08.03.2009
01 - Histoire du Pacifique
Histoire du Pacifique (séance une)
Le sinologue est un spécialiste des religions chinoises. Cela lui demande un travail d'investissement considérable mais ne lui permet pas de comprendre les autres continents. C'est un problème de méthodologie.
Les grandes tendances de l'Océanie tournent autour d'une date pivot : 1521, le premier tour du monde de Magellan. Il pénètre alors dans cet océan. Balboa qui aura aussi traverser cet océan lui aura donner le nom de « Pacifique ». Cette date est dans la lignée de 1492 : les dates les plus importantes concernant de grandes découvertes et le début de la mondialisation. On distinguera le temps avant la mondialisation planétaire et après. Il s'agit d'une date symbolique puisque Magellan n'aura jamais mis le pied sur une des îles du Pacifique, les évitant même. L'équipage sera alors arrivé en mauvaise santé aux Philippine. Cette rencontre entre occidentaux européens et peuples insulaires provoquera de grands bouleversements. On constatera un choc microbien qui détruira une grande partie de la population amérindinenne et une grande partie de la population européenne, il s'agit d'un choc extrêmement important, d'ailleurs encore présent dans certaines oeuvres de fictions (le fait que l'individu étranger apporte un microbe). La deuxième chose apportée par les européens : la technologie, qui aura des conséquences sur de grandes zones insulaires. Des empires lithiques (basés sur la pierre) à un degré de perfection certaine sera mis « à mort » par les armes à feu. Une tehnologie de pointe qui va plus vite que les européens : les populations insulaires bénéficeront alors plus vite de la technologie.
L'Asie orientale, l'eurasie, verra ses populations entrer en contact avec des pandémies. Ce XVIe siècle commence donc par la mise en place de ces nouveaux territoires, la mise en valeur de ces empires coloniaux. L'Amérique va servir de champ d'expérience à tout ce qui sera fait ensuite en tant qu'empire colonial. L'importance du christianisme qui se développe en Amérique se retrouvera très loin. Cette mise en valeur commence au XVIe siècle et se terminera très peu de temps avant la première guerre mondiale. La colonisation se termine officiellement en 1906, le jour où le premier archipel du Pacifique, l'archipel des nouveles hybrides, qui correspond à l'actuel Vanuatu, rentre dans le monde colonial, et devient un continuum colonial. Les nouvelles hybrides étaient donc la dernière colonie fondée au monde. Or cette période est intéressante car il se produit plusieurs évènements : les japonais ont battus les russes. Ce qui est considérable. C'est la fin de la domination blanche déjà préssenti dix ans plus tôt. En 1896 les troupes étiopiennes avaient vaincu les troupes italiennes. Les blancs qui, jusqu'à présent, étaient invincibles, sont à présent vaincus. Dix ans plus tard éclate la grande guerre ; mis à part ça, la Civilisation qui était proposée depuis Magellan apparaît comme la civilisation de la barbarerie, plus que les anthropophages et autres populations décriées depuis des siècles ; là se trouve un tournant. Il se produira un événement de portée internationale : la révolution russe. S'il y a un grand état qui a énormément la côte sur le Pacifique, c'est la Russie. Cette révolution aura de grandes conséquences. Les révolutions mexicaines et d'amérique latine ont aussi une grande importance. Le premier soviet qui verra le jour en dehors de la Russie sera à Jakarta : la révolution aura un écho partout y compris dans certains endroits et probablement en Nouvelle-Calédonie.
Cette deuxième partie comprend alors le XVIe jusqu'au XIXe. La troisième partie, fera état de XXe siècle. Nous n'avons pas suffisament de recul pour déterminer que nous sommes dans le XXIe siècle. Ce XXe siècle est un siècle où le Pacifique va se réveiller en tant que mosaïque-terre. On voit le réveil de certaines puissances qui avaient été grandement atteint par l'impérialisme américain. On aura très tôt en Asie des vagues de décolonisation qui marqueront l'entrée dans le processus de mondialisation. L'époque contemporaine pourrait commencer en 1942, arrivée des américains et de la modernité. La décolonisation commence rapidement en Asie mais plus lentement dans l'Océanie. Le premier pays à s'émanciper sera les Samoa. Ce processus de décolonisation est en voie de fin, car non-terminé. Le Pacifique nord aura connu un développement considérable. Paradoxalement, ce développement du Pacifique montrera une très grande fragilité de l'économie asiatique (sauf japonaise). Il s'accompagne d'un oublie du pacifique sud. Il est particulièrment visible dans les petites républiques très peu peuplées, on constate un abandon total.
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Le temps d'avant.
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La mondialisation de la région.
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Le XXe siècle.
Le temps d'avant.
C'est la période qui précède l'arrivée des européens et qui va jusqu'au XVIe siècle. Cette période est marquée par les différentes interactions entre les îles. Nous sommes dans différents mondes qui se passent dans des époques temporelles différentes les unes des autres. A cette époque les relations peuvent prendre des dizaines d'années. Aux périodes les plus anciennes se comptent des relations qui s'établissent dans des durées en jours et en dizaines d'années.
