20.03.2009
04 - Histoire littéraire du XIXe
Histoire littéraire du XIXe siècle (séance quatre)
[Merci à Aymeline pour ce cours que j'ai manqué par... Fatigue.]
Il fonde un journal : Le Conservateur littéraire en 1819, il est alors plutôt du coté de la monarchie. Il avait écrit plusieurs textes sur le roi dont il faisait l’éloge. Si le Hugo des drames romantiques est assez original, celui des poèmes est très prudent. Sa veine personnelle émerge du théâtre et de la poésie.
Quand Charles X arrive au pouvoir, Hugo se rend compte que la monarchie devient passéiste. Il est alors tenté par le libéralisme et se rapproche des idées de Napoléon. Il présente un texte très neuf sur la nécessaire abolition de la peine de mort dans Le dernier jour d’un condamné en 1862. Le jeune Hugo incarne l’âme du romantisme, il reprend le flambeau de Nodier et crée son propre salon qu’il nomme le Cénacle.
Dans la préface de Cromwell, il se veut le porte parole de la modernité littéraire : le mélange du sublime et du grotesque…
Il s’est marié avec Adèle Fouchet, mais c’est un mariage raté. Il s’intéresse alors à Juliette Drouet qui devient sa maitresse.
Vers ses 30 ans, sa poésie devient plus métaphysique avec notamment des œuvres comme : - Les Feuilles d’automne (1831)
- Les Champs du crépuscule (1835)
- Les Voies intérieures (1837)
- Les Rayons et les Ombres (1840)
Hugo s’embourgeoise. Il est nomme par le roi Père de France (sénateur).
En 1843, sa fille Léopoldine se noie dans la Seine. Sa création littéraire va alors se nourrir de cet évènement tragique pendant de longues années.
En 1851, Napoléon III prend le pouvoir. Hugo fait un retour sur lui-même et exècre Napoléon III qu’il considère comme un usurpateur. Il s’exile alors de France pendant 20 ans (de 1851 à 1871). Il voyage en Europe et passe du temps en Allemagne.
La poésie d’Hugo est cosmogonique, c’est un miroir du destin de l’homme, elle bâtie sur des principes tels que le Bien/le Mal, Océan/Terre… C’est une poésie qui cherche le grandiose, c’est une poésie de visionnaire.
Les poètes de la période romantique.
Les 2 noms principaux sont La Martine et Vigny.
Lamartine (1790-1869):
Il est né en Bourgogne dans une famille de petite noblesse. Dans sa jeunesse, il refuse d’entrer dans l’armée sous Napoléon. Il est du coté contre-révolutionnaire. Il voyage alors beaucoup. Il attend que le régime napoléonien tombe. Sous la Restauration il devient garde du corps de Louis XVIII.
En 1816, il rencontre une femme mariée pour qui il éprouve une passion réciproque. Malheureusement, elle mourra l’année d’après. Ce drame le marquera et le poussera à rédiger Les Méditations Poétiques en 1820 qui correspond à une élévation du lyrisme à un rang très prestigieux.
Il épouse ensuite un riche héritière anglaise et s’intéresse de près à un romantique anglais: Byron. Il écrit alors Le Dernier chant du pèlerinage d’Harold en 1825 en hommage à Byron. Lamartine, qui bénéficie d’une gloire littéraire, va se tourner vers la politique dans les années 30. Il sera élu à l’Académie française en 1829. Son courant politique est plutôt radical, il se détache de la monarchie. Il tente d’être élu député mais échoue. Il sera élu l’année suivante (en 33) à l’Assemblée Nationale. Il va devenir un parlementaire très actif.
Il se fait historien avec son œuvre Histoire des Girondins en 1847 qui prônait la modération et était conter les Jacobins (illustrés par Robespierre).
En 1848, il est élu à l’Assemblée Constitutionnelle, mais sa cote de popularité va chuter en faveur de Napoléon III. De cet échec, il va se retirer et abandonne la politique; il fera peu de poésie.
Il a accumulé des dettes qu’il va rembourser dans les 20 dernières années de sa vie.
Ses ouvrages les plus importants sont :
- Histoire de la Révolution
- Cours familiers de littérature (1856-69) est une critique littéraire
Alfred de Vigny (1797-1863):
Il commence sa carrière comme Lamartine : éduqué comme une jeune aristocrate, on lui propose d’entrer dans l’armée. Il deviendra aussi un garde du corps de Louis XVIII. Sa carrière militaire sera brève et il en conservera une certaine amertume. Il quitte donc l’armée en 1827 et commence à publier de la poésie. Avant de quitter l’armée, il a publié un roman : 5 mars qui aura un immense succès. C’est un roman historique à la manière de Walter Scott (qui publia Ivanhoé, Robin des Bois).
