cela est illicite. La ZEE permet l’exploitation de pêche = richesse de l’espace océanien = son espace maritime è un atout indispensable.

Il y a une vraie exploitation de la richesse biologique et non biologique (pétrole…).

La ZEE océanienne appartient aussi à la France, cela lui permet d’étendre sa propre ZEE. La France est ainsi la 3ème puissance maritime mondiale (sa ZEE fait 20 fois sa propre taille). La 2ème puissance est la Grande Bretagne.

C / Un espace à risque soumis à de nombreux aléas naturels.

La plupart des iles d’Océanie sont soumises à de nombreux risques :

Cyclonique

Eruption volcanique (Vanuatu)

Tremblements de terre (PNG)

Tsunami

Encore aujourd’hui l’Océanie, qui est un continent climatique, est le plus affecté face aux changements climatiques et à la montée des eaux (réchauffement).

 

 

Le risque cyclonique.

Il y a 3 grands foyers cycloniques en Océanie : le plus important est au nord ouest du Pacifique, il représente 1/3 des dépressions tropicales qui naissent. C’est le plus grand foyer du monde.

Les cyclones touchent particulièrement la cote australe de l’Australie.

Le risque sismique et volcanique n’est que le résultat d’une subduction. La majorité des iles de Mélanésie et Polynésie sont d’origine volcanique. Il y a un réel risque sismique et volcanique très important.

Les iles vraiment soumises à ces risques sont :

PNG

Salomon

Vanuatu

Le volcan du Yasur sur l’ile de Tana est encore actif.

La PNG est frappée par des volcanismes et des tsunamis :

Rabaul (ville) est entourée de 6 volcans. Le volcan le plus récent est le Vulcain. En 1937 il explosa : 600 morts. En 1994 : 2 volcans se sont réveillées : 40 000 habitants sont évacués.

Le risque de tsunami.

06 - Histoire littéraire du XIXe siècle

Histoire littéraire du XIXe siècle (séance six)

Quelques mots sur les romanciers de la seconde partie du XIXe.

Jules Barbey d’Aurevilly (1808-1889) :

C’est un normand qui naît dans une famille d’origine noble. Il monte à Paris, fréquente les salons, les milieux littéraires et vit de façon assez mondaine, c’est un dandy. Il fait du journalisme. Dans la première partie de sa vie, il est très libéral et s’adonne aux plaisirs de l’existence.

Il connaît par la suite une sorte de conversion au catholicisme de façon radicale, le plus légitimiste. Il devient alors très conservateur. C’est un personnage qui est toujours en rébellion avec son milieu. C’est un personnage étrange. Ce qui compte, c’est qu’il a écrit une œuvre assez variée, pas toujours très cohérente sur le plan idéologique. Sur la première partie de sa vie il écrit des vers et des nouvelles : Le cachet d’onyx ; la bague d’Hannibal. Tout ceci reste assez parnassien. Il publie de nombreux articles politiques et progressivement il se tourne vers la critique littéraire. Sous le second Empire, il publie ses œuvres les plus importantes qui sont soient des recueils de longues nouvelles soit des romans.

Son roman le plus connu est « L’ensorcelée », publié en 1865. Ensuite, il publie un recueil de nouvelles, ce sont « Les diaboliques » en 74. « Un prêtre marié » en 65, etc.

Ce qui caractérise ses titres est une très grande violence héritée de son ton de journaliste polémique. Dans ses romans on a toujours des duels, des insultes, des crimes, des empoisonnements. L’œuvre de Barbey se nourrit de cette violence sans l’orienter dans une perspective moralisante. C’est la raison pour laquelle on a parfois parlé du satanisme de Barbey. Façon de prendre en compte la domination dans son univers des couleurs noires et rouges. C’est un univers assez amoral. En particulier dans Les Diaboliques, l’une des nouvelles s’intitule « Le bonheur dans le crime ». Elle évoque de façon assez scandaleuse l’histoire d’une jeune femme qui tue sa rivale qui est une comtesse et qui vit parfaitement heureuse ensuite avec son amant, le compte de Savigny.

Les frères Goncourt (Edmond : 1822- 1876 ; Jules : 1830 – 1870) :

Ils ont fondés un prix qui porte leur nom mais ont tout de même laissés une œuvre qui n’est pas de tout premier ordre mais qui mérite d’être connu. Ce sont deux vieux garçons qui écrivaient ensemble et vivaient ensemble. Ils font de bonnes études et vivent de leur fortune personnelle et s’intéressent à tous les arts (dessin, peinture, gravure, littérature…).

