06.07.2008
The mists of Avalon
Tout d'abord, merci à Moos de m'avoir fait découvert ce film : le sublime dans l'art de la cinématographie de télé. Car "The mists of Avalon", malgré le fait que ce n'ait pas été un film de cinéma, a été produit avec de trés gros moyen, d'où la perfection qu'on peut lui attitrer. Son scénario absolument foudroyant, le jeu d'acteur parfait, et le personnage de Mordred bel et bien machiavélique à souhait comme on s'y attendait depuis le début... Tout est incroyable dans ce film. Et si une chose a bien retenu mon attention, c'est sa bande son. Je crois qu'il fait parti de ces films où, à partir de son nom, les musiques vous reviennent et vous plonge dans un état émotionnelle indescriptible par ceux qui ne l'ont pas vu. Je dois aussi ajouter que la tristesse affligeante qui en émane m'a frappé par trois fois. Je n'avais pas ressenti ça depuis "A walk to remember (le temps d'un automne)" !
La perfection de cette oeuvre n'est, pour moi, plus à démontrer. Je n'hésiterais pas à le revoir une seconde fois, et même si sa longue durée de trois heures tend à pousser certaines personnes à la réticence, je ne peux que clamer que ces trois heures ne sont rien, quant au fait d'en vouloir plus une fois le générique de fin passé. C'est qu'en en voudrais encore... Enfin, histoire de ne pas trois spoiler, je vais juste préciser de quoi parle le film. Ce sont les légendes arthuriennes revisités du point de vue de la Fée Morgane. C'est-à-dire : la naissance d'Arthur et ses circonstances, son éducation par la Dame du Lac, l'élévation d'Arthur... Et tout cela se passe dans une cosmétique parfaite et trés bien ficelée. Prendre garde aussi : il ne faut pas faire quelque chose d'autre en même temps de la visualisation du film. C'est qu'on s'y perdrait, avec tous ces noms : Igraine mère de Morgane, Morgause (la s*****), Guenièvre (du même rang que Morgause : s*****), Viviane... Et le scénar' est à suivre avec la plus vive des attentions !
En conclusion, vous l'aurez compris, ce film n'est à ne pas rater. Un chef d'oeuvre du genre. La quintessence médiévale arthurienne. Merci, Mario Zimmer Bradley. Car oui, ce film est l'adaptation cinématographique télé de l'oeuvre : "Les dames du lac". Je voudrai dire que l'adaptation est fort bien réussi, mais étant donné que je n'ai pas encore lu Les dames du lac... Bon film, et sortez les mouchoirs !
14:29 Publié dans Rise of the Geek | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : the mists of avalon, a walk to remember, le temps d'un automne, marion zimmer bradley, les dames du lac, dame du lac, vivianne
05.07.2008
Christ et l'existence sociale
Christ et l'existence sociale.
Il pleuvait. Enfin, ce n'était pas une surprise en cette saison. Christ, affalé de tout son long sur le sofa regardait d'un oeil à demi-clos et d'un esprit ailleurs l'émetteur de lumière par tube cathodique. Il aurait fallu été sot pour croire que le dénommé Christ était un fainéant de première : il pensait. Et penser était sa majeur activité. Qu'y avait-il de plus intelligent que de penser ? Penser, c'était la preuve de notre existence. D'ailleurs, un célèbre philosophe n'a-t-il pas affirmer que "cogito ergo sum" ? "Je pense donc je suis ?"
Christ existait dans son monde intérieur. Enfermé dans les illusions de son esprit, il s'était bâti une vision abjecte du monde qui tendait à l'enfermer chaque jour un peu plus dans son intérieur spirituel, son coffre-fort mental qui le contenait. Il ne s'en plaignait pas, bien au contraire, se couper du monde et apprécier la solitude était d'une importance sans précédent : être seul était mieux que mal accompagné. Bien évidement, il ne pensait pas à des choses futiles tels que le repas du soir, les rendez-vous de demain d'un point de vue cosmétique, et encore moins à la ligne de vêtement qu'il préférait parmi le panthéon divin de la couture. Il pensait à la vie, pensait à sa futilité d'exister, et par dessus-tout, pensait à la vanité de l'existence de tout être humain.
Christ était le misanthrope pensif et déprimé qui ne voulait se lancé dans aucun projet d'aucune sorte. A quoi bon se tuer à la tâche si nous ne pouvons pas profiter de ce qu'on nous avons fait en fin de vie ? Il était vrai que penser à la mort n'était point d'agréables pensées, mais ne valait-il mieux pas passer du temps à l'acceptation de son sort et à une déprime excessive plutôt que d'ignorer la fatalité de l'existence ? Christ ne sourait jamais. Ou seulement intérieurement. Christ était la haine dans l'existence : un vecteur des pulsions haineuses et contrôlables qui faisaient de lui un être amorphe et exsangue de volonté. Et c'était ainsi : il pensait qu'il ne servait à rien.
Seulement, là où Christ avait tort, les autres connaissaient la vérité. Si nous sommes tous voués à la mortelle damnation de la Faucheuse, nous avons un but à accomplir : se procurer autant de plaisir que possible durant cette vie-ci, jusqu'à la prochaine, et ainsi de suite. Lui ignorait que le plaisir était le but premier de la vie. Conséquemment, il passait son temps à déprimé et à rire dans son monde intérieur qui n'existait qu'en son encéphale, plutôt que trouver les plaisirs de la vie et à déprimé dans son confort intérieur. Car la vie était ainsi : on gardait notre mal, et projetait notre bien. C'était là l'ordre de l'existence sociale en sein des Autres : projeter le bien, garder le mal.