Il tente sa chance au théâtre, qui est le genre le plus en vogue, en adaptant Shakespeare. Il publie beaucoup de poésie. Il va connaitre un réel succès au théâtre grâce à sa pièce Chatterton en 1835 : drame écrit sur un poète anglais (éponyme).
Il écrit un texte sur ses années d’armée : Servitude et Grandeur militaire en 1835. Le ton de Vigny dans ses œuvres est très austère, stoïcien.
Il écrit quelques poèmes qui feront son succès : - La Mort du Loup (1838)
- Le Mont des Oliviers (1839)
- La Maison du berger (1847)
Ses textes seront repris après sa mort dans un recueil publié en 1864 : Les Destinées.
Il y a toujours une inspiration chrétienne dans ses œuvres : une idée que pèse la volonté de Dieu sur la vie de chacun, qu’il conditionne nos vies. Il y a une installation dans une dimension tragique.
Son drame Chatterton et Stello (publié en 1832) sont des textes qui décrivent le destin tragique d’un être supérieur.
Il considère que les hommes ne peuvent opposer au destin qui les accable que l’honneur et l’énergie que les anime. Il y a ainsi une dialectique enter les malheurs et les ressources des individus. C’est un univers assez proche de la tragédie cornélienne.
A travers son œuvre, la dimension tragique prend son inspiration de la philosophie, de la méditation sur la condition humaine. Son œuvre est peuplée de génies solitaires.
Dans Journal d’un Poète, Vigny dit : « Tous les grands problèmes de l’humanité peuvent être discutés dans la forme des vers, je l’ai prouvé. »
Les Historiens.
Le XIXème siècle est un renouvellement de l’Histoire. En effet, avant la révolution, les historiens étaient payés pour écrire à la gloire du Roi. Les textes n’étaient pas critique, mais d’immenses procès verbal.
Après la Révolution, les historiens ont réfléchis sur les évènements qui ont amenés à la Révolution. À la fin du XVIIIème siècle, les historiens se sont intéressés au Moyen-âge pour leurs romans.
Des historiens, qui se sont documentés sur les archives, ont commencé à jeter un œil critique sur le Moyen-âge, et à analyser l’histoire de France.
Quelques grands noms :
Jules Michelet (1798-1874):
C’est un historien qui écrivait l’histoire comme un roman. Il va être rapidement nommé à des postes importants, du point de vue académique (comme Chef des archives), très jeune. C’est pourtant un fils du peuple. En effet, son père était un ouvrier très modeste.
Il est ainsi un élément de la Révolution. Il va beaucoup utiliser les archives, et moins les textes des historiens antérieurs. Il écrit très bien, stimule le lecteur, à la manière d’un romancier.
À 40 ans, il est professeur à l’Ecole française (plus haut poste). Là, il va publier des textes accessibles au peuple. Ils cherche à émanciper le peuple : c’est une continuité de l’effort des Lumières. Ses œuvres les plus célèbres sont :
- Le Peuple (1846)
- La Légende d’or de la démocratie (1852-54) - Histoire de la Révolution française (1847-54) qui est partial, plein de contraste et valorisant l’action des Jacobins.
François Guizot (1797-1874):
Il va avoir une activité politique très importante, mais commence comme historien. Il navigue lui aussi entre histoire et littérature. Il réédite les œuvres complètes de Shakespeare. Il publie Essais sur l’Histoire de France en 1823 et Cours d’histoire moderne en 1828.
Il écrit l’histoire comme étant la tentative de vérifier une thèse à travers une série d’évènements. C’est une histoire synthétique et non démonstrative qu’il produit.
Charles Augustin Sainte-Beuve (1804-1869):
C’est historien des Lettres. Il commence par s’intéresser aux Lettres sous la Renaissance. En 1828, il publie Le Tableau historique et critique de la poésie et du théâtre français au XVIème siècle.
Il pense que le romantisme est une sorte de continuateur de l’esprit de la Renaissance. Il ne s’intéresse qu’à des sujets qu’il aime et on va le lui reprocher. Il va ensuite concentrer ses travaux sur la biographie des auteurs (ex.: il parlera plus des maitresses de La Fontaine que de ses Fables). Il va valoriser de plus en plus des auteurs classiques (du XVIIème siècle) en s’éloignant du romantisme dont il était très proche.
03:51 Publié dans Fac - Histoire de la littérature française du XIXe | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note



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