10.05.2008

Parfum Gothique (Prologue)

Note :
Il est fort possible que je décide d'arrêter, en cours de route, de poster les parties de l'histoire. Si je juge l'oeuvre bonne, j'arrêterai, il ne vous restera plus qu'à attendre une potentielle édition si j'arrive à la finir (et si trouver un éditeur. ,D).
Bonne lecture. 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 A Bracken Windglitter
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
Parfum Gothique













Il était bien connu que trois heures du matin n’était point une heure pour rentrer chez soi. Aussi, Jack – qui venait d’ingurgiter près de quatre virgule trente-sept litres de bière – prenait peine à mettre un pied devant l’autre. Les ombres qui se présentaient à ses yeux – lorsque ceux-ci étaient ouverts - lui apparaissaient comme des monstres difformes qui n’avaient de but que la transformation de Jack en un frugal dîner à croque-mitaine.
Celui-ci ignorait à quel point ces ombres avaient raison.
Quelques – lamentables – pas plus tard, la silhouette d’une personne de très grande taille se dressait devant lui. Par la lumière diffuse du lampadaire, on ne distinguait, dans la rue, qu’une poubelle, deux chats, Jack… Et lui.
Lui.
Lui, c’était Todd.
Todd était insomniaque depuis près de deux semaines. Il ne dormait que par intervalles de temps irréguliers la journée durant.
Todd était vêtu assez légèrement pour une aussi fraîche nuit. Jack, lui, portait un épais manteau.
L’homme ivre continua à marcher, un pas par-ci, un pas par-là, ne jetant point un regard à l’autre homme qui le fixait intensément de yeux rougis par la haine et le désir morbide.
Todd s’approcha de lui.
A peine eut-il touché l’épaule de Jack que celui-ci se retourna violemment, manqua tomber à la renverse, et tenta de faire face à l’autre. Il avait toutes les peines du monde à tenir debout.
- Tu es lamentable… chuchota Todd, d’une voix métallique.
Jack marmonna quelques mots incompréhensibles. Ses paupières se refermaient contre sa volonté.
Dans son état, il lui aurait été impossible de faire quoi que ce soit. Et ce n’est pas la technique de l’homme saoul du kung-fu qui l’aurait sauvé.
Il ne vit pas la lame blanche contrastant avec la nuit noire comme de l’encre saisit par Todd.
Il ne vit pas ladite lame s’approcher de lui.
Il ne vit pas le rictus mauvais et pourtant délicat de Todd.
Il ne vit pas non plus où la lame allait frapper, et il ne prit pas conscience de la situation dans laquelle il se trouvait.
Par contre, il sentit la lame lui traverser le corps et atteindre le cœur. Comme si une main glacée venait de pénétrer en lui, il crût, l’espace d’une seconde, être redevenu sobre.
La seconde suivante, il s’écroula à terre, sans vie, le visage déformé par l’horreur.
Le tueur rangea sa lame dans la poche intérieure de sa veste puis se saisit d’un flacon d’eau bénite. Il en aspergea quelques gouttes sur le front de l’homme mort, avant de remettre en place son bien.
Todd, satisfait, longea la rue par laquelle il était venu, et rentra chez lui.
Il fallait préciser que Jack portait des vêtements noirs ornés d’un rouge sang très vif.
Il fallait aussi préciser que Jack portait un pentacle autour du cou, et avait les cheveux longs qui cascadaient sur ses épaules.
Et, une dernière fois, il fallait préciser que Jack était ce que l’opinion commune désignait par le terme inapproprié de « Gothique ». Et quand bien même Jack était loin d’être gothique – n’adhérant point à la philosophie du gothisme – il subissait ce que Todd s’était promis de faire.
Précisons que Todd était un fanatique religieux. De sa propre religion. Seule sa conception de Dieu comptait.
Aussi, il haïssait tout ce qui touchait au Diable, et, par là-même, à Satan.
Et son inculture et l’influence que la société avait portée sur lui firent naître sa haine pour les « gothiques ». « Gothiques » qui n’étaient rien d’autre que de pauvres personnes s’habillant d’un genre différent de la « normale ». Mais puisque l’opinion commune les désignaient de ce terme, les préjugés y allait bon fort.
Jack n’était pas un adorateur de Satan.
Le pentacle que Jack portait autour du cou était le symbole de la féminité et de la fertilité. Qui plus est, ce pendentif lui avait été offert par sa mère pour ses quinze ans.
Jack s’habillait en noir bordé d’un peu de rouge car il se trouvait fort élégant ainsi vêtu.
Et pourtant, ces petites choses qui devraient être insignifiantes avaient fait naître les préjugés qui ont conduis à sa mort.

Commentaires

Geant ! Ce debut est vraiment genial (est-ce le bon mot ^^ ?) et tout à fait veridique par rapport à ce que l'on peut vivre chaques jours (je veux dire, on ne vis pas ça exactement mais cela s'en rapproches et bref, hum, on se comprend ! Du moins j'ose esperer ^^) . Tu as un style d'écriture est (hmm ... Je n'aime pas vraiment cette expression, c'est comme ci je te jugeais, or ça n'est pas le cas) vraiment bien, en tout cas moi j'adhère ! Bonne continuation msieur ^^ .

Ecrit par : Marie | 12.05.2008

Merci pour ces encouragements... La suite est à la rédaction, à suivre... ^^ Je veux faire de cette histoire quelque chose de satirique. Trés.
Je posterais la suite bientôt. ,)

Ecrit par : Le Misanthrope | 12.05.2008

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