03:04 Publié dans Ombres & Lumières, Nouvelles à lire... | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : christ et l'existence sociale
Stase
Stase. Quel terme magnifique, ce "Stase". En médecine, on définit la stase comme l'état de stagnation du sang. La stase, c'est l'état du non-mouvement. L'état de repos d'une force brute immobile. L'état selon laquelle rien ne bouge.
Le principe de la stase est contraire au principe général selon lequel "Ce qui n'avance pas recule". Car en état de stase, rien n'avance, et pourtant, rien ne recule. La stase, c'est le contraire des principes universels. La stase est le principe de la perfection : rien ne peut se déplacer en stase. Et pourtant, dans l'univers tout entier, l'état de repos et particulièrement rare et aussi rarement recherché. On ne trouve l'état de stase pas même ne physique - physique quantique - et les sciences de la vie n'y s'y prêtent en rien. En outre, les mathématiques n'y aident pas : on recherche le mouvement, et pas la stase. La stase, c'est l'immobilité, l'inertie. Le fait que rien ne puisse se déplacer, ni émettre le moindre mouvement.
On peut imaginer la stase comme un objet emprisonné dans une bulle temporelle où le temps s'est arrêté, et lui avec. Il ne peut plus bouger ; de la sorte, c'est comme s'il n'existait pas dans la dimension temporelle : il ne serait que de l'espace dans les dimensions de l'espace sans qu'il puisse être influencé. L'état de stase n'a jamais existé dans l'histoire de l'humanité. Les êtres humains ont toujours évolués et l'évolution continue encore de nos jours. Une unité consciente ne peux être en stase : elle ne cesse de changer continuellement en cours de son existence.
La vie elle-même n'est pas une stase, elle est modifiée en cours de l'existence de celui qui prétend à la vie, et se termine. Hors, dans la stase, le mouvement n'existe pas, donc la mort ne peut exister. Une entité vivante ne peut donc pas être en stase, étant donné que l'on définit le vivant comme pouvant accéder à l'état de mort. Ainsi, la stase ne s'applique pas au royaume du vivant. Pouvons-nous en conclure que la stase est l'état suprême de la mort ? La mort serait donc la stase.
Les religions contredisent cet état de fait, et les sciences occultes aussi. Après tout, que faisons-nous des fantômes dans cette histoire ? Eux ne sont pas en stase. La mort, ce n'est pas entré en état de stase.
La stase est inexistante. Même les pierres ne sont pas en état de stase : et l'érosion ? La stase, c'est le sublime dans l'inexistence : le pouvoir absolu d'être hors temps et d'influencer le monde extérieur sans pouvoir être influencé nous-même. La stase est le pouvoir divin. Dieu est en stase ; depuis la nuit des temps, Dieu veillerait sur notre univers. Il ne serait pas en mouvement et ne ferait absolument rien. Il serait donc dans un état de contemplation réfléchit et continue, sans pouvoir être lui-même influencé par sa propre entité. Il contemple, c'est tout. Et observe et réfléchit. Mais Dieu reste Dieu, et ne peut point changer.
La Stase, c'est Dieu dans l'inexistence.
02:39 Publié dans Spécificités de langue, abusement de signification | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : stase, dieu
28.06.2008
Apocalypse
Le sang qui coulait dans mes veines semblait se sublimer sous l’effet de la température corporelle. Certes, c’était beau, la sublimation, mais sentir de l’acide sulfurique à la place de notre si rouge fluide vital était bien plus que déconcertant : cela me procurait un effroi absolu. Je courais. Le plus simplement du monde, je courais – si c’était sans compter les centaines de muscles stimulés pour la course. Le long d’une route parsemée de pierres au fin fond d’une forêt. Les piaillements d’oiseaux étaient inexistants, le ciel était noir, et malgré l’absence de soleil, je voyais autour de moi les gargantuesques titans végétaux qui, menaçants, semblaient prêt à me fondre dessus. Alors je fuyais ces arbres, fuyait cette forêt, cette absence de lumière, mais surtout, je fuyais le passé.
Car ce monde n’était plus un monde : « enfer » était l’adéquat terme qui le qualifierait.
La crainte encrée en moi comme l’était la solitude, ma course folle à travers l’inconnu ne parvenait point à rayer de mon esprit l’horrible et détestable vérité qui ne cessait de susurrer à mon ouïe que l’Apocalypse était présente. En effet : le ciel était obscur, mes semblables humains se détruisaient, le royaume végétal laissait naître dans ses rangs des êtres difformes et gigantesques, noir d’écorce et sang de sève.
C’était les arbres de l’Apocalypse. Les prophètes de la fin. Plus terribles encore que le terrifiant Mothman.
Nous devons tous mourir un jour. Mais nous ne quittons ce monde que dans une certitude dont son existence nous parvient dès la conscience de notre vanité : notre mort s’exécutera dans la solitude.
Cette règle a changé. Et, cette fois, c’est l’ensemble de notre espèce qui s’éteindra à la vie.
Le mot « Apocalypse » trône encore, victorieux, sur mes lèvres tremblantes.
Ceci est notre vérité.
L’Apocalypse est notre présent.