Quand ils repartent voir leurs cousins lointains, ils entament un voyage qui durent plusieurs mois, et restent à leur destination plusieurs années. On est donc dans un autre monde du point de vue des relations. L'aire la plus fermée, la plus cloisonnée, c'est effectivement l'Australie. Il faut savoir d'emblée que l'Aussie est une civilisation intéressante car les aborigènes semblent avoir atteint un équilibre total entre la nature et les hommes : ils tournent totalement le dos au progrès. « On se demande à quoi sert le progrès » pourraient-ils énoncer. Des pratiques écologiques apparaissent dans les pays industrialisés. Nous sommes dans une population qui a atteint un seuil d'harmonie qui ne les poussera pas à vouloir plus. C'est le temps de vivre pleinement dans le temps du rêve, dans le temps cosmique, dans la volonté de vivre dans l'environnement.
A côté de l'Aussie se trouve la Chine orientale et l'Inde. Le rayonnement de l'Inde vient jusque dans le Pacifique par la grandeur de leurs monuments et de leurs temples. Les contacts n'existent pas, ou quasiment pas. C'est du fait que le niveau d'eau du Pacifique est à plusieurs mètres au dessus du niveau d'eau de celui de l'Océan Indien. Cet espèce de mur d'eau explique l'étanchéité de l'Aussie. Australie et l'Asie ne sont pas très accueillants. Cet ensemble asiatique est moulé par l'Inde et la Chine et par un certan nombre de traditions religieuses. On a toute la philosophie de Confucius qui a une importance considérable.
L'Inde donnera le Bouddhisme. En marge de la Chine se crée des civilisations originales. On pense en particulier au Japon ou encore à celle du Viet-nam, mélange de traditions chinoises et indiennes. L'autre côté de l'Asie se termine par une longue façade vide d'hommes (Sibérie) avec comme obstacle le froid et autres phénomènes tectoniques majeurs et violents. De l'autre côté de la mer se trouve l'Amérique. C'est l'Amérique amérindienne, cette des indiens, avec effectivement dans cette amérique deux zones qui sont plus développées que le reste. Ce sont tous les indiens d'amérique du nord qui vivent en osmose avec leurs proies.
Puis il y a les indiens d'amazonie. On aura deux régions où se développeront des villes et des états, on parle du Mexique. Les populations du nord y arrivent, et c'est du mélange que naît les populations mexicaines. D'autres régions se développeront pour l'agriculture, comme les Andes, les premières civilisations Andines. Les populations vont se développer.
Au centre de l'Océan se trouvera des foules de petites îles et d'archipels. Les polynésiens posent problèmes car ils feront des différences entre les peuples d'Océanie. Les français sont des populations de la terre, ou en plus les instituteurs apprenaient à leurs élèves l'existence de frontières naturelles et humaines.
Aberration. Il faut imaginer le Pacifique comme une communauté. Si on lit les premiers récits des américains, ils rencontrent des populations en pirogue qui savent où ils vont. Les mélanésiens vont donc plus s'installer sur des terres plus grandes, ce sont aussi des navigateurs. Ils connaissent très bien les courants et les vents et savent lire la mer à la forme de la vague et au vol des oiseaux, ce sont donc des navigateurs exceptionnels. Ils sont capables de voyager sur des milliers de kilomètres pour rejoindre la Nouvelle-Zélande. Ce qui donne une idée de leur ******.
L'Asie.
On commence à penser que les origines de l'homme peuvent être à Java. On va se contenter de quelques notions.
D'abord, cette Asie où se développera l'humanité est celle des moussons, elle est soumise à des pluies abondantes à des périodes de l'année. On observait des innondations de terres basses ce qui permettaient à des plantes particulières de croître, dont le tarot et le riz. Les premiers hommes sont comme partout ailleurs des cueilleurs chasseurs.
Parce que la pression démographique devient plus forte, ils se mettront à cultiver par une culture simple : culture sur brûlis. Très vite la terre s'épuise, donc ils la quittent et vont plus loin. Les chasseurs utilisent le brûlis, l'idée étant que la pousse d'herbe suivante est plus facile et donc attire le gibier. Ces populations vont se mettre à essayer de retenir l'eau afin d'avoir ces précieuses cultures plus longtemps. On aura donc une première culture qui aura le but de cultiver le tarot. La première forme d'irrigation est celle du tarot. Le niveau de la mer n'était pas le même d'aujourd'hui, le passage des hommes dans les îles d'Indonésie est facilité : les bras de mers sont moins grands. Une navigation sur un radeau suffit pour faire passer un groupe d'un endroit à un autre. On a des traces d'occupations humaines anciennes qui remontent à celles retrouvées en Papouasie. C'est dans ces conditions que les premiers hommes vont quitter la Chine du sud pour se retrouver à Taïwan et de là passer aux Philippine, ce sont des proto-austronésiens.