Ils commencent par s’intéresser à l’histoire de la société française durant la révolution. Ils sont d’abord historiens. Petit à petit, ils vont se lancer dans le roman réaliste. Parmi leurs romans réalistes, on note « Germini Lacertaux ». Ils vont cultiver l’aspect réaliste avec parfois un peu de trivialité ; mais cela leur permettra de rencontrer Zola. Celui-ci les prendra pour ses maîtres. Une fois que Jules disparaît, Edmond va continuer à écrire, mais il va surtout publier leur journal. Il publie le journal des deux frères. C’est un journal de critique littéraire qui a beaucoup mieux vieilli que leur prose romanesque. C’est le réalisme qui les intéresse au premier plan. Ils s’intéressent au peuple, les passions du peuple, les dépressions, les mélancolies ; on retrouve des personnages typiques. Ils vont faire un roman sur une bonne, un autre sur un écrivain drogué. Ils abordent cette réalité avec parfois une certaine complaisance un peu cruelle, un peu rebutante.

Sur le plan du style, il y a parfois un certain maniérisme concernant le lexique qui correspond à leur goût pour le bibelot.

Emile Zola (1840 – 1902) :

On a toujours retenu de lui l’image d’un individu courageux car c’est lui qui avait rédigé le fameux article « J’accuse » dans lequel il avait pris la défense de Dreyfus.

Mais ceci montre que Zola avait accès aux journaux et qu’il menait une vie de journaliste, mais ce n’est pas l’essentiel de sa carrière ; au contraire il a écrit une œuvre romanesque très importante. Il est né en Provence, du côté d’Aix, et c’est un ami du peintre Paul Cézanne. Il monte à Paris, il fait des petits métiers dans le domaine des Lettres, dans la publicité, il rencontre des artistes, dont des impressionnistes.

Tout d’abord, il se lance dans la rédaction de contes. (Les contes à Ninon (64)). Ensuite, il se tourne vers le roman. Son premier grand succès est Thérèse Raquin, mais son gagne-pain est le journalisme qu’il pratique comme une école d’observation. Il devient un assez grand journaliste, en particulier, et travaille pour de grands journaux. Mais en 69, il décide de se lancer dans une grande saga : l’histoire d’une famille sous le Second Empire. Cette famille sera les Rougon-Macard ; il cumule une vingtaine de romans dans lesquels, un peu à la mode de Balzac, il y aura des relations de généalogies entre les personnages. Chaque roman est centré autour d’un personnage dont on sait les ascendants et descendants.

Quelques titres connus : l’infortune des Rougon ; La curé (72) ; Le ventre de Paris (73) ; L’assommoir (77) …

Il gagne bien sa vie et achète une magnifique maison dans la banlieue parisienne. Il devient le Pape du naturalisme comme les Goncourt, Malarmée, Flaubert, Maupassant, etc.

On note aussi Au bonheur des dames ; Germinal (85).

Son article « J’accuse » date du 13 janvier 1898. Il meurt en 1902 en pleine affaire Dreyfus parce que, puisqu’il a prit la défense de Dreyfus, il a des procès contre le ministre de la guerre ; on ne sait pas s’il s’agit d’un assassinat. On a longtemps soupçonné un assassinat du gouvernement afin de le faire taire.

Jules Vallès (1832 – 1885) :

Son père est instituteur. Sa mère, d’origine paysanne. Il naît du coté de St. Etienne. C’est un élève assez turbulent qui va se lancer dans la révolte de 48. Il s’insurge contre toutes les autorités, celles de son père, de l’école. Son géniteur décidera de le faire interner. C’est un rebelle qui finit d’ailleurs par être arrêté par la police. Il finit par obtenir le baccalauréat, il fait du droit, un peu de journalisme, et il publie une petite œuvre qui s’intitule « L’argent ». Il a un style très virulent, très polémique. Sous le second Empire il multiplie les petits emplois, et est en permanence hostile au régime de Napoléon III. Il collabore avec des journaux d’opposition et va avoir un rôle important pendant la guerre de 70 et sous la commune. Pendant la commune il est élu à la mairie du XVe arrondissement et va participer à l’enseignement. En tant qu’ancien communard il va devoir s’expatrier.

On lui reproche d’avoir été très proche d’un journal des communards : le cri du peuple.

Après la commune il s’exile à Londres, à Bruxelles, et c’est le moment où il écrit ses textes les plus importants. Il écrit une trilogie : l’enfant (69), Le bachelier (79), et l’insurgé (82).

Il va rentrer en France dans les années 80 mais il va mourir du diabète. Ses livres sont écrits sous le signe de la révolte et les trois livres cités précédemment parlent d’un personnage appelé Jack Vingtras.