03:44 Publié dans Ombres & Lumières, Nouvelles à lire... | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : apocalypse
22.06.2008
Intarissable
Il paraîtrait que tout individu est intarrisable sur une discussion à propos de ce qu'il aime. J'avoue que cela est vrai. Sans doute suis-je quelqu'un de prolixe à mes heures, tantôt bavard et jovial, tantôt silencieux et prêt à assassiner d'un regard de haine et d'envie la moindre créature prétendant à conscience me frustrant. Que cela déplaise ou non, je ne suis pas sûr que je me connais moi-même. Il y a peu, je me suis surpris à rire d'un humour noir et fort cynique à propos d'un fait divers des plus atroces. Pauvre de moi. Mais après tout, qu'est-ce qu'on s'en fout du malheur des autres, tant qu'il n'influe pas sur nous et qu'on est incapable d'éprouver la moindre once de culpabilité et de compassion.
Amélie Nothomb, je t'aime.
Quelle oeuvre frustrante, ce "Cosmétique de l'ennemi". Ce enfoiré de vicelard d'"ennemi" m'a rappelé nombre de mauvais souvenirs. Car il correspond tout à fait à Lui. D'ailleurs, je ne l'ai guère entendu depuis la dernière fois, notée dans une note peu récente. Lui serait-il parti ? Non, il sommeil en moi, c'est un monstre hivernal et cruel qui attend son heure. Un jour, il sortira et me racontera la vérité à mon propos. Ce jour là, je l'intoxiquerais en me regardant Evil Dead 2 et 3, gniark gniark gniark.
Rire, c'est écologique.
P.S.: Faudrait mieux arrêter de respirer, y a plein de pollution dans l'air. ,)
10:25 Publié dans Psychotropie | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : amélie nothomb, cosmétique de l'ennemi
Erosion
Elle glisse et tombe, l’érosion des sens. La tectonique de mes sentiments, les souffrances, la démence, les folies et l’indécence me hantent ; vieux fantômes familiers, vieux espoirs perdus, colombes acides aux couleurs ternes… Que dire, que penser ? Il n’y a plus rien à prendre, plus rien à gagner, la défaite est notre dû, l’espoir : disparu. Elle se n’aime plus, ne pleure plus, envie les autres, perds ses pensées parsemées des pires. Ainsi demeure la triste vie, la dépression fulgurante et massive, les minéraux de son âme fusionnent en éclats originels, restent les instincts idéels et la volonté bestiale. Elle ne se sent plus de notre monde. Elle change, et ses visions de craintes et d’horreur font place à l’absurdité, désordre des lois et à l’inlassable, intarissable Secret…
10:10 Publié dans Prose Poétique | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : érosion, secret
20.06.2008
Apologie des ombres
11:57 Publié dans Prose Poétique | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note
10.06.2008
9 secondes (Par Marie)
Par Marie
9 secondes
Dans un souffle toujours plus chaud et menaçant, Alceste s'approchait de moi, les pointes de ses dents luisant dans la nuit. Je respirais plus fort, encore plus fort. Mais... Mais j'aimais ça.
Le plaisir était mien.
Oh, bien sur je ne le faisais pas ressentir, ça ne serait plus divertissant.
Je respirais.
Ma poitrine se soulevait au fur et à mesure.
Il était là, sa bouche à quelques millimètres de mon cou.
Je gémissais.
Un râle, un long râle qui se prolongeait dans la nuit et puis... Je me suis souvenu.
Je n'ai jamais souhaitée mourir, soyons d'accord. J'aime juste profondément le danger. Jouer avec le feu, vous savez ? Et, il se trouve qu'Alceste représente... Oui, il représente la forme de danger que je désirais : cruel, immonde, horrible, d'une beauté extravagante. J'ai jouée, jouée un rôle avec lui jusqu'au bout. La jeune fille innocente, pure, ingénue, sotte et niaise. Mais en réalité, j'ai juste aimée, oui, éprouver un énorme plaisir. Je me suis servie de lui à mes fins.
Intéressante expérience. Léthargie sentimentale.
C'était ce matin, je visitais alors une exposition d'art basée sur le thème des Vampires. Pourquoi étais-je là ? Vous le devinez très bien.
Et lui était là.
Affreusement beau. S'en était presque pathétique.
Grand, squelettique, le teint livide et des cernes violettes ; des lèvres charnues, un long cou. Il portait un grand manteau noir, et un pantalon rouge moulant un peu déchiré. De longues chaussures vernies, noires. L’élégance était sienne.
Je me suis donc approchée de lui ; il n'avait même pas daigné me regarder. Il avait juste froncé les sourcils, comme si le fait que j'ose marcher sur le même… Territoire que lui ne le dérange. Le tableau que l'on observait tous deux représentait une femme, complètement nue. Elle arborait une longue crinière rousse et flamboyante cascadant de parts et d’autres de sa nuque et ses seins. Elle était allongée sur l'herbe, incandescente.
Magnificence artistique.
Le peintre était un Maître.
Un homme se tenait debout, et la regardait d'un air satisfait. Comme un Roi à un sujet. C'était renversant.
Je m'étais permise un commentaire, un gentil et simple commentaire sur ce tableau. Il avait tourné la tête lentement, très lentement vers moi. Son regard affichait clairement de la haine.
Cela m'avait plu.
Et il n'avait pas répondu, il m'avait juste toisé, de haut en bas. J'avais frissonné puis avais repris. J'ai décris le tableau, j'ai décris ce que j'en ressentais. Il n'en pouvait plus, ça se voyait.
Je racontais n'importe quoi mais c'était le seul moyen de gagner son attention.