La Chine pendant ce temps là va évoluer. La Chine au 3e millénaire est une petite Mésopotamie : la trace des cultures est facile à trouver, on trouve de la poterie. Dès que les hommes font de la poterie, c'est pour pouvoir conserver quelque chose. La raison des poteries est de garder des semences, des boutures de tubercules à l'abri des prédateurs. Ce sont les animaux qui vivent en osmose avec l'homme qui menacent la nourriture, comme le rat. C'est vers le troisième millénaire qu'on observe des poteries de plus en plus sophistiquées avec des chaleurs de plus en plus élevées. Plus on cuit l'argile, plus la poterie est solide. Lorsqu'on sait faire des fours avec des poteries à mille degrés, si on y met du minérai de fer, on aura donc une sorte de lingot de fer. Si on ne met que du minerai de fer on obtiendra du fer.
C'est pourquoi en Chine on voit effectivement dans un premier temps des potiers devenir des proto-forgerons. Effectivement, on obtiendra du bronze lourd qui aura besoin d'être retravailler. On a une spécialisation. On voit apparaître de grands bronziers. La mer jaune est jaune à cause de la couleur de l'eau car le fleuve développe des mineraux. D'autres régions aussi présentent de grands centres bronziers. Ces principautés restent telles quelles jusqu'à l'empereur Shi Huangdi. Ce n'est pas son vrai nom. Il est né en 259 av. JC, et est mort en 210. Il a laissé derrière lui des ruines, des palais, des villes, la muraille de Chine, et son tombeau. Son tombeau n'est actuellement pas encore fouillé en sa totalité. On a des empires suffisamment hiérarchisés pour qu'on puisse mobiliser des milliers d'hommes à des tâches collectives. La muraille de Chine est colmaté avec des cadavres. La Chine est capable de mobiliser beaucoup d'hommes, et surtout, elle a vu naître Confucius qui d'après la tradition a vécu entre 451 et 399 av. JC. Et a fondé une école philosophique inspirée de Lao-Tseu qui influera sur la société chinoise, basée sur le respect des ancêtres et le respect de l'ordre social. La Chine est morselée, unifiée tardivement. La première chose qu'il faut retenir est la mise en place d'une administration redoutable, basée sur les concours, qui peut contrôler la société, qui voit tout ce qui se passe. Malgré cette administration, la Chine évoluera toujours entre centralisation et éclatement. C'est très important car la situation actuelle de la Chine avec un développement côtier qui délaisse les périphéries nous laisse à penser qu'on aura plusieurs Chines plus tard. Historiquement, on aura une certaine alternance entre une Chine et plusieurs Chines. L'idée reçue que la Chine tourne le dos à la mer n'est plus le cas actuellement. C'est une puissance maritime qui de temps en temps délaisse la mer.
Cette Chine enfin a une dynastie des Han qui durera jusqu'en 220 av. JC qui correspond à la fin de l'empire romain. Durant cette période où la Chine s'ouvre au boouddhisme, on a d'abord des relations avec d'autres pays et d'autres parts on a une ouverture importante de la culture chinoise qui s'exporte et s'importe. Nous sommes devant une zone très importante pour notre propos. L'Asie du sud-est aborde plusieurs civilisations. Le deuxième millénaire à vu naître des centres bronziers et atteint une situation mal connue : celle de Dongson. Entre elle et le Lapita on a des similitudes. On pourra effectivement penser que les austronésiens ont des liens avec la Chine. On aura donc une civilisation de la mer et une proche du mode Lapita, dont les rites funéraires étaient similaires à certains rites Océaniens. Il y a une similitude entre les tombes. Les bracelets, les colliers, sont relativement identiques. Il y a bien des relations entre les deux, ce qui veut dire que les mers sont sillonées par des bateaux chinois et indiens. On aura une influence indienne en Indonésie. Encore aujourd'hui on voit à Bali de l'hindouisme. Apparaît un certain nombre de royaumes entre l'océan indien et l'océan pacifique. Ce qui aujourd'hui explique le développement de Singapour c'est le royaume de Mataram. Les choses n'ont pas changées, ce sont des situations de carrefours et de confusions.
L'Amérique.
Les amérindiens arrivent vers -40 000 av. JC. Ils arrivent par le détroit de Bering, à sec. Ils vont petit à petit occuper l'espace. Ces populations amérindiennes reposent sur un semi-nomadisme, quand des gens s'arrêtent pendant des dizaines d'années au même endroit. Et pendant ces périodes d'arrêts ils vont se lancer dans une exploitation de la terre pour sa regénérescence. Ils vivaient donc de cultures. Une civilisation semi-nomade est aussi celle des Mayas. Ils ont une culture mauvaise pour la colonie, ce qui les obligeait à quitter leurs villes pour aller chercher plus de vivres.
Le bison est le seul mammifère vivant en troupeau dont ledit troupeau est commandé par une vieille femelle. Les sioux feront de même, ce seront les femmes qui choisiront les époux. On est dans une société matriarcale, une des seules qui existe au monde. Ce sont vraiment les femmes qui commandent. Dans ces Amériques nord et sud se produisent de grandes fêtes entre nomades et sédentaires. Les européens arrivent dans ce temps. Les anglais ont utilisés l'arme microbienne : ils donnaient les vêtements des pestiférés afin d'exterminer les iroquois.
Les sédentaires étaient installés et se livrés à une mono-production. On verra apparaître des villes autour de sanctuaires. Autour de ces civilisations on constatera des cultures.