Ses romans sont des conseils aux jeunes révoltés. Jules Vallès propose trois romans qui sont à la fois très vigoureux, très proches du peuple, et très engagés.

04 - Histoire littéraire du XIXe

Histoire littéraire du XIXe siècle (séance quatre)

[Merci à Aymeline pour ce cours que j'ai manqué par... Fatigue.]

Il fonde un journal : Le Conservateur littéraire en 1819, il est alors plutôt du coté de la monarchie. Il avait écrit plusieurs textes sur le roi dont il faisait l’éloge. Si le Hugo des drames romantiques est assez original, celui des poèmes est très prudent. Sa veine personnelle émerge du théâtre et de la poésie.

Quand Charles X arrive au pouvoir, Hugo se rend compte que la monarchie devient passéiste. Il est alors tenté par le libéralisme et se rapproche des idées de Napoléon. Il présente un texte très neuf sur la nécessaire abolition de la peine de mort dans Le dernier jour d’un condamné en 1862. Le jeune Hugo incarne l’âme du romantisme, il reprend le flambeau de Nodier et crée son propre salon qu’il nomme le Cénacle.

Dans la préface de Cromwell, il se veut le porte parole de la modernité littéraire : le mélange du sublime et du grotesque…

Il s’est marié avec Adèle Fouchet, mais c’est un mariage raté. Il s’intéresse alors à Juliette Drouet qui devient sa maitresse.

Vers ses 30 ans, sa poésie devient plus métaphysique avec notamment des œuvres comme : - Les Feuilles d’automne (1831)

- Les Champs du crépuscule (1835)

- Les Voies intérieures (1837)

- Les Rayons et les Ombres (1840)

Hugo s’embourgeoise. Il est nomme par le roi Père de France (sénateur).

En 1843, sa fille Léopoldine se noie dans la Seine. Sa création littéraire va alors se nourrir de cet évènement tragique pendant de longues années.

En 1851, Napoléon III prend le pouvoir. Hugo fait un retour sur lui-même et exècre Napoléon III qu’il considère comme un usurpateur. Il s’exile alors de France pendant 20 ans (de 1851 à 1871). Il voyage en Europe et passe du temps en Allemagne.

La poésie d’Hugo est cosmogonique, c’est un miroir du destin de l’homme, elle bâtie sur des principes tels que le Bien/le Mal, Océan/Terre… C’est une poésie qui cherche le grandiose, c’est une poésie de visionnaire.

 

Les poètes de la période romantique.

Les 2 noms principaux sont La Martine et Vigny.

 

Lamartine (1790-1869):

Il est né en Bourgogne dans une famille de petite noblesse. Dans sa jeunesse, il refuse d’entrer dans l’armée sous Napoléon. Il est du coté contre-révolutionnaire. Il voyage alors beaucoup. Il attend que le régime napoléonien tombe. Sous la Restauration il devient garde du corps de Louis XVIII.

En 1816, il rencontre une femme mariée pour qui il éprouve une passion réciproque. Malheureusement, elle mourra l’année d’après. Ce drame le marquera et le poussera à rédiger Les Méditations Poétiques en 1820 qui correspond à une élévation du lyrisme à un rang très prestigieux.

Il épouse ensuite un riche héritière anglaise et s’intéresse de près à un romantique anglais: Byron. Il écrit alors Le Dernier chant du pèlerinage d’Harold en 1825 en hommage à Byron. Lamartine, qui bénéficie d’une gloire littéraire, va se tourner vers la politique dans les années 30. Il sera élu à l’Académie française en 1829. Son courant politique est plutôt radical, il se détache de la monarchie. Il tente d’être élu député mais échoue. Il sera élu l’année suivante (en 33) à l’Assemblée Nationale. Il va devenir un parlementaire très actif.

Il se fait historien avec son œuvre Histoire des Girondins en 1847 qui prônait la modération et était conter les Jacobins (illustrés par Robespierre).

En 1848, il est élu à l’Assemblée Constitutionnelle, mais sa cote de popularité va chuter en faveur de Napoléon III. De cet échec, il va se retirer et abandonne la politique; il fera peu de poésie.

Il a accumulé des dettes qu’il va rembourser dans les 20 dernières années de sa vie.

Ses ouvrages les plus importants sont :

- Histoire de la Révolution

- Cours familiers de littérature (1856-69) est une critique littéraire

 

 

Alfred de Vigny (1797-1863):

Il commence sa carrière comme Lamartine : éduqué comme une jeune aristocrate, on lui propose d’entrer dans l’armée. Il deviendra aussi un garde du corps de Louis XVIII. Sa carrière militaire sera brève et il en conservera une certaine amertume. Il quitte donc l’armée en 1827 et commence à publier de la poésie. Avant de quitter l’armée, il a publié un roman : 5 mars qui aura un immense succès. C’est un roman historique à la manière de Walter Scott (qui publia Ivanhoé, Robin des Bois).