"Le roux de ses cheveux s'accordent avec la peau pâle de l'homme. Il semble satisfait qu'elle soit morte, si elle l'est bien sûr. Ou satisfait de lui faire du mal, la faire souffrir. Oui, satisfait, c'est le mot. Et puis elle... Son expression, prospère et calme. C'est apaisant de la regarder. Elle souffre, on se doute bien qu'elle souffre mais son visage reste calme, et lorsqu'on la regarde on ne peut pas lire ses émotions, elle se cache derrière ce voile de prospérité. C'est étonnant, l'artiste a réussi à laisser couler le mystère dans nos veines."
Au fur et à mesure que je parlais, ses traits s’étaient adoucis. Il s'était calmé, et a susurré un "Chut".
Sa voix était mélodieuse, elle résonnait dans mes oreilles comme une musique qui transportait tout à chacun.
Hallucinant.
Et j'avais gagnée, il m'avait remarqué.
Sans un mot nous nous étions rendus à son domicile, tout simplement. Nous deux avions compris ce que l'un attendait de l'autre...
Sauf que je jouais. Se croyant le prédateur le plus génial, il était juste un pion de mon propre échiquier du plaisir.
Oh, et il était cruel, je me dois le préciser.
Il n'a cessé de me montrer qu'il était le meilleur, le plus fort et le plus beau. Un dieu, en quelque sorte. Sa demeure était un immense manoir, sombre comme il le fallait. Splendide. Les pièces étaient gigantesques ; de splendides tableaux décoraient les murs.
Nous avons un peu parlé, de littérature et d'art, de musique classique et des peintures. Ensuite il m'a posé pléthore de questions sur moi, ma vie, ma fade et sans saveur vie humaine. Etrangement, il semblait réellement captivé aux propos si peu intéressant que je débitais. Cela commençait à m'ennuyer.
Le jeu a donc commencé.
Tout d'abord il m'avait crié que j'allais mourir. J'avais fait mine d'être horrifiée.
J'avais couru, couru dans tout les sens.
C'était bon.
Il riait tellement fort, son rire résonnait tandis que peu à peu je m'essoufflais. Il avait vite fait de me rattraper. Alors je commençais à gémir, à implorer sa pitié, et mon coeur semblait vouloir exploser de plaisir.
Je frissonnais.
Ne sentant plus mes jambes, je me réfugiais dans une petite pièce, et me cachais dans l'ombre. L'horreur et la jouissance semblaient fusionnelles, ne faisant qu'un.
Sentiment puissant qui me renversais.
Je distinguais un lit, et une fenêtre, une immense fenêtre. Je regardais la lune et les étoiles, la nuit, si belle nuit.
J'entendais les pas qui se rapprochaient. Il arrivait d'une démarche gracieuse et assurée. Il riait doucement. Enfin, il entrait et chuchotait tout bas "La voilà..."
Je reculais, en tremblant.
Simplement, je tremblais de plaisir, mais lui pensait que j'étais affolée.
Il me jetait sur le lit d'une force incroyable.
Il se tenait au dessus de moi, sa main glissant dans mon cou et ses ongles me lacérant la peau.
"Ah..."
Ce gémissement m'avait échappé, mais il ne semblait pas déplaire à Alceste. Il plongeait ses yeux rouges vif dans les miens et déposa un tendre baiser sur mes lèvres.
Surprise, je tentais de me débattre pour pimenter la chose.
Il grogna et me griffa les bras je lui donnais de violents coup de pieds.
Il s’allongea sur mon corps frêle. Là, je ne pu rien faire, je fus prise au piège.
Un râle émana de sa george.
Il approcha ses lèvres de mon cou et ses dents s'enfoncèrent dans une douleur lancinante.
Et c’est à cet instant que je vécu ma mort comme le plus sensuel et vivant des instants de ma triste vie.
13:11 Publié dans Ombres & Lumières, Nouvelles à lire... | Lien permanent | Commentaires (1) | Envoyer cette note
09.06.2008
Vampirique.
Entailles-moi les veines, mes artères pulpeuses de sang, muqueuses acides au fond de ma gorge et souffle fétide, rauque, glauque, désinvolte. Endors mes pensées, bois ma santé comme le vampire psychique, maudit, dévorant le pire et agonisant de rire. Il est là, sommeillant, somnambule, marchant dans les airs comme la Mort près de chez toi, ses lèvres acides se posant sur les tiennes, sa voix métallique se prononçant, et le silence, soumis, se brise en éclats de larmes. Il existe, il a toujours existé, dans nos légendes, buveur assoiffé, chasseur martyr en quête de licornes immaculées, il attend, rouge regard, le sang, noir de haine et de délice. L’obtenant, mettant fin à toute vie, c’est la fin du supplice.
Il.
16:12 Publié dans Prose Poétique | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note
08.06.2008
A devenir fou... Crédulité Luminescente
Qu'ils tombent tous, fils de chacals, ombres désinvoltes et révolutionnaires de salon. Que la trombe mortelle de la damnation les emporte dans les limbes !
Je les brûlerais tous, jusqu'à la dernière plume. Je leur arracherais les ailes de mes dents souillées par le sang des riches et de mes mains noirs de ma haine qui me consume, jour après jour, seconde après seconde. Qu'ils viennent à moi, le Pouvoir, la Liberté et le Droit de clamer la prétention que j'ai.