Ils ont amené le maïs, le haricot, l'avocat, la vanille, etc, tous ces mets venant du Mexique. On remarque une très grande variété de culture mais également une très grande faiblesse d'élevage. Ils ne pratiquent qu'un seul élevage : le chien, que l'on mange, dans le sud, des lamas qu'on ne mange pas. On utilise leur laine et on mange des cobayes.
Cette civilisation va porter très loin la poterie. Ils vont porter loin tout ce qui est matériel lithique, ce qui veut dire que cete civilisation était capable de fabriquer des métaux, on le sait grâce aux bijoux. Mais ils avaient une telle technologie de la pierre que ce n'était pas nécessaire. Ce sont des sociétés entièrement fondées sur l'esclavage. La roue est connue, mais n'est pas utilisée pour faire des chariots. Les routes sont plutôt des escaliers. La disponibilité des lamas et porteur permet de négliger l'existence de la roue.
On est devant des blocages technologiques ; toute civilisation a ses blocages technologiques. Ce qui n'empêche pas ces civilisations d'être ouvertes. Ils ne se désintéressent pas de l'Océan, pour preuve, on trouve des coquillages jusqu'aux fins fonds des plateaux mexicains dans les tombes, ce qui montre que ces coquillages circulent, qu'ils savent ce qu'est la mer et qu'ils y vont de temps en temps.
L'essor remarquable des sacrifices humains : ces civilisations pratiquent des sacrifices. Pour les amérindiens, le soleil n'est renouvelable que par le sang des hommes. S'ils veulent que le soleil continue sa course, ils se sentent obligés de sacrifier en fonction de cela. Le sacrifice humain est ritualisé ; généralement on a des enfants qui seront sacrifiés et élevés conséquemment. Parmi les Azèques, on sacrifiait le plus beau. Il possédait tout ce qu'il voulait pendant un an, donc on les formatait par le plaisir. Vingt-cinq ans était quasiment la fin de la vie d'un individu, ils savaient qu'ils seraient sacrifiés à cet âge. Ils les droguaient parfois, après huit jours de danse et de drogues. On le sacrifiait donc facilement. On les mangeait parfois. Les sacrifices étaient liés à la course du soleil, à leur croyance. Tous les cinquante-deux ans régnait la peur que le soleil disparaisse. Ce qui expliquait l'abondance des fêtes de deuils et de réjouissances. Dans la cosmologie Aztèque, quatre soleils ont disparus. Le soleil disparaitra à nouveau en 2011, d'après ce qui a été établi.
On a sur la façade Pacifique, en présence de civilisations tournées vers le Pacifique. Ce qu'il faut savoir est que ces cultures se développent dans le cadre des cité-états.
Teotihuacan est une ville considérablement grande qui abrite de grands monuments. Elle est à la tête de réseaux de commerce très diversifiés. Elle disparaîtra très brutalement, pensant alors à un violent volcanisme.
Le peuple le plus proche est le peuple toltèque.
Les Aztèques n'arriveront que plus tard du nord. Ce sont des barbares qui s'installent petit à petit. Ils vont s'installer sur une sorte d'îlot flottant. Ils vont fonder la ville qui deviendra plus tard Mexico. Ils vont se trouver au centre d'une très grande confédération. On a une cité hégémonique et ensuite des cités vaincues. On a retrouvé des manuscrits écrit qui représentaient ce que devaient ces villes aux Aztèques. Les dettes se calculaient en plumes, chocolats, ou sacrifices. De temps en temps, ces sacrifices ne pouvaient être fait qu'à l'issue d'une guerre. Des idées reçues courent à l'esprit au sujet de la guerre. On a l'impression qu'elle vise à la destruction de l'autre. Ce qui n'est pas le cas des guerres classiques. Ce sont des guerres d'échanges, on se bat dans une zone délimitée à l'avance jusqu'à tant qu'on ait tant de prisonniers ou de morts, on se bat alors avec tant de prisonniers. Les guerres arrivaient périodiquement chaque année. C'est, de fait, alors l'ancêtre de la guerre actuelle et du sport.
Ces Aztèques étaient si puissant qu'on prétend qu'en 1486, pour l'inauguration des grandes pyramides de Mexico pour deux divinités différendes, on aurait sacrifié le nombre phénoménale de 80 400 individus. Ce nombre est remis en cause par les historiens. On parle de ruisseaux de sang qui se répandaient dans la ville, ce qui aura marqué les esprits. Dans plusieurs chroniques on parle de ce sacrifice comportant un nombre considérable de prisonniers. Ce qui est sûr c'est que nous nous trouvons dans un désert, alors qu'à l'époque la culture Nazca ou Moche qui avaient été détruites au XVIe siècle étaient des cultures qui maîtrisaient la céramique et la métallurgie, mais étaient maintenant situés dans des zones désertiques. Il s'était passé un changement climatique brutal. En Amérique Latine, el nino provoquait des abandons et des sécheresses.