Il tente sa chance au théâtre, qui est le genre le plus en vogue, en adaptant Shakespeare. Il publie beaucoup de poésie. Il va connaitre un réel succès au théâtre grâce à sa pièce Chatterton en 1835 : drame écrit sur un poète anglais (éponyme).

Il écrit un texte sur ses années d’armée : Servitude et Grandeur militaire en 1835. Le ton de Vigny dans ses œuvres est très austère, stoïcien.

Il écrit quelques poèmes qui feront son succès : - La Mort du Loup (1838)

- Le Mont des Oliviers (1839)

- La Maison du berger (1847)

Ses textes seront repris après sa mort dans un recueil publié en 1864 : Les Destinées.

Il y a toujours une inspiration chrétienne dans ses œuvres : une idée que pèse la volonté de Dieu sur la vie de chacun, qu’il conditionne nos vies. Il y a une installation dans une dimension tragique.

Son drame Chatterton et Stello (publié en 1832) sont des textes qui décrivent le destin tragique d’un être supérieur.

Il considère que les hommes ne peuvent opposer au destin qui les accable que l’honneur et l’énergie que les anime. Il y a ainsi une dialectique enter les malheurs et les ressources des individus. C’est un univers assez proche de la tragédie cornélienne.

A travers son œuvre, la dimension tragique prend son inspiration de la philosophie, de la méditation sur la condition humaine. Son œuvre est peuplée de génies solitaires.

Dans Journal d’un Poète, Vigny dit : « Tous les grands problèmes de l’humanité peuvent être discutés dans la forme des vers, je l’ai prouvé. »

 

Les Historiens.

 

Le XIXème siècle est un renouvellement de l’Histoire. En effet, avant la révolution, les historiens étaient payés pour écrire à la gloire du Roi. Les textes n’étaient pas critique, mais d’immenses procès verbal.

Après la Révolution, les historiens ont réfléchis sur les évènements qui ont amenés à la Révolution. À la fin du XVIIIème siècle, les historiens se sont intéressés au Moyen-âge pour leurs romans.

Des historiens, qui se sont documentés sur les archives, ont commencé à jeter un œil critique sur le Moyen-âge, et à analyser l’histoire de France.

 

Quelques grands noms :

Jules Michelet (1798-1874):

C’est un historien qui écrivait l’histoire comme un roman. Il va être rapidement nommé à des postes importants, du point de vue académique (comme Chef des archives), très jeune. C’est pourtant un fils du peuple. En effet, son père était un ouvrier très modeste.

Il est ainsi un élément de la Révolution. Il va beaucoup utiliser les archives, et moins les textes des historiens antérieurs. Il écrit très bien, stimule le lecteur, à la manière d’un romancier.

À 40 ans, il est professeur à l’Ecole française (plus haut poste). Là, il va publier des textes accessibles au peuple. Ils cherche à émanciper le peuple : c’est une continuité de l’effort des Lumières. Ses œuvres les plus célèbres sont :

- Le Peuple (1846)

- La Légende d’or de la démocratie (1852-54) - Histoire de la Révolution française (1847-54) qui est partial, plein de contraste et valorisant l’action des Jacobins.

 

 

François Guizot (1797-1874):

Il va avoir une activité politique très importante, mais commence comme historien. Il navigue lui aussi entre histoire et littérature. Il réédite les œuvres complètes de Shakespeare. Il publie Essais sur l’Histoire de France en 1823 et Cours d’histoire moderne en 1828.

Il écrit l’histoire comme étant la tentative de vérifier une thèse à travers une série d’évènements. C’est une histoire synthétique et non démonstrative qu’il produit.

 

 

Charles Augustin Sainte-Beuve (1804-1869):

C’est historien des Lettres. Il commence par s’intéresser aux Lettres sous la Renaissance. En 1828, il publie Le Tableau historique et critique de la poésie et du théâtre français au XVIème siècle.

Il pense que le romantisme est une sorte de continuateur de l’esprit de la Renaissance. Il ne s’intéresse qu’à des sujets qu’il aime et on va le lui reprocher. Il va ensuite concentrer ses travaux sur la biographie des auteurs (ex.: il parlera plus des maitresses de La Fontaine que de ses Fables). Il va valoriser de plus en plus des auteurs classiques (du XVIIème siècle) en s’éloignant du romantisme dont il était très proche.

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