12.02.2009
01 - Stylistique - Versification.
Stylistique : Versification.
On ne définit point un vers par le nombre de syllabes, la rime ou la mise en page. Un vers est avant tout un énoncé rythmé.
En poésie, il existe le principe de l’accent tonique, qui régit certaines fonctionnalités du vers. Tout mot français porte un accent sur sa dernière voyelle ; les consommes ont besoin d’une voyelle pour être entendu. Le « e » ne porte jamais d’accent. On accentue la syllabe précédente en cas de « e » prononcé. Le « e » est prononçable mais jamais accentuable.
Quand on a des mots monosyllabiques, ils ont tendance à « s’agglutiner » phonétiquement selon le son, soit avec le mot avant, soit avec le mot après.
On appelle clitiques les mots courts qui s’appuient sur un mot avant (on parle d’an-clitiques) ou après (de pro-clitiques) qui ne portent pas l’accent.
Quand on a un groupe de mots, on a une hiérarchie naturelle qui se crée, celle des accents. L’accent de groupe frappe la dernière voyelle non muette d’une série cohérente.
Au moins un accent par vers quand les vers sont cours, par ailleurs, un vers présente habituellement deux accents. Afin d’obtenir un rythme, il est nécessaire d’avoir un contraste entre unités lexicales et verbales. Dans la chaîne verbale, c’est la répétition des accents toniques qui provoque l’effet de rythme. On peut donc mesurer les intervalles qui séparent les accents de groupe dans une syntaxe. On regarde combien il y a de syllabe non-accentuées avant la syllabe accentuée.
Entre les différentes mesures d’un vers il existe des équivalences et des proportions. Le système du vers français est de nature rythmique. L’unité de mesure de ce rythme est la syllabe.
Exemple : « Et des chansons pour les sirènes. » Ce vers compte deux mesures de quatre syllabes. Deux mesures font un membre. Les chiffres suivants entre parenthèses indiquent le nombre de syllabe de chaque mesure.
Autre exemple : « Les bois (2) à contre-jour (4) sont gorgés (3) de nuit chaude (3). » Quatre mesures. Deux membres. Ces membres composés ne le sont pas de la même manière. Ils sont hétérogènes l’un par rapport à l’autre.
Exemple suivant : « Fantô(2)me laiteux (3) se désespérant (5). » Notons que le nom avant son adjectif garde son accent.
Dans un système binaire, les deux membres sont des hémistiches. Deux mesures font un hémistiche. Les deux hémistiches se trouvent de part et d’autres de la césure. On ne possède qu’une seule césure par vers. Il existe des systèmes ternaires sans césure et hémistiches.
Exemple : « C’est aujourd’hui que le présent est éternel. » On distingue trois membres de quatre syllabes. Ou encore : « Et c’est (2) le soir (2), et c’est (2) la nuit (2), et c’est (2) novembre (2). » Un alexandrin comporte deux hémistiches et une césure.
Dénominations des syllabes.
Ø Une syllabe : monosyllabe.
Ø Deux syllabes : dissyllabe.
Ø Trois : trisyllabe.
Ø Quatre : tétrasyllabe.
Ø Cinq : pentasyllabe.
Ø Six : hexasyllabe.
Ø Sept : heptasyllabe.
Ø Huit : octosyllabe.
Ø Neuf : ennéasyllabe.
Ø Dix : décasyllabe.
Ø Onze : hendécasyllabe.
Ø Douze : dodécasyllabe.
Ø Treize : tridécasyllabe.
A ne pas confondre avec un monogroupe (membre simple, un vers). Ne pas confondre le dimètre et le distique, le tétramètre et le quatrain, le pentamètre et le quintile, l’hexamètre et le sizain.
On désigne par « hétéromètre » un groupe de vers qui entre eux, diffèrent. Isomètre, un groupe de vers uniformément construit.
12:14 Publié dans Fac - Stylistique. | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note



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