Les îles Galapagos étaient désertes avant d'être abordés, mais on y avait trouvé des poteries américaines. Il y avait donc eu à moment donné des échanges soient du Mexique soit des Andes, ou de l'Amérique Central, avec ces îles du Pacifique. Lorsqu'on parle de l'île de Pâques, on étaye les théories mais on ne découvre rien de nouveau. Il y a sans doute eu des échanges avec le Pérou qui se sont traduis par la façon de faire de la maçonnerie. En tout cas à partir du XIIIe siècle on a un nouvel empire, l'Empire Incas (le nom du souverain). La capitale est Kuzco, c'est une ville en pleine montagne qui délaisse la mer au profit des hautes terres.
L'Océanie.
On distinguera l'Australie et l'Océanie insulaire. Il est à savoir que c'est la date de moins quarante mille qui est grossièrement attribuée à l'arrivée de certains peuples océaniens sur de nouveaux territoires. La pierre est indatable, on ne peut la dater qu'en fonction de son niveau de découverte. Une pierre sortit de son substrat n'est pas datable. Donc ces aborigènes occupent initialement tout ce continent qu'on appelle Sahul formé de l'Australie actuelle, la Tasmanie et la Papouasie. C'est là aussi un problème méthodologique, les sites humains sont des sites à présent immergés, les zones de l'océanie insulaire sont des îles entourés de lagons, elles sont mêmes sous le corail. Dans l'état actuel, on ne trouvera pas les premiers sites humains en calédonie, ils y sont immergés, dans les lagons. On ne peut pas les en sortir. Les premiers européens trouveront des bateaux qui ressembleront plus à des canoës qu'à des pirogues, témoignant d'une autre forme de navigation. On observera aussi une dissémination de la population aborigène. Les premiers sont des chasseurs cueilleurs qui évoluent dans un environnement beaucoup moins désertique. Ces aborigènes se sont adaptés dans leur milieu, vivant par petits groupes de dizaines d'individus, une centaine maximum, parce qu'au delà d'un certain nombre, le gibier diminue conséquemment. Ces groupes d'aborigènes ont tout de même des liens entre eux. Ils continuent le temps du rêve, ils se pensent être des corroborés avec la nature. Ce sont des réunions périodiques bien arrêtés et à certains moments de l'année, pendant des cycles pluriannuels, ils se retrouvent en plusieurs milliers d'individus. Dans ces manifestations, on apporte ce qu'on trouve dans son domaine, on apporte avec soi du poisson ou du sel. Ce sont aussi des manifestations religieuses, avec échanges de femmes. Ce qui est expliqué par deux choses : la mortalité est bien plus importante chez les femmes que chez les hommes. Elles décèdent par l'accouchement. Ces petits groupes savent très bien, ils risquent la dégénérescence, s'ils se reproduisent entre eux. Mises à part les rois, ils connaissaient le problème. Il y aura des lieux d'échanges, encore aujourd'hui le lac de Mango (anhydre maintenant) avait accueilli des sépultures (dont certaines sont très anciennes : des dizaines de milliers d'années avant JC.) d'hommes et de femmes et d'enfants montrant que c'était des sociétés très structurées. Le deuil s'échelonnait alors sur plusieurs mois, voir plusieurs années. Non seulement on a un mort prestigieux, mais aussi des rites sur le temps.
Petit à petit, après des cultures sur brûlis, le fond des vallées devient comblé par des sédiments qui nous permettent alors de dater lesdites cultures et les tribus qui s'en occupaient. Ce qui est certain c'est qu'on a des populations qui viennent par petites vagues et qui maîtrisent rapidement la navigation en hautes mers. Ils peuplent des îles de plus en plus lointaines.
Entre le nord et le sud des Salomon, on passe d'une zone qui comporte plusieurs milliers d'espèces végétales et animales d'une zone plus pauvre en la matière. Au Vanuatu actuel et en NC on a effectivement qu'une seule race endémique et cent soixante plantes à graines. Le milieu est beaucoup moins favorable. Ces îles peuplés le sont périodiquement, dépendant des activités de pêche ou autres cultures.
A partir de là, on aura une colonisation de cet espace, avec des plants sur le bateau, et des animaux, et vont s'établir dans ces régions emplis d'espèces exotiques de façon définitive. Cette période est contemporaine de la période du Lapita. Aujourd'hui, on a retrouvé une centaine de sites du Lapita, des îles Bismarck jusqu'aux îles Samoa. Ce Lapita est une poterie caractéristique : elle ne sert pas à grand chose, et elle est extrêmement décorée. On est devant une poterie de prestige, elle a une autre fonction que celle des poteries habituelles. Le Lapita est à la base fait avec le tapa. Les motifs qui y sont inscris sont fait grâce à une sorte de peigne. Cette technique très importante annonce la technique du tatouage. Dans tout le monde polynésien sera utilisée cette pratique de percer la première couche cutanée de l'homme afin d'y déposer une première teinture. Les poteries Lapita diffèrent selon certains peuples. Ce qui nous permet de dire que le Lapita a un rôle de symbole. Ces poteries permettent de retrouver leur groupe de départ, ainsi, ils pourront fournir au ledit groupe de départ des aides ou une alliance. On essaieras de retrouver des femmes dans des réseaux extrêmement grands. Le Lapita est estimé apparaître à environ mille six cent av. JC. Il permet de garder des liens avec des groupes. Cette fonction est importante du fait que ces groupes vont vivre complètement isolés les uns des autres mais ils se regardent les uns des autres. Les îles mélanésiennes ont toutes cette zonation. Les océaniens ont découverts bien avant d'autres les droits d'auteurs. C'est lié aux poteries Lapita. Quelqu'un qui produirait une Lapita identique à un autre groupe créerait un problème dans le système.