Car oui, je vis ! Je suis en vie, dans un monde où les peuples prient le Divin comme s'ils ne croyaient en rien, où la guere fait rage dans nos tête, et les révolutions planent au dessus de nos âmes comme l'épée de Damoclès.
Qu'ils brûlent tous, sur l'autodafé de la gloire. Le majestueux et magnifique Amour ne les délivrera pas de notre sanglant espoir de vivre l'Utopie dont nous rêvons, tous, pauvres déchets sans conscience.
Que tout s'arrête. Demain ne sera pas autre. Les jours ne sont plus que des copies, d'une copie, d'une copie, d'une copie, d'une copie, d'une copie, d'un exemple bien trop vénéré, bien trop modelé, bien trop modifié. Le passé appartient au passé, que le futur soit notre et que le mal nous hante. Bientôt viendra la fin.
La fin des temps.
La fin de tout.
Et par la grâce de l'humilité dont je fais preuve, j'en ordonne aux Ténèbres de prendre la fausse lumière qui nous abrite, et remplace dans mon coeur la haine par l'apaisement."
09:02 Publié dans Prose Poétique | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : crédulité luminescente
07.06.2008
Frustration & Désir
Qu’est-ce que ça peut être chiant la vie. Mais c’est qu’elle t’en fait voir de toutes les couleurs des fois ! Tantôt elle te rend heureux, tantôt elle te rabaisse, m’enfin, c’est ainsi depuis le début de toutes existences…
Hier, donc, je réussis avec mes talents cachés de ninja à me connecter à nouveau sur msn. J’ajoute que j’avais au préalable discuté avec Miranda et qu’à précisément 8h34 pm elle m’a énoncé « Je reviens ».
4h30 plus tard elle n’était point présente.
Ce matin je reçois en différé un message envoyé à 01h03. Soit trois minutes après mon départ. Planète, je vais t’annihiler.
Et tout cela se reproduit encore, voila que je parviens encore à venir, et qu’elles (car oui, mes chères contacts étaient au nombre de deux) partent neuf minutes après.
Injustice et solitude.
J’ai l’impression d’écrire de la merde aussi. Si je pouvais écrire aussi bien que je tape vite, j’aurais déjà publié plusieurs best-sellers ! Au lieu de ça, je termine la relecture de mon premier roman, pour recommencer à le relire et m’apercevoir d’erreurs pour le moins stupides.
Comme disait Guérilla Poubelle : Je me hais quand j’écris de la merde.
Je ne suis pas du genre à me plaindre pour des futilités de manière générale. Mais mon Dieu, vivement que je me casse de cet île ! Je ne désires plus qu’une seule chose, partir et rejoindre Paris, rejoindre la Bretagne le jour même (ou le jour suivant, ça dépend de plusieurs facteurs en réalité) et me la couler douce auprès de gens que j’aime. Rah. Et dans ces cas là, je dis vive l’édition potentielle de ce que j’écris, vive la continuité territoriale, et vive les gens qui m’entourent pour m’aider à réaliser mon rêve.
Car pour ça, j’économiserais jusqu’au dernier franc CFP.
Je viens de penser au fait que depuis longtemps Lui ne s’est pas manifesté. Et tant mieux. Qu’il ferme sa gueule, je ne me porterais que mieux ensuite. Eh puis bon, je n’ai pas vu un seul film depuis un bon moment aussi. Ca me manque. Je voudrais pouvoir rester planter devant un bon Alien ou un The Thing… Mais au lieu de ça, étudier, écrire, et toutes ces conneries existentielles sensées me « diriger » vers la vie « professionnelle ». Assez de ces foutaises. Ma vie professionnelle est maintenant, c’est ce que j’écris. Je sais, je vois dans le futur, je me suis vu dans sa chambre, avec mon portable sur les genoux, à taper « Parfum Gothique ».
Peut-être que j’exagère en réalité. Mouais. Faut que j’arrête le café aussi. A demi-litre par jour, je vais finir par clamser.
Voici ce que je vis ces derniers temps…
Perd de sa fluidité
Le temps s’écoule, rigide et stoïque
Aucune élasticité
Tout ne devient plus que mécanique
Se change en parabole
Hymne vers l’infini, sans limite
Elle en devient folle
Mettons nous à l’attente de la suite
Miséricorde des sens
Adieu à cette mascarade illusoire
Dérision de la danse
Enfuyons-nous dans les méandres du Noir…
14:48 Publié dans Pour un voyage à l'ombre des lettres... | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note
03.06.2008
La devinette du Roi
Grande est la folie qui l’envahit quand d’un
Week-end éphémère se traduit la gargantuesque
Explosion éternelle d’un pauvre souverain
Natif de l’amour sincère et dantesque,
Non inconscient, pour elle, de son absence de dédain.
Gloire à la vie ! Festoyons, sortons
Whisky et compagnie afin de célébrer une
Eloge pour notre sœur féline et admirable,
Ne serait-ce point improbable que de dire
Non à tant de rêves sans modestie, noyés de rires ?
Géante envie qui me tient à présent, tel le
Western de ma vie, froid de sens et d’effroi,
Ecarte les soucis et déploie sans prétention tes ailes de
Noces funèbres noyant la Mort et favorisant le Soi
Nommé de ces lettres, cinq sens à remarquer, jusqu’à la fin du Roi.
Comme un refrain théâtral.
Ce ne sera pas plus mal...
13:52 Publié dans Lyrisme des saisons | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note
Mouais... Bof !
Mardi trois juin.
Un jour comme tant d’autres.
A quelques différences…
D’abord, un petit retour dans le passé.
