20.03.2009
06 - Introduction à la linguistique générale
Introduction à la linguistique générale (séance six)
Le regroupement des langues en famille se fait sur un ordre d’indications objectives et linguistiques car on compare leur base lexicale. A partir de ce lexique on peut dégager des filiations. On repère les « correspondances régulières ». A un phonème donné dans une langue correspond un autre phonème dans une autre langue selon des conditions particulières. Entre le latin et le gotique, par exemple, existe de nombreuses correspondances régulières. A un moment donné de l’histoire de la langue, il y a eu des transformations phonologiques. Ce qui permet d’établir des liens de parenté. On a eu des différenciations à partir de la langue mère.
à On a deux langues filles. Le mot « trois » en latin et en goth présente quelques différences. On sait que les deux mots sont sans doute apparentés à un ancêtre linguistique commun. On appelle « étymon » le mot originel qui s’est différencié en plusieurs autres dans plusieurs langues. Par exemple, le terme originel qui a donné « trois » en latin et « trois » en goth est un étymon qui présentait les caractéristiques des deux termes filles.
Pour écrire toutes les langues du monde, on utilise l’écriture conventionnelle mise au point par les linguistes : l’API : l’Alphabet Phonétique International.
Trois mots signifiant « école » dans trois langues différentes dérivent d’un même étymon « école » en latin.
Dans les langues filles, on cherche, statistiquement, les caractéristiques phonétiques d’un mot. On cherche la caractéristique dominante, c’est-à-dire qu’on trouve dans el plus grand nombre de langues possibles ; c’est ainsi qu’on détermine l’étymon exacte d’un mot. On se base sur des recherches statistiques afin de trouver des correspondances régulières.
Quand est-ce que le langage émerge dans l’espèce humaine ? On a une fourchette basée sur des indicateurs comportementaux et physiologiques. Ils parlaient il y a cinq mille car on a retrouvé des documents écrits. Mais au-delà des traces écrites, on chercher à s’assurer qu’ils parlaient. On regarde si physiologiquement les ancêtres avaient la faculté de parler et si la capacité crânienne était assez grande. Sur la base de ces indicateurs, on pense que l’homo d’il y a deux cent milles ans pouvait parler, mais nous n’avons aucune garantie. Le deuxième indice est de type comportemental : on trouve une espèce de révolution symbolique. On trouve l’utilisation, partout sur la planète, l’utilisation de symboles. Ce sont des représentations d’objets, d’êtres, comme on en trouve dans les grottes de Lascaux. Ils font de la poterie, ils sculptent ; ils développent une activité symbolique. Les linguistes pensent donc qu’ils devaient forcément parler, car le langage est typiquement une activité symbolique. On a donc supposé que leur activité symbolique a émergé en même temps que le langage.
Les premières manifestations d’écritures sont retrouvées à moins 5000 ans environ.
Notions d’auto-diversité.
à Glotta signifie langue, on parlera de glotto-diversité.
L’extension des Empires coloniaux a favorisé le déclin des langues locales.
Deuxième phénomène de disparition des langues : la transformation des langues, comme le latin. Troisième facteur : éradication des locuteurs.
Phonétique.
La première propriété du langage est sa linéarité : les uns viennent à la suite des autres, soit du point de vue visuel (langage des signes) ou phonétique.
On analyse en constituants immédiats (= d’un rang immédiatement inférieur). Si on part du niveau de l’énoncé, l’unité segmentale est la phrase, la proposition, le groupe de mots (ou syntame), puis en mots. Et en morphème, syllabes, et enfin phonèmes.
Exemple : « Le / petit / chaperon / rouge / court / dans / la / forêt. »
Pour décrire les sons de la parole, il y a trois points de vue possibles : décrire les sons pour ce qu’ils sont.
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