Le fait que les dessins se rétrécissent au fur et à mesure du siècle montre que ces peuplements lointains ont de moins en moins besoin de leur ancêtres, de leur renouvellement de sang, et ils peuvent désormais vivre en autarcie. Le Lapita nous enseigne sur une migration océanienne au delà de la ligne Wallis-Samoa-Tonga. On dépasse une ligne souvent sédimentaire à des îles volcaniques. Comment vivre dans un monde principalement soit atoll soit volcanique ; on retrouvera une population qui s'implante au profit de la pêche. Les Marquises sont habitées par des peuples de pêcheurs, il aura fallu perfectionner d'autres part la culture du tarot.
Les polynésiens vont y passer maître avant de se lancer dans la conquête des îles Cook. Le Lapita ne disparaît pas partout au même moment, où il laisse alors place à une poterie beaucoup plus simple au Samoa par exemple. Entre cinq cent av. JC et cent, on perd ce marqueur merveilleux pour place à une multitude de poteries différentes, mais on conservera quand même des caissons de poteries Lapita. On est devant des bouts de poteries qui n'ont plus de valeurs.
Les polynésiens vont très vite perdre la technique de la poterie en grande partie parce qu'elle n'est plus utile. Nul besoin d'aller chercher des femmes, et autant que d'avoir des poteries dans un monde où la noix de coco fait office de récipient et les fours cuisent la nourriture. Samoa et Wallis ont par exemple de très grandes différences entre eux. Les austronésiens sont des chasseurs. Ils utilisent aussi la méthode du tabac ainsi qu'un mode de stockage très original, ils font de grandes fosses qu'ils tapissent de feuilles de bananiers et y laissent fermenter beaucoup de nourriture afin de survivre en cas d'intempéries cycloniques.
Ces polynésiens qui cherchent encore à pêcher plus utilisent quelques fois pour atteindre certains lieux les effets du Nino. Il perturbe les effets du courant marin, donc à des périodes régulières il peut servir à atteindre des îles qu'ils ne pourront pas atteindre d'une autre manière. Ils devront pourtant attendre un prochain Nino pour revenir dans leur île original. Ce qui explique comment à certains moments les vents peuvent aider dans la répartition des populations. Les colonisations sont donc faites à des moments privilégiés. La colonisation des Marquises semble s'être faite de cette manière, et les marquisiens se sont bien développés en île close. C'est entre 400 et 800 que les îles de la société semblent s'être le plus développés. On a longtemps pensé qu'Hawaiki était à l'origine d'une migration polynésienne importante. Des migrations vers Hawai et Rapanui ou vers la Nouvelle-Zélande.
La NZ va être connue des îles de la société avant qu'un mouvement de colonisation s'y fixe, car la NZ prétend à un climat totalement différent, ce qui a pour effet un dérangement des habitudes des polynésiens. Ils devront alors changer leurs coutumes de vie. Le tatouage qui jusqu'à présent ornait le corps n'a plus de raison d'être va alors migrer sur la figure, ce qui explique que les maoris ont des tatouages sur le visage.
Le tatouage est comme le Lapita : il indique une marque d'appartenance à un groupe au point que les têtes maoris ont disparus des musées très tôt et en particulier du Queen Museum de Vienne car un jour un maori a vu son ancêtre et a amené sa famille pour des rites dans le musée.
Rien n'est fait sans raison.
Ce triangle polynésien va être colonisé assez tard. La diffusion des nouveaux tubercules va sauver les colonisations de NZ. Habituée au froid, elle pourra se développer. Cette grande vague de migration va s'intensifier vers onze cent av. JC. Les pirogues deviennent plus grandes et à balancier. Elles sont plus stables et permettent de transporter plus de monde. On estime que certaines pirogues peuvent transporter plusieurs centaines de personnes et plus de nourriture. On va utiliser tout ce qui est flotteur afin de les remplir de nourriture variée pendant des traversées qui pourront durer plusieurs mois. Ces nourritures seront agrémentées de poissons pêchés ici et là.
Cette invention va aussi permettre le retour polynésien. On parle du retour des polynésiens vers la Mélanésie. Il est lisible dans un certain nombre d'îles de la Mélanésie, en particulier dans les îles Salomon. C'est une île qui a effectivement été repeuplé de polynésiens. Les hommes sont plus grands, plus trapus, ont la peau plus clair. Les cheveux sont plus roux. Leur langue est semée de tournures polynésienne. Ils ont un art de grande inspiration polynésienne.