Vendredi soir eut lieu comme prévu le concert de métal. Un bien beau spectacle je dois dire. Une parfaite petite soirée.
Mais je n’ai guère envie de m’attarder dessus.
Non, je voudrais surtout parler du fait que je dois rassembler la modique somme de 450 000 balles pour rejoindre la Frônce.
S’envolent les espoirs et perdure la mécanique du temps…
J’ai l’impression de devenir une machine. Un robot exsangue. Jour après jour se répètent les mêmes évènements, inlassablement.
Je voudrais pouvoir partir. En France. Les retrouver.
Petite anecdote du jour. J’ai vu Iron Man aujourd’hui. Que j’ai beaucoup aimé, mais que j’aurais mieux apprécier si je n’avais pas les inutiles et pathétiques commentaires du peuple stupide qui m’entourait. Je crois qu’il serait temps qu’ils apprennent à fermer leur gueule et à regarder le film sans dire une pitoyable bêtise toutes les deux minutes. Bon Dieu, la prochaine fois, je m’équipe d’un chiffon imbibé de chloroforme, et je vous endors tous !
J’ai du mal à côtoyer les inconnus. L’image de moi que je leur montre est celle d’un salaud narcissique et fier.
Au Diable le monde.
13:44 Publié dans Psychotropie | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : iron man
28.05.2008
Blaise
Maudit sois-tu, Temps.
Je vais survivre avec tout le travail que j’ai, et mes albums de Noir Désir.
Maudit sois-tu, Temps. Tu as fait s’écouler trop rapidement une journée comme celle-ci. Car ou, aujourd’hui, petite fondue au chocolat avec des gens que je ne hais point. (Vous noterez l’euphémisme référence). Eh puis bon, Dieu, la prochaine fois, je t’en prie, ne noie pas mes morceau de pommes et de bananes dans la fondue… Hum hum…
Enfin bref, un bon après-midi. Où l’imagination était omniprésente et où le JdR était sujet de discussion.
Tiens, en parlant de JdR, je projette d’organiser une murder-party après les examens. Histoire de s’amuser un peu. Enfin, ça dépend aussi si je trouve le moyen de partir en Bretagne. S’agit pas d’rater l’avion la première fois que je pourrais aussi.
Un truc qui va sûrement me frapper, c’est le regard du peuple de la zoreillie une fois que j’y serais, et lorsque je parlerais de mon bon caldôche de naissance. Parce que bon, soit c’est distingué, soit c’est local. Pas de médiumnité.
Bon, j’ai écrit ça à la va-vite, un air de Noir Désir dans la tête. Je ne sais pas trop ce que ça donne, d’autant plus que je ne l’ai absolument pas retravaillé. Je le dédie à Bracken, rien que pour me faire haïr. ,D (Moi aussi je t’aime ma grande.)
Elles sont comme les lettres
D’un cahier à la volée
Eh moi je n’en suis qu’un autre
Une page pas mieux que les autres
Elles se ressemblent et elles s’achèvent
Sont comme la coulée de la sève
Je n’en peux plus je suis à bout
Maintenant c’est fini je suis absous.
Elles volent légère les hirondelles
Loin de la pagaille de nos cervelles
Effleure-moi encore une fois
Lancinant et purs, tes doigts
Sont comme la braise
Sur du coton à ma joue
Je m’appelle Blaise et je suis fou
Je ne veux plus de cette absence
De ce manque de ces violences ;
Alors prends-moi encore une fois
Par les hanches ou par la main
Dansons encore une dernière fois
Avant que ton souvenir
S’efface
S’efface de nos pensées
Coquilles vides
Coquillages de mer
Goût amer dans ma bouche
Ou sur mes lèvres le manque
De te croiser de te voir
Mon voile noire
Masquant les Cieux
De tout ça ne règne
Que les Adieux
On en est bien malheureux
Par-dessus la ville
Et la folie de ces îles
Je t’emmènerai au dessus des vents
Parler à Dieu comme d’antan
Alors viens accorde-moi ta main
Sous une arche nous marierons
Nos croyances à notre sang
Morbide et blanche sera l’alliance
Notre symbole de l’espérance
Et puis enfin on sourira
A la mort comme à une amie
Elle viendra sonner trois gonds
Et en silence… nous dormirons…
14:28 Publié dans Lyrisme des saisons | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : blaise
27.05.2008
Extrait Divine Comédie (Dante)
La fatigue est mon dû pour m’être couché à trois heures du matin. Cinq heures de sommeil, ce n’est pas cher payé pour de longues heures de discussions en inepties de toutes sortes avec Miranda.
Les révisions continuent et à chaque jour qui passe, la terminaison de mon livre, le bac, et les rencontres tant attendues se rapprochent.
Je vais annihiler la planète. Je n’ai plus de piles, ni de chocolat.
Avouons que cela n’est pas nécessaire à ma survie…
« Quand j'étais au milieu du cours de notre vie
je me vis entouré d'une sombre forêt
après avoir perdu le chemin le plus droit.
Ah ! qu'elle est difficile à peindre avec des mots,
cette forêt sauvage, impénétrable et drue
dont le seul souvenir renouvelle ma peur !
À peine si la mort me semble plus amère.
Mais, pour traiter du bien qui m'y fut découvert,
il me faut raconter les choses que j'ai vues.
Je ne sais plus comment je m'y suis engagé,
car j'étais engourdi par un pesant sommeil,
lorsque je m'écartai du sentier véritable. »
Dante. Divine Comédie, L’enfer : extrait du Chant 1.
