10.03.2009
05 - Introduction à la linguistique générale
Introduction à la Linguistique générale
La linguistique est une science, qui a pour objet le langage. On a entre cinq et sept mille langues parlées dans le monde. Or, toutes ces langues sont le produit de la faculté de langage. C’est une faculté partagée par l’humanité, issue du génome humain. C’est inscrit dans le caractère génétique de l’être humain. Cette faculté permet de communiquer.
La langue est le moyen qui permet d’accéder au langage. A travers l’observation des langues on peut comprendre la langue. Le langage n’est pas observable.
Les observables sont toujours du texte, en tant que linguiste. Un texte s’entend ou se lit : une succession de mots structurée en phrases. Pour travailler sur une langue, on a besoin de textes pour pouvoir la décrire. Que ce soit des constructions orales ou des textes initialement écrits.
Un corpus est un ensemble de textes que le linguiste doit étudier afin de pouvoir décrire la langue. A partir de cet ensemble, il doit pouvoir dégager une description linguistique de cette langue.
Notre objectif est d’accéder à la compréhension du langage humain, mais celui-ci n’est pas directement accessible. Ce qu’on en voit, c’est le produit de cette faculté, des textes. A partir des textes, les linguistes doivent, à partir de cette production textuelle, dégager des descriptions de langues, puis par comparaison des descriptions syntaxiques, on regarde ce qui est invariant, les points communs entre les différentes langues.
A partir de l’étude, on dégage des invariants (aussi dit universaux) et variations. Quelque soit la langue, on saura qu’on y retrouvera telle propriété si elle (la propriété) ne varie pas en fonction de la langue.
L’objet de linguistique étant le langage, nous n’avons pas d’autres choix d’étudier les langues par le biais de corpus afin de comprendre le langage.
A quelle condition peut-on dégager des universaux (propriétés universelles) en supposant qu’ils soient partagés par toutes les langues du monde ? Simplement en étudiant toutes les langues du monde. On ne peut rien affirmer en ne se basant que sur l’étude d’une seule langue, il est nécessaire de constituer son étude linguistique sur les comparaisons entre les langues. Si aucune comparaison n’est effectuée, aucune garantie n’est faite concernant la découverte des universaux. Un linguiste ne peut pas étudier toutes les langues, mais il peut faire ce qu’on désigne par échantillonnage », en étudiant de manière brève chaque langue.
Comment explique-t-on la différence estimée entre cinq et sept milles langues ?
à Entre plusieurs langues dérivées, les gens continuent à se comprendre, on parle d’intercompréhension. Entre le français canadien et le français calédonien, on distingue une intercompréhension, on peut donc parler de la même langue.
Si on devait s’appuyer sur les critères linguistiques, on pourrait dire qu’on aurait deux variantes de la même langue (exemple ci-dessus). On pourra distinguer des langues selon des critères socio-linguistiques, on arrive à conclusion que ce seront des langues différentes. Il faut prendre conscience de la complexité des langues selon ces critères socio-linguistique : leur diversité est immense et entre certaines langues ne se voient que des micro-différences.
On peut regrouper deux idiomes (langue spécifique à une communauté) en une seule langue si deux locuteurs de chacun de ces idiomes se comprennent mutuellement.
Si on revanche nous n’avons pas d’intercompréhension, il s’agit de deux langues différentes (logique). Arrive par suite des problèmes de socio-linguistique pour des locuteurs qui veulent qu’on identifie leur langue pour des raisons sociologiques, politiques.
Passons à la notion de Familles de langues. Ces langues peuvent se regrouper en famille si elles partagent une même origine, appelée langue-mère, ou proto-langue. Exemple simple : le français, l’italien, l’espagnol viennent du latin, c’est donc une protolangue. Les autres sont donc des langues filles.
Ce n’est pas le point géographique où les langues sont parlées qui détermine leur origine, ce sont les critères linguistiques qui en sont responsables.
Le linguiste se doit d’étudier plusieurs familles de langues en les comparant entres elles.
La famille indo-européenne.
La dispersion des langues est liée à la dispersion des populations. La langue proto-indo-européenne était parlée par des locuteurs qui ont ensuite voyagés et ont répandues ce qui s’est ensuite développé en langues filles. Les hypothèses dominantes aujourd’hui énoncent qu’ils venaient de quelque part en Turkie. Le foyer de migration de l’espèce humaine étant l’Afrique, ils se sont dispersés en Europe, répandant leur langue.
La famille austronésienne (~1000 langues).
Au cours des circuits de navigation du XVIIe et XVIIIe siècle, on a des listes de vocabulaire très anciennes qui ont été recueillis à certains points stratégiques, dès 1616 sur l’île de Futuna par exemple. On a retrouvé des dictionnaires anciens en Indonésie. A l’époque, un certain Hadrian Reland a effectué une comparaison entre le malais et une langue austronésienne, et en a relevé des similitudes qu’il aura notées.
Les langues austronésiennes sont les langues des îles du sud. Les langues kanaks (28) appartiennent toutes à la famille austronésienne. C’est la plus grande famille du monde, elle recouvre le plus grand espace linguistique, car elle s’étend de Madagascar, au Taïwan jusqu’au Pacifique Sud. Ce sont des langues qu’on peut donc rattacher à un ancêtre linguistique commun.
Une partie de la PNG et de l’Australie ne sont pas compris dans la famille de langue austronésienne. Cette première est un état indépendant partagé par deux entités politiques.
-200 000 : émergence de l’homo sapiens.
-100 000 : sortie de l’Afrique.
-60 000 : entrée dans le Pacifique.
C’est donc un peuplement très ancien qui date de l’époque où l’Australie et l’Indonésie formaient Sahul. Ils arrivent en – 6000 vers Taïwan, en – 3300 en Nouvelle-Calédonie.
13:01 Publié dans Fac - Introduction à la linguistique générale. | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note



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