Parmi le groupe le plus connu qui soit revenu sur la grande terre et les loyautes sont les Wetriwaan. C'est une migration à retour polynésien assez tardive. Ils se sont installés par petit groupes dans les loyautés, ce sont des gens qui n'ont pas la même conception de la guerre que les mélanésiens, ils s'imposent et essaient d'imposer leur pouvoir. Ils essaient de s'emparer des chefferies et les dédoubles : deux chefs. Ils vont s'installer à Lifou et de là iront coloniser Ouvéa. Ils vont être chassés par Boula (dynastie) et s'enfuient alors à Maré. Là, un nouveau groupe venait d'arriver et cultivait le tarot, tel le polynésien moyen.
A partir des loyautés, ils s'installent dans une chefferie en train de disparaître et ils vont la restructurer et se mélanger avec les habitants. Ils vont nouer des liens avec les peuples de Tonga et en particulier de Tonga ; ils vont hériter de la fameuse pirogue de l'île des Pins, au moment où les premiers européens sont dans les parages, et ainsi donc se lancer dans une sorte d'aventure thalasso-cratique au nord de la grande terre.
C'est un voyage assez violent. Tous les navigateurs ont un collier fait de doigts. On est devant une thalasso-cratie assez importante. On est devant un monde qui bouge. Rien n'est plus faux qu'un monde qui ne bouge pas.
Des mondes en relation.
La chine a toujours eu des relations avec l'Europe. C'est le même continent physique, à partir du premier siècle avant au premier siècle après on a entre la Chine et l'Europe une Route de la Soie. C'est véritablement une voie entre l'Europe et l'extrême-Orient. Transit des peuples et des marchandises (or, parfums). C'est la route que vont emprunter les moines bouddhistes mais aussi que prend l'Islam ou le christianisme. Dont Marco Polo, qui a laissé derrière lui son livre des merveilles. Après être revenu en Italie il a été emprisonné et a écrit ses voyages. Il décrivait qu'à Bali se trouvait des chrétiens qui ont été chassés par des Byzantins et qui avaient trouvés refuge à Bali. La première chose qu'ils verront est que la Chine aura toujours été en lien avec l'Inde par le Tibet. Le Tibet est la porte de l'Inde. Il faut aussi ajouter à cela les relations entre la Chine et ses voisins. Il y en a deux intéressantes : le Viet-Nam et le Japon.
Le Japon est une population insulaire, ce qui la rapproche des océaniens. C'est une population métissée, ils viennent en grande partie du continent asiatique. Ils sont voisins des sibériens. Ils commencent à se développer sous l'influence de la Corée, avec une malheureuse histoire d'imposition. Les japonais vont emprunter à la chine un système de pensée, de mots, de règles syntaxiques, de langage. Ils vont emprunter à la Chine la religion, et comme on est en Asie, ils empruntent le bouddhisme, mais sans pour autant faire disparaître le Shinto, croyances animistes. (« Un japonais naît bouddhiste, vit Shinto et meurt chrétien. ») Cette diversification montre leur capacité, très tôt, à l'emprunt. Ils vont prendre tout un tas de choses utiles tout en refusant ce qu'ils considèrent comme inutiles. Ce sont des imitateurs doués voir surdoués. Les relations Japon et Chine sont souvent mauvaises, et à deux reprises les uns vont aller chez les autres. L'empereur de Chine Kubilai Khan va essayer d'envahir le Japon. Il envoie une première flotte immense qu'on estime à trente mille hommes. Cette campagne tourne court. A peine débarqué, ils rentrent chez eux, ce qui va permettre au chef de prendre des décisions pour protéger les forts et les peuples. Le deuxième assaut va être plus violent mais cette seconde armée mongole estimée à plus de 150 000 hommes arrivent à prendre pied lorsqu'un typhon providentiel arrive. Il va devenir un typhon divin qu'on appellera Kamikaze, envoyé par les dieux pour protéger le Japon. Ce qui nous montre que le Japon montre très tôt une xénophobie. Ils pourront tolérer quelques coréens mais ne supporteront pas les autres, surtout les chinois. Xénophobie ne veut pas dire « mépris des autres » mais « peur des autres ». Ce ne sera pas du mépris car ils copieront tout ce qu'ils jugeront utiles. Ils maîtrisent la technique de l'autre et ont peur de ce même autre.
Les mouvements océaniques.
→ Chinois, indiens, malais aux portes de l'océan.
N'oublions pas que dans l'océan se trouve trois peuples de navigateurs à des moments différents qui vont, pendant deux millénaires, chercher dans les îles indonésiennes, des richesses. Les premiers sont les indiens avec de très grands navires. On est déjà devant des navigateurs relativement habiles qui vont coloniser les îles d'Indonésie. Le temple de Borobudur date de cette époque, (c'est le plus parfait) et montre que nous sommes devant des civilisations accomplies, très locales. Tous ces royaumes vont durer de façon incontestables jusqu'au XVe siècle, développant un art de la céramique et des relations commerciales importantes.
Les chinois sont très présents aussi, par exemple, chez les Papous de l'extrême occident. On est assez étonné de voir que les mélanésiens pratiquent des échanges coutumiers. Dans les produits échangés à ces pratiques on trouvera des coquillages, des plats en céramique chinoise. Les chinois sont présents pendant très longtemps.