Vivre est mensonge. Survivre est notre réalité.
05:18 Publié dans L'art d'exercer l'art comme un fantôme | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : divine comédie, dante
26.05.2008
En attendant la suite...
Note brouillon. Alors pourquoi l’écrire ? J’en sais rien.
J’ai du mal à écrire en ce moment d’ailleurs. Frustrant. Surtout que j’ai enfin le temps de prendre quelques heures tous les jours pour terminer mon livre. Il le faut, si je veux atteindre la Bretagne et voir Miranda. Bon Dieu vivement Décembre…
Les révisions fusent et le concert approche. En attendant, j’ai retrouvé un petit quelque chose parmi feuilles et classeurs.
« Il y avait ces pluies diluviennes
Par delà mes persiennes,
Un souffle glacé venait
De tes lèvres ensorcelées ;
Ma nuque criait au vent :
« Nous sommes seuls, à présent ».
Il fut un temps où notre amour
Brisait le silence qui nous hantait chaque jour ;
D’un regard perçant
Sombrait l’instant,
Noyant le présent,
Jusqu’à ce qu’on redoute
Le silence amer,
L’habitude nécessaire,
De ce que l’on craint,
De tout ce qui se crie,
De tout ce qui a une fin. »
08:58 Publié dans Lyrisme des saisons | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note
24.05.2008
Bonheur déjeuner
Je suis revenu vers midi de la soirée. Huit potes. Boissons. Pizza. Musique. Que du bonheur. Et on a rit, effacé nos soucis, encore et encore, au fond d’un verre ou dans une part de pizza. Puis on a joué aussi, au 15, pas évident pour tout le monde, le 15. Mais bon, bien de l’amusement en tout cas. Et c’est lors de cette soirée que deux phrases ont atteints le statut de « culte » dans notre cercle. La première étant : « J’t’encule c’est plus sportif » (pardonnez la familiarité de ce langage) et la deuxième, pire : « J’te prend, j’te baise, j’te retourne et j’t’encule » (veuillez, encore une fois, pardonnez la familiarité présente, nous allons nous assurer que le propriétaire de cette phrase recevra une sentence de cinq coups de fouets).
Quoi de mieux qu’un petit déjeuner entre amis, près d’une piscine, et du café qui coule à flots ? Parfait. C’a le don de vous donner une humeur joviale et à aimer plus que d’ordinaire.
Surtout avec deux grosses tasses de cafés, des saos, et des conneries à dire.
A part ça, les vacances commencent. Ce qui est signe d’une petite période de révisions régulières histoire de monter un peu le niveau et de montrer que l’on peut trouver la motivation lorsqu’on nous laisse tranquille.
Lui a recommencé à me parler. Deux fois dans la même journée. Et, de plus, je crois que Lui est celui qui me dicte quoi écrire, et que nombre de phrases rédigées sous ma main sont de Lui, au lieu de moi. Surtout la phrase « J’appréhende vraiment l’instant où je pourrais enfin quitter ce monde. » Sachez que je ne prête aucune attention au suicide, que je suis contre ça (enfin, sauf dans Sunshine) et que même si je suis curieux de connaître l’autre côté, il serait stupide de s’y laisser aller.
Autre chose de troublant que j’ai retrouvé tout à l’heure en fouillant de vieux documents, trouvant de vieilles histoires, des bribes d’écritures, de poésie, ou d’histoires… J’ai trouvé la phrase : « Je hais l’humanité, ce qui me rend plus altruiste. » Or, je ne comprends pas cette phrase, je ne sais pas dans quelles conditions je l’ai écrite, ni quelles étaient les circonstances. C’est assez étrange, je crois que Lui essaye de me dire quelque chose, mais je suis comme dans une sphère noire à la recherche d’un brin de lumière.
Entre la Haine et l’Amour, il y a plutôt un gouffre.
08:18 Publié dans Ambiance Entracte | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note
21.05.2008
Sans projets, pas d'ambition.
Il faut dire que prendre en décision le prochain projet littéraire à monter, ce n’est pas quelque chose de léger ! J’ai ainsi donc décidé de me mettre, enfin, à réfléchir sérieusement à l’écriture de la pièce de théâtre que je projette de faire depuis… Bien longtemps déjà. Quant au sujet… Ah ah ! Ca, c’est ce dont nous discuterons, elle et moi. Oui, car j’ai récemment fait la connaissance d’une charmante parisienne passionnée de théâtre. Je crois que ce fut l’élément déclencheur de ma motivation pour l’écrire. D’ailleurs, je l’appellerais Mademoiselle R.
Un jour.
Donc, Mademoiselle R. et moi-même, à l’écriture d’un projet ambitieux et imaginatif… Pas mal. Voyons voir ce que ça donne…
Parlons un peu d’elle. Je crois que cette rencontre virtuelle fut une excellente chose. Le courant passe bien, et on multiplie les inepties… Ca, c’est parfait. Je suis certain que de grandes choses pourront se faire. Ensemble.
15:02 Publié dans Ambiance Entracte | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note
18.05.2008
Dans la lumière ou les ténèbres... L'art subsitera toujours...
Ce monde me saoule. Les gens me saoulent. Même les ceux que je vois tous les jours me saoulent. Et vous savez ce qu’il faut faire dans ce genre de cas ? On accepte sa réalité, on accepte ce monde, on accepte les aléas de la vie comme des fatalités exposées par le Gothisme. On accepte toutes ces putains de choses, et, finalement, ça rend la vie plus agréable (quand l’acceptation est notre dû.)
Récemment, il m’ait été donné de voir le remake d’Hitcher. Remake fort bien mené, d’ailleurs ; il s’agit du second remake que je trouve excellent. On ne nous a pas servis un truc à la sauce Les oiseaux, dont le remaniement du film ais-je trouvé était… Beaucoup, beaucoup moins bien que l’original. Mais Hitcher, lui, a réussi à trouver un descendant noble. Les acteurs jouent bien, le scénario est prenant, et l’action bel et bien présente tout du long. Nous n’avons pas droit à des conneries de films d’horreurs avec des gens qui arrivent à en sauver d’autres à la toute fin, alors que ceux-ci étaient destinés à crever. La fin non-blackout bien lourde... Cette fin-ci reste correcte, réaliste et, à mon goût, crédible.
Tiens, parlons-en de la crédibilité. S’il y en a bien un qui en est totalement dénué, c’est bien Jumper ! Le cinéma est tombé bien bas pour voir sortir dans ses salles une bouse pareille. Un navet marqué 2008. Il ne mérite même pas que j’en fasse une critique tiens.
Je parlerais plutôt du film dont Dieu* tarissait d’éloges à son propos. Sunshine. Mouais. Double-clique sur le fichier vidéo. Une heure quarante plus tard je clique sur la petite croix blanche en haut à droite du lecteur. Waw. Je ne pensais pas dire ça un jour, mais je crois que c’est la première fois qu’un film me plaît autant que Evil Dead II (mon film référence). J’en suis même jaloux tiens, dire qu’il y a des gens pour écrire des scénarios comme ça. A mon goût, ce film frôle une perfection bien rare et très recherchée. Pourquoi n’y en a-t-il pas plus ? Plutôt que de tourner des navets, on devrait laisser Danny Boyle (Sunshine, 28 jours plus tard) aux commandes nous servir d’autres merveilles de ce genre. J’espère fort qu’un jour viendra où je serais capable d’écrire des scénarios comme tels…
Quelque chose qui m’a énormément plu dans Sunshine est sans doute la morale fort gothique : Nous ne sommes que des poussières d’étoiles, nous allons tous mourir un jour, tout est vain, tout ce que nous accomplissons ou désirons accomplir. Vanité, vanité, tout est vanité. D’autant plus qu’au moins, dans ce film, ils ne font pas comme d’autres à mettre en balance la vie de quelques hommes et celles de l’humanité. On emmerde les gens, et on sauve le monde, c’est tout. Que ces cons aillent au Diable, tant pis pour eux, chacun sa merde, qu’ils agissent pour le bien de tous et qu’ils sauvent l’humanité. Qu’est-ce qu’on s’en fout que trois gars quittent ce monde, si c’est pour en sauver six milliards de plus. Et puis bon, ils seront un peu comme des héros dans la mémoire des gens.
Car il ne restera que ça de notre vie. Des souvenirs. On ne mourra véritablement une fois que toute trace de notre existence aura disparu. Autrement, nous continuerons à vivre dans la mémoire des gens, par leurs souvenirs et la grâce de leurs prières.
Pour un peu qu’ils se mettent à prier, pauvres âmes damnées.
Bon, ma connexion adsl fonctionne fort mal. Pas de discussion avec la métropole ce soir. Malheur. Frustration. Je l’attendais avec impatience moi ce soir… Faut dire que si je passais moins de samedi soir à voir des films, il serait probable que je n’aurais pas été dans cette situation. Je vais aller ruminer dans mes écrits tiens.
* : Seuls quelques personnes comprendront. ,)
08:13 Publié dans Rise of the Geek | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : sunshine, jumper, evil dead ii, danny boyle
16.05.2008
Prospérité dérisoire et concert en attente.
Deux grandes nouvelles. La première est qu’un ami professeur en lycée professionnel m’a obtenue un rendez-vous avec une inspectrice littéraire. Rendez-vous qui devrait avoir lieu dans trois semaines ou plus. Rendez-vous qui devrait aussi me permettre un aiguillage vers l’édition de mon roman… Grandiose. Mais à bonheur de chance, contrecoup souffrance : si je veux finaliser mon livre avant ledit rendez-vous, je dois travailler approximativement six pages par jour, tous les jours pendant trois semaines. Wah. Quantité colossale de travail mais… Pas impossible.
Deuxième nouvelle : Nous ne sommes plus qu’à quatorze jour du concert de O.d.D. (à qui j’envoie tous mes encouragements) et de Trias. Concert que je partagerais, je l’espère, avec de très bons ami(e)s (Clo ? Keanjyto ? Sophie ? Christ ? …). Yahoo, depuis le temps que j’attendais cet évènement…
Ensuite, petite balade nocturne, à la recherche d’un endroit où profiter de la brise glacée. Ou bien nous prendrons la route (à pied naturellement) pour rentrer.
Vivement, vivement.
Je précise que mes deux meilleurs compagnons partiront en voyage en Australie la veille du concert…. Ah, que de jours sans eux passés…
« Les êtres humains sont intéressant. Dans un monde peuplé de merveilles, ils ont réussis à créer l’ennui. » La Mort. ( "Les Contes du Disque-Monde" (téléfilms adaptés des romans de Terry Pratchett))
14:03 Publié dans Ambiance Entracte | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : o.d.d., trias, terry pratchett