Puisque les hollandais sont partout, ils feront des imitations et les donneront aux papous. Ces chinois, on les retrouve partout. Ils cherchent un certain nombre de produits, comme des épices, du santal, ils ont grand besoin de bois de santal pour leur culte, et également des beiges (?) de mers. Les chinois et japonais adorent les vertus aphrodisiaques, ce qui conduit à penser qu'ils ont une sexualité qui s'épanouit difficilement. Ces chinois sont présents déjà sur les côtes de l'Australie. Par suite, ils sont revenus plusieurs fois (supposition), puis ils sont partis.
Les européens ne sont pas les premiers dans la région, ni les indiens, mais certainement les indiens ou les malais. On a découvert un métier à tisser dans une petite île probablement colonisé anciennement par des malais. Il faut savoir également que durant la dynastie des Ming sous l'empereur Yong Le (1402- 1424) il armera des expéditions navales, sept pour être exactes. Le navire Amiral aurait eu cent quarante mètres de longs ainsi que douze mâts. Ses flottes vont jusqu'à deux cents vaisseaux et vingt cinq milles personnes. Ces expéditions vont jusqu'au golf persique, Zanzibar... Ces bateaux trésors vont ramener en Chine des choses inconnues et rares (autruches, girafes...). Il ne s'agit jamais de s'installer, mais de demander des cadeaux considérés comme des versements de tributs laissant à penser à l'empereur qu'il domine toute la terre. Le fait qu'un roi africain montre qu'il est très reconnaissant à l'empereur de Chine qu'il ne connait pas élève l'ego du roi chinois. Ces expéditions s'arrêtent en 1933 qu'ils expliquent par des raisons budgétaires parce qu'effectivement l'empire du milieu n'en tire pas énormément d'avantages.
Les amérindiens et l'océan.
On a tendance à penser que c'était des peuples qui ne s'intéressaient qu'aux terres mais ils accordaient néanmoins un intérêt à l'agriculture et aux mers. On relève chez eux l'évolution de la patate douce. Ces amérindiens ont regardés la mer, on a des traces d'eux aux Galapagos. On a le mythe d'eux au nord du Pérou. Ce qui montre que des gens sont arrivés chez eux par la mer, mais on ne sait pas d'où. Les quelques récits péruviens du chef Incas Tupac Yupanqui (?). Les côtes de cette partie de l'amérique sont pleines d'expéditions qui ramènent des esclaves ou qui vont chercher fortune dans le pacifique. L'île de Pâques est et restera un mystère. Ils se sont trouvés sur une île qu'ils n'auront pas su gérer de façon écologique, ils vont donc tous se suicider. L'île de Pâques, les habitants, ont été très largement déportés par les chiliens. C'a été fait dans de telles conditions qu'au bout d'un an ils vont être renvoyés à l'île de Pâques, et avec eux vont mourir pendant le voyage les traditions orales. L'écriture qu'on retrouvera ne sera sans doute jamais décrypté. Toute une littérature s'est alors développée autour du mystère de l'île de Pâques.
Le seul changement qui peut arriver serait des trouvailles archéologiques majeures.
Des mouvements entre les îles.
Ces mouvements entre les îles ne sont pas forcément des mouvements migratoires. Parmi ces échanges certains sont mal connus, comme le cycle de la Kula. L'auteur a publié « les Argonautes du Pacifique » et y décrit les cycles de la Kula où se produisent des séries d'échanges. Ces échanges sont entièrement codifiés.
Est aussi connu le cycle du Jade, conté par le plus grand ethnologue de la NC. Le jade était poli, en particulier par du grain de sable. Une fois ce rond de jade obtenu, ils partaient faire le tour de l'île. Ils échangeaient le jade contre autre chose.
Dans la croyance mélanésienne, ils devaient toujours garder leurs biens. Même si la case était détruite, on gardait la case. Le cycle du jade est un échange traditionnel. Les femmes étaient aussi « utilisées ». Elles étaient cherchées à des centaines de kilomètres. La guerre était aussi du commerce. Les têtes coupées étaient égales entre les états en guerre. Une tête veut dire s'approprier du mana du guerrier.
Ainsi vont se former des réseaux, des centres de réseaux. Au Vanuatu, on a des places de danse où des gens de différents types se retrouvent pour échanger. Mais aussi à des massacres de cochons. Ces places sont souvent religieuses. Raiatera, près de Borabora est couverte de maranae. Ces maranae accueillaient de grands groupes ou des fêtes religieuses. Si on s'intéresse à l'histoire de Tahiti, une chefferie est en train de se mettre en place à Raiatera.
En conclusion, le Pacifique est un monde qui existe avec des cultures qui existent et multimillénaires, avec des façons de pensées différentes des européens, qui sont étrangères à beaucoup. Ce sont des sociétés qui s'organisent à des rythmes propres.
03:05 Publié dans Fac - Histoire du Pacifique | Lien permanent | Commentaires (1) | Envoyer cette note



Commentaires
c'est trop super ton blog Julien!
Même plus besoin d'aller en cours!!!!rire
gros bisous. Sarah
Ecrit par : Sarah Ginguené | 09.03.2009
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